Les charmes sensuels et cruels de Sphaèros

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Jusqu’où l’imagination et l’interprétation du Mal peuvent-elles aller ? Où puisent-elles leurs sources, leurs influences, leurs manifestations ? Sans jamais sombrer dans une quelconque forme de grandiloquence horrifique, Sphaèros répond en méditant et projetant sur nos pupilles les échardes stroboscopiques d’une hypnose hallucinée. Une introduction démoniaque à un futur album prévu pour le 6 mars prochain sur le très recommandable label Pan European Recording.

Il pourrait s’agir d’un doux cauchemar, de ceux dont on ne veut jamais se réveiller ; car, loin de nous torturer, ils nous captivent, nous attirent, nous passionnent. L’étrangeté phosphorescente de « Possession » explose devant nos yeux, impose de ne jamais battre des paupières et de demeurer toujours plus silencieux. Entre la sensualité et la violence, entre la peur et la sincérité, Sphaèros compresse, métaphoriquement comme réellement, nos cerveaux tétanisés.

La frénésie instrumentale, emplie d’une multitude de détails qui sont autant de manifestations nécromanciennes, ne nous prépare à aucun moment au torrent fulgurant de scène se fondant les unes aux autres. « Possession » est une entité à part entière, une créature picturale multicolore, charriant le sang et l’énergie vitale au fil des rencontres qu’il impose avec aisance et fascination. Sexe, mort et religion s’enlacent et s’amusent à détruire nos convictions. Un masochisme que l’on ne peut oublier, tant il demeure cathartique et, paradoxalement, vivant.


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