Thomas Azier, nouvelle épopée

Publié le par

Avec ses multiples greffes musicales, Thomas Azier prend désormais des allures de Chimère. En trois albums, le Néerlandais n’a cessé de nous surprendre, entamant l’électro claquant pour finir au piano frémissant ou à la pop pétillante, toujours surplombé par cette voix à fleur de peau terriblement envoûtante. Love, Disorderly, son quatrième opus sorti le 12 juin dernier, poursuit la quête sonore d’un soi sur cette brèche hybride, osée et réussie.

Traduire un soi mouvant et un bout de ce monde qu’on ne connaîtra jamais assez, c’est ce que fait Thomas Azier dans son laboratoire sonore. Il fouille inlassablement les notes, la musique. Un violon classique peut très bien épouser une friandise pop. Pour Love, Disorderly, notre jeune artiste fabrique des pellicules musicales, entre un « Hold On Tight » presqu’alarmant et un mystérieux « Entertainment » sur lesquels défilent des images comme un documentaire humain sur les souvenirs, les masses, ce temps qui coule et ne s’arrêtera jamais. 

L’album peut dérouter. Les titres en pleine errance subitement suspendue ont forcément quelque chose de frustrant, mais, dans ces longues phases musicales, Azier éveille aussi tout un paysage visuel. Créateur insatiable, il renoue également avec ses sonorités habituelles. Impossible de résister aux violons languissants et au piano solitaire de « If There’s A God », couronné par une voix magnifique, ou à la reprise de « Feed From Desire » sur une basse vibrante. Indéniablement, le quatrième album de Thomas Azier recèle de trésors et brise les vagues d’une nouvelle épopée de fantasmes noirs et brillants.

Love, Disorderly de Thomas Azier sorti le 12 juin chez Hylas Records.


Écoutez Thomas Azier ici !

Retrouvez Thomas Azier sur SON SITEFACEBOOKTWITTERINSTAGRAMYOUTUBE