La nuit fantasmée de Télépopmusik et Jo Wedin

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Désir et fantasme s’enlacent dans « It Hurts », illustration visuelle d’une solitude qu’un simple élément vestimentaire parvient à totalement annihiler. Dès lors, Télépopmusik et Jo Wedin montreront les corps, les peaux, la sensualité sans pour autant nous dévoiler ce que l’héroïne s’imagine intérieurement.

Nous avons tous, à un moment donné, eu cette idée saugrenue du gadget ultime : des lunettes permettant de voir les personnes que nous croisons dans leur plus simple appareil. Un accessoire à la James Bond qui, rapidement, est devenu la chimère de bon nombre d’individus en mal d’érotisme. Pour « It Hurts », le rêve de nombreuses générations devient réalité ; mais sa mise en scène est beaucoup moins humoristique que l’enjeu pourrait le laisser paraître. Bien entendu, certains passages nous feront sourire, mais la déambulation à laquelle nous assistons, les couleurs qui nous sautent aux yeux, l’errance sans but qui nous fascine dépassent amplement ce point de départ.

Là où d’autres n’auraient peut-être que conservé une forme malvenue de crudité, « It Hurts » illustre tout l’inverse : car, malgré l’attirance, malgré l’envie de contact, tout va se transformer en redoutable coup du sort, en malchance. Tant et si bien que le titre de la chanson lui-même prend tout son sens : la douleur naît de l’imaginaire, de la volonté de profiter d’un moment qui, finalement, n’est qu’artifice. Et laisse notre protagoniste seule, perdue, face à elle-même. Ou quand le virtuel montre ses plus cruelles limites…


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