Temps Calme fait son cinéma

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Avec sa pop onctueuse, Circuit, le premier album de Temps Calme, nous a embarqués dans les rêveries d’une promenade en solitaire. Les mélodies sinueuses font éclore des images mentales qui confondent réel et onirisme. Au croisement des divers espaces-temps, on s’est demandé si le cinéma ne les inspirait pas un peu ?

2001: L’Odyssée de l’Espace

de Stanley Kubrick. Avec Keir Dullea et Gary Lockwood. (États-Unis, 1968).

Nico (batterie) : Ce film est tellement grandiose pour son époque. Tout dans ce film est inspirant, l’ambiance, les plans – Kubrick est génial pour ça – les couleurs enfin tout est bon ! C’est cette espèce de mélange d’esthétique rétro futuriste, mêlé à la musique classique (Richard Strauss, Johann Strauss) ou aux silences qui rend ce film captivant. Le clip de notre morceau « Émie » se passe dans l’espace. Coïncidence ? Extrait de l’analyse de Kubrick : « J’ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique… »


Phantom of the Paradise

de Brian de Palma. Avec Paul Williams, William Finley et Jessica Harper. (États-Unis, 1974).

Sam (claviers) : Un film que j’ai vu une seule fois il y a longtemps. J’en ai un souvenir fort, comme un mauvais rêve glam à la fois fascinant et malaisant. Du coup, j’hésite à le revoir par peur de ne pas retrouver cette sensation. Donc difficile d’en parler (rires). Allez, je vais le regarder à nouveau et j’aurai plus à en raconter la prochaine fois !


Vanishing Point

de Richard C. Sarafian. Avec Barry Newman, Cleavon Little et Dean Jagger. (États-Unis, 1971).

Olivier (guitare) : En grand fan de road movie, j’ai hésité avec Brown Bunny, mais finalement, Vanishing Point est quand même une référence en la matière. « Speed means freedom of the soul. » La vitesse libère l’âme. Les amphètes aussi. Dixit Super Soul, l’animateur radio qui suit et commente la course poursuite entre Kowalski et la police. K.O.W s’est lancé un pari fou : relier en quinze heures Denver à San Francisco en Dodge Challenger. Cette course insensée et absurde prend un tour abstrait, celui de l’homme moderne pris par la vitesse, incapable de ralentir sa course vers le néant. Je vous laisse découvrir ce film si vous avez la chance de ne pas l’avoir encore vu !


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