Ori and the Will of the Wisps : et la magie reprend ses droits !

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Suite immédiate de son prédécesseur, Ori and the Will of the Wisps est la claque vidéoludique qu’on attendait. Le Metroidvania des Autrichiens de Moon Studios poursuit l’histoire là où nous avait laissés The Blind Forest, en offrant aux joueurs une aventure pleine de challenge, foisonnante de vie, de monstres et de passages secrets à découvrir, dans des décors toujours plus sublimes, propices aux rebondissements et aux grands moments d’émotion.

Les environnements d’Ori and the Will of the Wisps sont d’une beauté stupéfiante

Ori and the Blind Forest nous avait particulièrement enchantés à sa sortie en 2015, tant et si bien qu’un an plus tard, pour la sortie de son édition « Définitive » – une version numérique rafraîchie du jeu originel au niveau du gameplay et bénéficiant d’un nouveau territoire à explorer et de nouvelles capacités bien utiles -, nous l’avions recommencé au tout début. Véritable réinvention du Metroidvania, jeu de plate-forme en deux dimensions, où la mécanique consiste à débloquer au fil de notre aventure des capacités ou pouvoirs, permettant d’accéder à de nouvelles zones et ainsi de suite jusqu’au dénouement final, Ori and the Blind Forest bénéficiait déjà à l’époque d’une patte graphique folle et d’une bande-son exceptionnelle. À l’instar d’un Rayman Legends ou de l’initiatique Limbo, c’est surtout son histoire attachante, véritable fable écologique à destination de toutes les générations, malgré le challenge élevé, qui nous avait ici touchés.

Il en faut peu pour être heureux… Chaque décor est source d’un émerveillement renouvellé dans le monde sauvage et vivant de Niwen.

Dans cette suite, vous incarnez de nouveau Ori, un très attachant esprit de la forêt qui, après avoir libéré celle-ci de l’emprise d’un pouvoir malfaisant dans le premier épisode, s’aventure bien malgré lui dans les contrées inquiétantes de Niwen à la rescousse de son amie, la jeune chouette Kun, prise comme lui dans une tempête terrible. Sans dévoiler ici toute l’intrigue, il s’agira pour notre petit héros de partir en quête des feux follets, prisonniers du vaste monde, à travers forêts, galeries souterraines et aquatiques, glace et désert aride, pour sauver son amie.

Dans sa quête, le petit être sylvestre et de lumière sera confronté à bien des ennemis, et bon nombre de boss gigantesques, particulièrement coriaces (d’autant plus en début de partie où la moindre erreur sera fatale), dont il faudra cerner et mémoriser les mouvements et les points faibles quand il ne s’agit pas de prendre la fuite dans d’impitoyables niveaux de plate-forme où manquer son élan nous fera tomber dans les griffes ou dans les crocs du monstre qui nous pourchasse.

Tremblez jeunes Ori et Kun… Le danger guette !

Du côté des nouveautés dans le gameplay, on pourra compter cette fois-ci sur de nombreuses armes et pouvoirs à débloquer pour notre héros haut comme trois pommes ; une lame ou un arc indispensables en début de partie en passant par un marteau géant ou à une lance, bien plus destructeurs par la suite, ou la possibilité de convertir ses unités d’énergie en santé restaurée. Associé à un grand nombre de compétences, comme le fait de pouvoir s’agripper au mur, de tirer plusieurs flèches à la fois ou d’augmenter notre résistance aux attaques, Ori gagne en réflexes et en agilité. De notre côté, c’est la sensation particulièrement grisante de pouvoir venir à bout du plus coriace des ennemis placés sur notre chemin et le plaisir d’explorer les nouvelles zones du jeune avec un plaisir décuplé ou de revenir dans des zones déjà révélées pour récupérer tous les artefacts.

L’amour inconditionnel entre Ori et sa petite sœur Kun, ou les prémices de la grande aventure de the Will of the Wisps

Autre nouveauté charmante, la possibilité d’interagir et d’apporter son aide à de nombreux autochtones pacifiques, notamment les nombreux habitants d’une clairière à laquelle notre bien aimé esprit contribuera activement à restaurer son charme d’antan.

Mora, l’araignée géante, l’un des affrontements mémorables de ce second épisode

On pourra uniquement regretter en milieu de partie, l’absence, parfois déconcertante, d’indications pour nous guider dans notre quête sur l’immense carte du monde, afin d’accéder à la suite du jeu. Sans oublier la difficulté relativement relevée, en normal, face à certains boss. Mais que serait un jeu de plate-forme sans un minimum de challenge ? La progression dans un jeu se mérite et Ori ne fait, fort heureusement, pas figure d’exception à ce sujet.

Bénéficiant d’une direction artistique sublime, là où son prédécesseur plaçait déjà la barre très haute, avec des environnements foisonnants de détails et de vie, d’une gestion de la lumière magistrale et surtout un level design archi réfléchi et maîtrisé, le dernier né de Moon Studios offre une expérience interactive à la saveur unique. Une immersion renforcée d’autant plus par une bande originale signée par le compositeur britannique Gareth Coker, aussi émouvante que fantasmagorique. Une suite quasi parfaite pour une expérience vidéoludique d’envergure.

« Ori and the Will of the Wisps », développé par Moon Studios et édité par Microsoft Studios, est disponible depuis le 11 février 2020 sur PC et Xbox One.


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