En coulisses avec Virginie Bellavoir

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Depuis qu’elle a créé sa propre structure VB en Backstage, Virginie Bellavoir n’a cessé de nous inviter à découvrir de nombreux projets issus de genres très différents : du rock à la pop en passant par l’électro, elle est parvenue à constituer un véritable vivier de talents, de groupes et artistes dont les mondes et cultures ont un sens, un but pour lesquels elle n’hésite pas à se donner corps et âme afin de les accompagner tout au long de leurs chemins. Cette cohésion artistique et humaine est le coeur du travail de Virginie ; raison pour laquelle nous avons voulu la laisser s’exprimer librement en répondant à nos questions. Coup de projecteur sur une personnalité attachante, confiante et attentionnée.

crédit : Yann Buisson

PUNKTUM : Bonjour Virginie et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! First things first et avant d’apprendre à mieux te connaître, parlons boulot : peux-tu nous présenter les projets dont tu t’occupes actuellement ?

C’est avec grand plaisir que je vais répondre à vos questions et ce, même si habituellement, ce sont plutôt les artistes pour lesquels je travaille qui y répondent ! (sourire)

Alors actuellement, du plus ancien au plus récent, j’assure la promotion digitale des projets suivants :

Le second EP Surrender d’ALEXANDR (post brit pop) sorti en octobre 2019 et dont le clip du deuxième single « Neon » vient tout juste de sortir (le 13 mars dernier). Un groupe talentueux dont la pop allie avec talent les influences de la scène mancunienne des années 90 et les sonorités actuelles.


Le premier album Beauty Dies de SEYES (pop électro) sorti en janvier 2020. Derrière SEYES se cache un très beau projet et un duo féminin issu de Wax Tailor, composé de Charlotte Savary  et de Marine Thibault.


Le troisième album Toxic de Jewly (rock), dont la sortie est prévue le 24 avril prochain. Le clip du premier single « Ready To » vient également tout juste de sortir (le 16 mars dernier). Un rock énergique associé à une voix puissante, féline. Un projet taillé pour la scène !

Et d’ici peu, je vais lancer la promotion du premier album F.A. CULT de Hermetic Delight dont la sortie est prévue le 22 mai prochain. Un projet rock indé original qui, j’espère, vous plaira.

Qu’est-ce qui t’a motivée à te lancer dans les relations presse avec VB en Backstage ?

Avant toute chose, je dirais le goût du relationnel.  D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours bénéficié d’une aisance à communiquer, échanger et surtout, j’ai toujours aimé ça. On me qualifie souvent de « personne très sociable ». D’ailleurs, si je suis invitée à une soirée où je connais peu de gens, je la quitte en ayant discuté avec à peu près tout le monde ! Il faut dire que je suis une pipelette et que je ris facilement ! (rires)

Ensuite, cela s’est fait au gré des rencontres, des opportunités qui se sont présentées à moi.

Enfin, la musique a toujours tenu une place importante dans ma vie.  Mon premier concert était celui de Daho à Nantes en 89 dans le cadre du Martien Tour. J’avais 15 ans et j’y étais allée avec une amie et sa tante. Je nous revoie encore dans la 4L de la tante. J’étais aux anges !

Pourquoi « VB en Backstage », d’ailleurs ? Pourquoi pas en Frontstage ? Timide ?

Timide, pas vraiment. C’est surtout que je n’aime pas spécialement être dans la lumière. Je préfère de loin rester en coulisses, dans l’ombre et mettre en avant les projets que je défends. Le terme « backstage » m’a donc paru faire sens. Et puis, c’est un mot connu et très souvent employé dans la musique et, plus généralement, dans la culture.

Dans tes choix d’artistes, tu accordes énormément de place à des groupes qui font de plus en plus parler d’eux. Souvent grâce à toi ! Quelle est la base primordiale d’une relation solide entre les musiciens et les attachés de presse ?

Rohhh, je vais rougir ! Et avec un teint de peau aussi clair que le mien, ça va se voir tout de suite ! (rires) Pour ma part, ce qui prime, c’est la relation de confiance. En effet, nous devons nous faire mutuellement confiance.

Ensuite, je dirais la communication. C’est ainsi qu’il est possible de faire rayonner les projets.

Et enfin, l’humour. Il  est important (vital ?) de rire ensemble. La promotion est un métier difficile, chronophage. Rire permet de décompresser un peu. Et de générer une certaine complicité. Ce qui ne gâche rien.

Tu sembles être totalement dévouée, tant professionnellement qu’amicalement, avec tous tes interlocuteurs, qu’il s’agisse justement des projets que tu défends ou des contacts que tu peux avoir avec la presse spécialisée. L’exercice est-il compliqué et, selon toi, qu’exige-t-il de la part de chacun pour fonctionner de la meilleure manière possible ?

Si l’exercice peut paraître compliqué pour certains, il est inné pour moi. En effet, j’ai toujours été investie à 300% dans chaque projet, relation. Certains de mes proches me disent souvent qu’il me faudrait parfois prendre de la distance. Ils ont certainement raison, mais je ne sais pas faire. Et puis, je suis têtue ! (rires)

À mon sens, il faut respecter chacun, avec son fonctionnement, ses qualités et ses défauts.

Tu t’occupes aussi bien d’artistes rock que plus pop, ou mélangeant les genres. Quels sont les styles que tu écoutes ? Es-tu venue au métier d’attachée de presse uniquement par le biais de la musique ?

J’écoute principalement du rock, au sens large, allant de la pop au post-punk. En live, c’est ce qui me fait le plus vibrer. Mais j’écoute également du folk (j’ai tous les albums de Tracy Chapman, par exemple). Et vous me croirez ou non mais, dans mes jeunes années, j’ai également écouté beaucoup d’électro (Laurent Garnier, Carl Cox…) et de trip-hop. J’écoute d’ailleurs toujours Massive Attack, Portishead ou Morcheeba.

Mais mon rêve ultime aurait été de vivre la grande époque du trio infernal formé par Lou Reed, Bowie et Iggy Pop. Je suis une grande fan de Lou Reed, et depuis longtemps.

Tu parcours les salles en quête de concerts en tous genres, d’après ce que l’on peut voir en consultant tes réseaux sociaux. Est-ce devenu une nécessité, pour toi ?

En effet, le live est assez vital pour moi. J’aime l’ambiance des salles de concert (et les bières coupées à l’eau ! (rires)) mais surtout, j’aime l’interaction qu’elles permettent d’avoir avec les artistes et les émotions que cela engendre chez moi. J’ai d’ailleurs une préférence pour les petites et moyennes salles dans lesquelles le partage avec les artistes est plus palpable, tangible.

Tu es originaire de Nantes mais tu vis à Paris. Selon toi, y a-t-il une différence entre les deux scènes musicales, et si oui, laquelle ?

Lorsque je vivais encore à Nantes (il y a près de vingt ans), il y avait moins de live. Hors, aujourd’hui, j’ai l’impression qu’il y a plus de propositions (dans la musique mais également dans tous les domaines culturels). Les Nantais ne sont plus obligés de monter à Paris pour assister à tel ou tel concert. En même temps, « venir à la capitale » (comme nous disions à l’époque) faisait partie du délire. C’était fun !

Depuis que tu as lancé VB en Backstage, y a-t-il un souvenir particulier qui t’a le plus marquée, une rencontre, un concert, une collaboration ? Peux-tu nous en parler ?

Ayant créé VB en Backstage en 2015, j’ai en effet vécu bon nombre d’expériences depuis. L’une de celles qui m’a marquée est le Mondial du Tatouage édition 2015, justement. J’étais mandatée par la brasserie Bavaria pour assurer les RP liées au partenariat de la marque 8.6 avec le Mondial (Il faut savoir que j’ai travaillé dans l’agence de com’ de Bavaria pendant près de cinq ans avant cela et que j’avais initié ce partenariat avant de quitter l’agence). Nous avions eu l’idée de faire customiser des canettes de 8.6 « vierges » par les principaux tatoueurs français présents sur la convention pour ensuite les présenter aux journalistes lors de l’event dédié, le dernier soir du Mondial. Je me revois encore courir les allées de la grande halle de la Villette avec des totebags remplis de canettes de 8.6 et je me souviens des échanges avec les tatoueurs et des réactions des journalistes lorsqu’ils ont découvert toutes ces canettes customisées. Un moment incroyable !

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaiterait se lancer dans les relations presse ?

Je ne sais pas si je suis à même de donner des conseils mais, selon moi, il faut déjà être passionné par ce que l’on fait et être prêt à s’investir. Comme évoqué plus haut, la promotion est un métier chronophage. Il faut aussi savoir faire preuve de patience et de diplomatie. Et enfin, je dirais qu’il faut prendre plaisir à ce que l’on fait et y croire.


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