Exil en compagnie de Mathilde Vrech et Antoine Rault

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Qui n’a pas rêvé d’exil, loin, au cœur des montagnes millénaires, afin d’échapper à la pandémie et à l’étouffement de l’isolement durant les semaines qui viennent de s’écouler ? En reprenant la chanson de Gérard Palaprat, Mathilde Vrech et Antoine Rault insufflent une seconde vie à l’avenir qui nous tend les bras, un espoir à la fois léger et visionnaire, tout en sagesse et en sobriété.

Le dialogue entre les deux musiciens, le désir de l’une et de l’autre face au départ, à l’envie de se retrouver dans la solitude du couple, nous parle forcément. Sur une musique apaisée, sobre, dépouillée de tout atour inutile, Mathilde Vrech et Antoine Rault discutent, établissent le plan non pas de quelques jours d’indépendance et d’oubli, mais d’un futur commun, uni à celles et ceux qui acceptent leur invitation. Une légèreté qui, lors de ses premiers instants, fait sourire ; mais qui se mue bientôt en objectif à atteindre, en ascension vers les sommets d’une réincarnation, d’une deuxième chance. La confidence, totale, nous saisit par son innocence et son inépuisable volonté. Nous nous levons, regardant l’horizon, prêts au départ.

Durant trois minutes, « Pour la fin du monde » sera notre guide, l’appel originel d’une renaissance qui, jusqu’alors, demeurait inassouvie. Les détails pop ciselés par le duo sont précieux, limpides mais étonnamment complexes. Rien n’a été laissé au hasard, les mélodies remplaçant d’inutile bagages. Il suffit d’être soi-même pour viser les hauteurs, pour goûter à nouveau aux vertiges d’un temps qui nous appartient. Et, tel qu’il est sculpté ici, il demeure audacieux, rassurant, motivant. Notre cœur et nos muscles peuvent à nouveau battre, vibrer.


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