Le premier flacon de LIQR

Publié le par

Au crépuscule de l’hiver, le combo punk/rock LIQR nous livre son premier EP, The Dawn of Orion. Véritable trésor, le projet solo d’Emile Cooper LEPLAY regorge de mélodies bien nourries et peaufinées, dont l’implosion générale a immédiatement conquis nos tympans. Sous une impulsion audacieuse, le coeur rock/punk d’Orion fusionne progressivement avec des organes funk, électroniques et même pop. Jetez impérativement une oreille au ciel étoilé, vous ne pouvez pas louper la brillante constellation LIQR !

crédit : Augustin Thai

En seulement quatre titres, le musicien parisien impose un style incroyablement riche qui surprend par sa minutieuse maîtrise et son extrême diversité. Entre des grooves puissants et une instrumentale très mélodique, le groupe distille de multiples influences musicales, dont la plus fameuse reste Nine Inch Nails. Le tout devient alors un patchwork absolument jouissif, où les couplets renouvellent sans cesse rythmique et mélodies. Ce délectable éclectisme n’est pas sans rappeler le travail de Devin Townsend ; et, à son instar, ce qui fait la force de cet EP, c’est sa capacité à entraîner l’auditeur toujours plus loin vers l’inconnu. Chaque morceau réserve son lot de surprises et se meut du tout au tout en l’espace d’un couplet, comme le laisse entendre « The Senseless Wanderer » qui donne le ton dès l’ouverture.

LIQR ne se repose jamais sur ses acquis, et s’éclate à laisser exploser sa créativité. Alors que l’on jurerait entendre du disco dans « Space Cake », le titre suivant, « Fill Me Up », propose un pont dont le rythme semble sortir tout droit d’un morceau de metal progressif. L’auditeur non-averti pourrait se laisser décourager par une œuvre aussi complexe, mais il suffit de tendre un peu plus l’oreille et se prêter au jeu pour atteindre l’émerveillement sonore que l’on savoure ici. Oubliez la crainte de vous retrouver face à des morceaux ambitieux mais maladroits ; que nenni ! Grâce à un travail de mixage subtil qui rend les transitions efficaces, ainsi qu’un son de guitare et une voix caractéristiques, le musicien impose sa pâte et harmonise le tout en une œuvre cohérente. Avec The Dawn of Orion, LIQR nous fait l’effet d’une claque – dans tout ce qu’il y a de plus positif – et on sait qu’il y a déjà fort à parier sur son futur !


Écoutez The Dawn of Orion ici !

Retrouvez LIQR sur FACEBOOKINSTAGRAMTWITTERYOUTUBE