PØPE et la chambre des secrets

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Il suffit parfois d’une dizaine de minutes de musique pour se trouver transporté dans un univers qui, de notes en intonations liquides, d’élans jazzy en samples et rythmes sensibles, change totalement votre humeur du moment. Une modification de la psyché qu’accomplit à la perfection PØPE grâce à Komoru, merveille cinématographique par excellente n’oubliant pas un seul instant de nous immerger dans sa sincère intimité.

Pauline Bouillaud vous citera de nombreuses influences sur les réseaux sociaux ; à ceci près que, au milieu de compositeurs et d’auteurs variés, elle se démarque rapidement de ces derniers, son art venant d’ailleurs, d’une impulsion soudaine, d’une envie de voir où quelques accords et mélodies vont la mener. Point de détails cérébraux ou complexes à travers Komoru ; bien au contraire, il s’agit de donner corps et âme aux vents de l’inspiration, de dessiner de discrets arrangements autour de messages célestes transmis par les guitares et les claviers. Il faut saisir l’instant, lui accorder la dignité qu’il mérite. Komoru s’allonge et couvre nos corps vidés par l’existence, réconforte et réchauffe, en quatre titres immédiats et directs.

Les dessins mélancoliques et sensitifs de PØPE n’offrent aucune possibilité de résistance, tant dans la lenteur bienveillante et solitaire de « Sagitta » qu’autour du folk éthéré de « Cassiopeia », progression douce vers une lueur rassurante, suspendue devant nos yeux bien après son ultime silence. Des bleus à l’âme, des souhaits inexaucés mais à portée de main, des songes brefs et intenses ; Komoru trace les lignes d’un charme précieux de la discrétion et de l’émotion.

Komoru de PØPE est disponible depuis le 22 août 2020.


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