Rendez-vous à Los Angeles avec Lucie Marmiesse

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Fondatrice de See You In L.A., Lucie Marmiesse ne cesse de proposer, avec une passion et une curiosité insatiables, de nouveaux projets à l’énergie débordante et communicative, du rock au folk. Indépendante depuis maintenant quatre ans, elle continue sans faiblir à s’intéresser tant et plus à ce que son patrimoine musical lui inspire et la pousse à aller explorer, professionnellement et personnellement. Lucie a gentiment accepté de nous présenter son activité mais, plus que tout, de nous parler de son parcours humain et mélomane. Et elle n’a pas fini de nous étonner…

PUNKTUM : Bonjour Lucie et merci de bien vouloir répondre à nos questions ! Tout d’abord, peux-tu te présenter, ainsi que ton parcours ?

Lucie : Je vais bientôt avoir 33 ans et, pour moi, l’art a toujours fait partie de ma vie. J’ai fait une école de cinéma, des tournages… C’est en 2012 que je me suis intéressée au métier d’attachée de presse. J’avais un ami qui avait un groupe de musique et je lui donnais un coup de main pour la promotion, le booking… Je me suis formée sur le tas. J’ai pris du plaisir à voir l’évolution de mon travail, c’était satisfaisant et ça me donnait envie d’aller encore plus loin. 

Quand t’est venue l’idée de te lancer seule avec See You In L.A. ? Qu’est-ce qui a motivé cette nouvelle aventure ?

Après avoir travaillé en tant qu’attachée de presse pour D&M Musique pendant trois ans, il était temps pour moi de me lancer dans cette nouvelle aventure et de découvrir d’autres horizons. En 2015, j’ai fait un road trip sur la côte ouest des États-Unis et en 2016, See You in L.A. est née.

D’ailleurs, pourquoi ce nom, See You In L.A. ?

Je voyage beaucoup et pour moi Los Angeles est la ville de tous les possibles.

Les artistes dont tu t’occupes viennent tous d’horizons très différents. Quand et comment décides-tu d’accompagner un projet ? Sur quels critères te bases-tu ?

Le coup de cœur. J’ai besoin d’aimer et de croire au projet pour le défendre.

En regardant ton C.V. sur ton site, j’ai vu deux éléments que j’aimerais que tu approfondisses pour nous. Tout d’abord, tu parles de ton père qui te prenait sur ses genoux quand tu étais petite et jouait du jazz au piano. Ça a été ton premier contact avec la musique ? Et comment ta culture musicale a-t-elle progressée par la suite ?

Oui, il a été mon premier contact avec la musique, il était pianiste et saxophoniste. Du coup, j’ai été baigné dans le jazz avec notamment Paul Desmond, Charlie Parker, Miles Davis… mais aussi dans la pop avec Michael Jackson, Prince… et dans le rock avec Franck Zappa. Bon, on va pas se mentir, j’ai aussi écouté des boys bands, mon préféré était les 2Be3 ! (fous rires) Je suis rapidement revenue dans le droit chemin. Aujourd’hui, j’écoute beaucoup de rock mais aussi du hardcore, du metalcore, de l’électro pop… et bien sûr toujours une pointe de jazz.

Avec l’aimable autorisation de Lucie Marmiesse

D’autre part, tu as fait des études en cinéma et tu as participé à plusieurs clips musicaux. Peux-tu nous en dire plus sur ces années, et ce qui t’a amenée à te tourner par la suite vers la promotion musicale ?

Effectivement, j’ai travaillé sur plusieurs clips (Lana Del Rey, Justice…) et également sur des pubs. C’était vraiment une expérience enrichissante. En fait, avec le recul et les années passées, je crois que la musique à constamment été une évidence, depuis toujours. C’est le fil conducteur de ma vie.

Es-tu toujours adepte de la batterie ? Continues-tu à pratiquer ?

Quand j’ai le temps, oui. (sourire)

Tous ces éléments prouvent que tu as un sacré bagage culturel. Justement, en dehors de ton travail avec See You In L.A., quels sont tes autres centres d’intérêt, tes passions ?

Le voyage, la photographie et l’écriture.

Parmi elles, il y a la photographie, pour laquelle tu as ton propre site. Peux-tu nous parler de ton rapport avec ce média particulier, de ce que tu recherches quand tu saisis certains portraits ou moments de vie ?

J’en fait depuis plusieurs années et ça va faire deux ans que je fais de la photographie argentique. J’ai un Olympus OM-2 que j’adore. La plupart du temps, mes photos mettent en avant la réalité, la vérité que les gens ne voient plus forcément. J’aime aussi beaucoup l’architecture, mettre en avant les ligne et les courbes. Et il est vrai que, sur la majorité de mes photos, on va retrouver cette ligne de conduite. Avant de chercher à dire quelque chose, je cherche à voir. En ce moment, j’ai de nouvelles envies, d’ailleurs je cherche des cobayes ! (sourire)

Si tu devais lier tous ces arts (cinéma, photo, musique), comment t’y prendrais-tu ? Comment sont-ils, selon toi, complémentaires ?

J’ai une formation de montage vidéo, du coup j’ai l’embarras du choix. Je pourrais par exemple monter une série de photos et la projeter pendant un concert. Pour moi, tous ces supports sont complémentaires, car ils sont tous un moyen de traduire des émotions.

Peux-tu nous présenter les projets dont tu t’occupes actuellement ?

Je travaille avec Sabia Noir (rock alternatif) en tant que manageuse.

Manu (indie rock) qui a sorti son nouvel album le 13 septembre 2019, L’Horizon, et qui est en tournée à travers la France au mois de mars 2020.

Match (modern rock), qui va sortir son EP en avril 2020.

The Verge (pop rock) a sorti un album le 4 octobre 2019 intitulé Million Years.  

Coralie Royer (folk) qui sort son premier EP le 16 mars intitulé Blossom et dont la Release Party aura lieu le 13 mars à la MJC de Villeneuve La Garenne au Virtuoz Club (dont je suis la chargée de communication).

Après quatre années de See You In L.A., si tu devais tirer un bilan de cette expérience, laquelle serait-elle ?

See You In L.A. me donne toujours la volonté de me surpasser et de défendre au mieux les projets avec lesquels je travaille. J’ai une certaine fierté d’être partie de rien et, petit à petit, d’être arrivée à construire quelque chose qui me plaît. Ça a vraiment quelque chose de magique.

Quels conseils donnerais-tu à celles et ceux qui, comme toi, aimeraient franchir le cap et se lancer en indépendant, dans la musique ou dans un autre domaine ?

Je dirais que ce n’est pas facile tous les jours, mais que ça vaut le coup de vivre ta vie comme tu l’entends et non de te laisser vivre.


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