Les mille et une surprises de Dionysos

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Le dieu du vin et de la fête a encore frappé. Fidèle à lui-même, sans pour autant se refuser à évoluer, Dionysos lève les voiles de son neuvième album studio, Surprisier, à bord duquel on embarque avec le jeune héros Gaspard, une sirène, un chat répondant au nom de Johnny Cash ou encore un soupçon de panna cotta. Pas de doute, c’est bien avec l’un de nos groupes français préférés que l’on navigue au gré des vagues cette fois-ci un peu moins rock, mais plus festives et toujours aussi fabuleuses.

crédit : Yann Orhan

Ceux que l’on suit depuis le riff enivrant de « Song for Jedi » n’ont aucun mal à nous faire pénétrer dans leur cinéma. Bobine rafistolée et projecteur enclenché, Surprisier s’ouvre sur un monde de merveilles où frémissent tous les sentiments, du réconfort songeur aux menaces planantes. Clochettes et violons à la Danny Elfman s’entremêlent aux images mentales avant que Dionysos déjoue les codes de sa narration habituelle en éclatant ses multiples histoires à la manière d’un feu d’artifice enchanté. Des choeurs affriolants d’une « Sirène à Paris » aux entêtant sifflements de la « Panna Cotta Girl », tout en passant par la voix Betty Boop de Babet qui peaufine parfaitement le frénétique « Paris brille-t-il ? », l’album sonne comme un orchestre de contes.

S’il cherche dans le moindre recoin des mélodies inédites, il n’est toutefois pas question pour Dionysos de fermer à clé la porte de son garage rock. D’ailleurs, « All the Pretty Waves » s’empresse de repeindre les murs d’un grunge flamboyant. De la même façon, les sonorités acoustiques qui leur collent à la peau se trémoussent sur des airs hispaniques (« Les Filles Barbelées ») ou sur du piano en ballade (« Voler en amour »). Le retour aux sources a souvent une saveur nostalgique, parfaitement assumée par le groupe. En effet, quand « Le Chêne » nous prend dans ses branches, une douce symphonie étayée entre enfance et adulte s’élève, évitant à tout prix de larmoyer pour mieux nous bouleverser auprès de nos souvenirs. À la manière d’un père Noël hipster escorté par des lutins rockeurs, Dionysos dépose délicatement son fantastique Surprisier au pied du sapin et sort de sa hotte des places de ciné pour le film qui accompagne l’opus, Une Sirène à Paris, avant de filer en tournée. On a qu’une hâte désormais : les retrouver sur scène !

Surprisier de Dionysos, sorti le 28 février chez Columbia.


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EN CONCERT
• le 27 mars au Mediator @ Perpignan
• le 28 mars au Krakatoa @ Mérignac
• le 2 avril au Stereolux @ Nantes
• le 3 avril au 106 @ Rouen
• le 4 avril à l'Aéronef @ Lille
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