Le dialogue de la muse et de Violet Arnold

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Une identité, dans la danse, au fil des éléments. « The Muse » de Violet Arnold cherche les repères d’une existence, d’un sens artistique se transformant peu à peu en découverte, puis en révélation. L’expérience au contact de l’eau, de la terre, d’un environnement dompté sous les mouvements et les doigts d’une femme éprouvant son intime connaissance d’elle-même.

Au cœur du texte, la créatrice sculpte ses traits, ses formes, ses mouvements. Elle est la toile, la glaise, le marbre de ce qui prend vie et forme. Elle se sacrifie comme la seule et unique muse d’une inspiration qui n’appartient qu’à elle, que la musique et les chants ethniques de Violet Arnold respectent et valorisent. La mise en avant de la vocation, du désir enfin prêt à se matérialiser. À l’image, l’interrogation demeure omniprésente ; il faut s’immerger, littéralement, dans l’organique, pour en extraire les plaisirs et talents de l’âme. Sous la pluie, au milieu d’une rue, les reflets de l’eau se conjuguent à l’inversion des plans, à ces deux facettes d’une seule et même créature fusionnant bientôt avec les bienfaits terrestres. La quête sensible et tangible de Violet Arnold, l’humanité au creux de rythmes et de mélodies électroniques, explosent en couleurs tamisées, douces, entêtantes.

Sous le regard de Naphtenes Narnog, Elodie Curado affronte puis saisit les tourments climatiques, la fraîcheur de la nuit, les frissons des courants. Elle se transforme, elle se mue en dessin vivant recouvrant la peau de la musicienne. De terrestre, elle devient, en quelques précieuses secondes, immortelle. Violet Arnold la connaît, maintenant ; celle qui a porté la sève de ses talents, de ses volontés instrumentales et vocales, brille de toute sa merveilleuse réalité. Elles ne font qu’une, dorénavant.


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