Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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Cola Boyy : nouveaux single et clip « Kid Born in Space (feat. Andrew VanWyngarden of MGMT) » (Record Makers / MGMT Records)

Le paradoxe de « Kid Born in Space » pourrait être au premier abord amusant, du moins si l’on se concentre sur sa version cinématographique. En effet, ce qui ressemble à une fin en soi, le sursaut ultime d’une carrière en bout de course, marque cependant pour Cola Boyy les prémisses d’un accomplissement à venir, l’humilité nostalgique d’un artiste concevant la création comme l’expression finale de désirs enfin réalisés. Grâce à sa rencontre avec MGMT, le compositeur s’accorde une parenthèse 70’s constamment intemporelle et difficile à définir, tant cette dernière fait de la symbiose mélodie/illustration une expérience ne supportant ni les époques, ni les mouvements artistiques ou symboles usés d’ères révolues. « Kid Born in Space » porte bien son nom : une créature extraterrestre aux élans passéistes mais demeurant, au fur et à mesure de ses écoutes, d’une modernité et d’une ambition qui forcent le respect et stimulent nos neurones. Évadez-vous en compagnie de Cola Boyy sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


Half Waif : nouveau clip « Swimmer » / Nouvel album Mythopoetics disponible le 9 juillet 2021 (ANTI- Records)

Une course-poursuite dont nul ne connaît les enjeux. La vitesse, la grisaille, la solitude et la chasse se percutent au fil des premiers instants de « Swimmer ». Le court-métrage, porté par le chant et les nappes et arpèges synthétiques d’Half Waif, se précipite vers le passé afin de ne jamais oublier, de retrouver la force et l’énergie des êtres qui, sans le vouloir, s’éloignent, psychiquement et physiquement. C’est ce manque mais, plus que tout, l’énergie éternelle de l’être aimé, de la relation familiale inébranlable que l’on retrouve au creux de chaque plan, dans l’intonation de la voix, dans les mouvements doux et furieux de « Swimmer » ; sautant le pas de manière radicale entre ténèbres et lumières, Nandi Rose transforme sa quête et son combat en un fantastique hommage emplis d’émotion et de respect. Un spectacle exceptionnel et d’une scrupuleuse perfection. Half Waif vous convie aux révélations de son testament sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


Dusted : nouveau clip « Little More Time » / Nouvel album III disponible cet été (Awal)

D’une situation en apparence absurde, Dusted (Brian Borcherdt) plonge lentement « Little More Time » vers une tragédie terrestre, une boucle temporelle conviant autant les origines du monde que son inexorable extinction. Quelques accords folk, des chœurs célestes personnifiant le songwriter et son compagnon d’infortune ; tandis que l’issue fatale se rapproche, il convient de savourer chaque seconde, chaque promenade dans de splendides paysages, sous un climat paisible et transfiguré par le silence et la solitude. « Little More Time », cet espoir immuable de boire la vie jusqu’à sa dernière goutte, invite autant les relations perdues que les amitiés les plus fortes, celles qui se révèlent quand on croit qu’il est trop tard. Et pourtant… L’intelligence de Dusted est, justement, d’effacer les remords, les disputes, les colères et une morale futile et inutile ; seuls persistent le bonheur et le plaisir de boire quelques gorgées d’alcool pour nous réchauffer, de nous asseoir pour partager sans avoir à parler, de nous unir et nous retrouver. Appréciez cette réconciliation auprès de Dusted sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


We Hate You Please Die : nouveau clip « Can’t Wait To Be Fine » / nouvel album Can’t Wait To Be Fine disponible le 18 juin 2021 (Kid Are Lo-Fi Records)

Sortir de soi-même. Succomber à l’hystérie, au déchirement d’une carapace imposée par les convenances sociales. Le sujet est vaste, quasiment impossible à illustrer ou conclure. Pourtant, We Hate You Please Die propulse magistralement la folie intérieure de sa musique, mais également celle qui sommeille en chacun de nous, durant les six minutes hallucinées de « Can’t Wait To Be Fine ». D’une prison, l’écran devient le prisme de tous les possibles, au fur et à mesure de l’imprévisible progression d’un musique progressive et sublime, trouvant dans les échos de ses propres douleurs la liberté d’une extase sonore explosive et bravant toutes les audaces. « Can’t Wait To Be Fine » ne ressemble à rien de ce à quoi nous avons été confrontés cette année, tant dans notre quotidien qu’artistiquement parlant. La percussion d’univers parallèles, de courses et de ralentis harmoniques et visuels que personne n’avait autorisés à se rencontrer auparavant. Démentiel, démoniaque, solitaire et schizophrène, ce nouvel exploit bascule du rêve au cauchemar, de la maîtrise de soi en pétage de câble libérateur et extatique. Une merveille dont on ressort lessivé, hagard mais empli d’une inébranlable volonté d’aller de l’avant. Suivez les pas brûlants de We Hate You Please Die sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


L’Envoûtante : nouveau clip « Espoir Féroce »

Les motivations du protagoniste sont floues. Tandis qu’il s’acharne éperdument sur sa tâche, L’Envoûtante l’accompagne violemment par ses constats amers et cependant si proches de notre réalité vaine et absurde. Du consumérisme à la soumission sociale, « Espoir Féroce » fait de ses définitions du mal insidieux la source de l’action, des raisons d’une solitude humaine où le désert d’une forêt au climat menaçant et incertain sera la source vive d’un renouveau chaud et rassurant. Le travail manuel, l’imagination et le rapport entre le vivant et la technologie s’immiscent lentement mais sûrement, au fil d’une minutie structurelle forçant le respect. Entre les vagues sauvages et rougeoyantes d’un rap/rock en ébullition et les gestes précis de celui qui attise toutes les questions, « Espoir Féroce » permet à la colère de trouver une cible que le spectateur devra dépasser dans l’optique de trouver ses réponses, grâce à un QR Code menant à une forme inattendue d’accomplissement. Une leçon de transmission informative et artistique, que vous pouvez prolonger avec L’Envoûtante sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


Edward Barrow : nouveau clip « Après tout » / Nouvel EP Une vie entière disponible à l’automne 2021

L’hypothèse originelle peut, au premier abord, paraître sombre et désespérée : « Et si j’étais mort après tout ? », interroge Edward Barrow face à ce fantôme qui, par contraste avec le propos, semble bien plus vivant que le chanteur lui-même. Pourtant, les « si » qui parcourent l’errance de ces deux créatures ne sont jamais un chantage ou un désir, l’aveu d’un abandon de l’existence qui n’est que trop souvent la source de tous les drames. Le mal subi est insupportable et douloureux, certes ; mais ce qui nous est demandé, c’est de nous y confronter pour mieux l’apprivoiser. De voir le spectacle de notre déchéance provisoire, de l’écrasante solitude du lendemain qui déchante, de tous les vœux réduits à néant et piétinés par une insupportable surprise. La voix est douce, séduisante et rassurante sans jamais se montrer résignée. La musique, spectrale et évanescente, épouse les contours gris et moribonds du héros et de ses hantises. Il faut regarder la réalité droit dans les yeux, quitte à se perdre quelque temps dans leur effrayante obscurité. Et ne jamais cacher ses souffrances. Là où beaucoup auraient exagéré une forme de misérabilisme trop appuyée, Edward Barrow, devant la caméra douce et puissante d’Oursicate, théâtralise une tragédie humaine que nous sommes nombreux à avoir vécu ; et, en moins de trois minutes, enferme la mélancolie et les larmes dans un coin de nos âmes, sans les vouer à la disparition, mais en leur accordant leur place dans l’avenir, aussi radieux ou difficile soit-il. Les poèmes fulgurants d’Edward Barrow sont à découvrir dès maintenant sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


LARBALESTRIER : nouveau clip « Love Ecstasy » / Premier EP disponible le 30 avril 2021

Le sentiment de fascination-répulsion qui s’empare de nous à la vision de « Love Ecstasy » ne cesse de véhiculer, dans son ralenti moite et mystérieux, une attirance à laquelle il est impossible de ne pas se soumettre. La sensualité de la chanson de LARBALESTRIER confère à son exposition visuelle un impact sans égal, une source de plénitude et de souffrance s’emparant de ses victimes consentantes grâce à une mise en scène alternant le choc et la sensation de plaisir extrême. Les formes, les épidermes se contractent, se découvrent, le long des doigts et des langues de créatures auxquelles l’anonymat d’étranges bandages nous oblige à nous identifier. Il suffira d’un seul pas pour atteindre le Nirvana corporel, la danse séductrice et implacable d’un titre baigné de sueur et de jouissance. En quelques regards menant inexorablement à l’aveuglement, « Love Ecstasy » est un insatiable prédateur, la marque acide et tendre d’une inégalable volupté dissimulant ses souffrances et ses terrifiantes conséquences. Les poèmes sulfureux de LARBALESTRIER sont à découvrir sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


Sophie Maurin : nouveau clip « L’Astronaute (Session Live) »

De l’individualité propre à la solitude spatiale de « L’Astronaute », Sophie Maurin dérive, dans son interprétation collégiale, à une rencontre avec les figures protectrices d’un futur beaucoup plus ouvert et prometteur. L’isolement de ses paroles, cette prière destinée à un amour abandonné à plusieurs centaines de kilomètres, voit son écho intersidéral percuté par les énergies cosmiques de ce chœur rassurant, amplifiant toujours plus la volonté farouche et affirmée de la compositrice de ne pas se laisser surprendre et dépasser par le silence et la peur. « L’Astronaute » est un poème en apesanteur, l’écho de galaxies lointaines mais composées d’une infinité de rencontres et de révélations sur nous-mêmes. Parvenant admirablement à synthétiser ses éclats mélodiques et ses tendres paroles dans un écrin géographique étroit et aseptisé, Sophie Maurin nous entraîne au-delà de l’atmosphère, là où nous pouvons vivre pleinement l’introspection nécessaire à notre ouverture éternelle et infinie à l’autre. Une planète harmonique que l’on habite et respecte afin de nous délecter de tous ses bienfaits. Embarquez avec Sophie Maurin sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


CIN : nouveau clip « A Stranger to You » ft. Graci Phillips

Les rythmes électroniques appuient les mouvements pop de CIN et la voix de Graci Phillips, tandis que « A Stranger to You » fait le deuil d’une relation mise à mal. Le souvenir se métamorphose en besoin de désintoxication, en quête d’un « Pourquoi ? » dont la réponse est à chercher là où on ne la suppose pas. Guidé par la voix de sa muse et de l’absente, CIN et son héroïne évoluent tant bien que mal dans ce monde nouveau, cette réalité que la passion avait effacée aussi longtemps que le couple perdurait. Ils échangent, s’abreuvent d’indices et de témoignages. En parallèle, l’évasion naturelle se forme telle la solution ultime, la marche ensoleillée d’un lendemain qui, tout au long de cet impérissable désir d’une vérité personnelle et intime, aidera à dépasser l’amertume et la violence du deuil sentimental. « A Stranger to You » met ses pulsations musicales au service de la narration visuelle, d’une volonté devenant mère de toutes les souffrances autant que des forces acquises pour lutter contre défaillances et découragements. Pour y parvenir, CIN vous accompagne sur FACEBOOK et INSTAGRAM.