Le ciné pour s’évader : notre sélection ! (2/5)

Publié le par

Alors que la période morne que nous traversons tend à méditer sur l’enfermement, nous avons décidé de vous parler de l’inverse, soit d’évasion et de liberté dans un bain de cinéma. La précédente sélection – à lire ici – présentait essentiellement des road movies, mais, cette fois-ci, on a pris les thèmes au pied de la lettre pour une gigantesque escapade mentale, une véritable évasion ou encore un petit séjour à la montagne. De quoi réfléchir à notre condition d’être humain tout en se divertissant !

La Vie rêvée de Walter Mitty (2014) de Ben Stiller

Par Erwan Iliou

Campé par un Ben Stiller autant à son aise en costume dans la Big Apple que sur un longboard en Islande, Walter Mitty et ses airs de doux rêveur vous entraîneront dans un voyage inopiné. En effet, si vous rêvez de tout plaquer pour aller vivre au bout du monde, La Vie Rêvée de Walter Mitty sera votre compagnon de confinement ! Épaulé par une bande son impeccable allant de David Bowie à Of Monsters and Men en passant par José Gonzales – pour ne citer qu’eux – Walter parcourt plusieurs pays dans une course folle. Son but ? Retrouver le négatif photo n°25 de Sean (Sean Penn), photographe intrépide du magazine LIFE. Bravant pour cela les eaux glacées du Groenland, un volcan d’Islande répondant au suave nom de Eyjafyallajökull, et des chefs de guerre afghans armés d’un gâteau aux clémentines. Un road trip bien ficelé dans lequel on se prend à rêver d’évasion et d’ailleurs devant une traversée de paysages spectaculaires.


The Grand Budapest Hotel (2014) de Wes Anderson

Par Pierre-Lou Quillard

C’est le grand soir. Monsieur Gustave (Ralph Fiennes) ne peut rester plus longtemps dans sa prison du Zubrowska. Avec ses compagnons de cellule, il a creusé un trou entre les tours de ronde des gardiens, grâce aux petits outils cachés dans les succulentes pâtisseries sucrées de chez Mendel’s. Les lumières s’éteignent et les cinq compères menés d’une main de fer par Ludwig (Harvey Keitel) sautent silencieusement dans le trou qui les mène dans un sous-terrain. Pinky (Florian Lukas) descend dans le monte-charge pour récupérer la clé, dans l’armoire à clés, et ouvrir la grille à ses acolytes qui empruntent l’échelle de bois accrochée au mur. Ne pouvant contourner la salle de repos des gardiens ronflants, ils se faufilent, rampant, enjambant les dormeurs à pas de loups. Viennent alors les barreaux de la fenêtre à limer, l’échelle de corde à dérouler et c’est la descente dans le grand vide et la tempête de neige, au sommet d’un piton rocheux vertigineux, jusqu’à la corniche. Là, il faut encore sauter dans le conduit d’évacuation qui mène à la lingerie. Un dernier passage par les poutres du grenier et les voilà enfin à la sortie des égouts où le courageux Zéro (Tony Revolori), lobby boy au palace de Monsieur Gustave, attend son mentor avec une infinie ponctualité. C’est ce qu’on attend d’un bon groom au Grand Budapest Hôtel


Les Bronzés font du Ski (1979) de Patrice Leconte

Par Juliette Poulain

Doit-on encore vous présenter ce chef-d’oeuvre du Septième Art que vous avez déjà envie de revoir ? Après leur épopée triomphale au Club Med, les Bronzés partent cette fois se faire dorer la pilule sous le soleil hivernal. Entre ski de fond et fondue, expédition en montagne et alcool qui décape le gosier, ou encore crêpe au sucre, télé-siège et histoires d’amour dégoulinantes, la bande de potes glisse sur les pistes d’un humour gonflé à bloc qui rend le film aussi croustillant qu’un petit déj dans un chalet et aussi addictif qu’une balade en raquettes. Oui, nous sommes témoins, certaines familles le regarde à chaque vacances de Noël. Peut-être aussi à cause de sa bande originale, à savourer parmi les verres de vin chaud ici. Allez, on vous a presque convaincu de le revoir. On sait jamais, sur un mal-entendu, ça peut marcher !