Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

Publié le par

Select : nouveau clip « Gunsmoke » / Nouvel EP Gunsmoke disponible (EGOIST Records)

Nouvelle arrivée parmi les labels à suivre avec EGOIST Records, fruit de la collaboration entre différents artistes de la scène électronique hexagonale et les fondateurs du renommé BPM Contest ; une alliance qui promet d’offrir à nos yeux et nos oreilles de beaux moments éclectiques et variés, comme en témoigne d’ores et déjà le nouveau clip du compositeur et producteur parisien Select, mise en images de l’un des deux chapitres de l’EP annonciateur de son nouvel album, Lost in Noise, prévu pour le 14 mai prochain. Les mélodies douces et sereines de « Gunsmoke » trouvent une remarquable complémentarité dans les incrustations d’images réelles au cœur de paysages 2D solitaires et sobres dans leurs traits et leurs tracés, ce choix volontaire de Maylee et du musicien ajoutant une réelle profondeur aux écrans disséminés ça et là tout au long du court-métrage. Vestiges d’une actualité et d’une fatalité omniprésentes malgré leur apparent oubli, l’espace de quelques instants précieux et de plus en plus rares, ils portent en eux un climat beaucoup plus orageux que celui de leur bande son, la menace atomique et chimique demeurant dans chaque plan comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Qu’importe : « Gunsmoke » nous rassure grâce à des mélodies et arpèges d’une beauté sereine et époustouflante, support immuable auquel on se raccroche afin d’échapper à l’onde de choc. Select vous attend dès maintenant sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Corps Météore : nouveau clip « Au clair de la lune (live) » / Premier EP Corps Météore disponible (La Couveuse / Ditto Music)

La performance débute telle une comptine, grâce à une mélodie reconnaissable entre toutes. Puis, quelques notes de piano et arabesques synthétiques, et l’atmosphère change, se charge d’une absence, d’un manque cruel et évident. Corps Météore expose ses regrets « Au clair de la lune », seul dans l’espace vide d’un studio désert. Maître à bord d’une embarcation en perdition, il recherche les manœuvres pour ne pas dériver et se laisser emporter par le courant de la tristesse et de la solitude. Une lettre, simple, sincère, entière. Des mots dont chaque syllabe fait sens. De vents contraires en paysages soit accueillants, soit menaçants, l’exilé se cherche, affronte les éléments et les fait siens. Ce qui devait être une complainte désabusée et emplie de résignation s’illumine brusquement, ne se fond pas dans la noirceur de l’oubli. Corps Météore dompte le verbe francophone au fil d’un poème à la poignante humanité. Une sobriété qui nous prend aux tripes et nous rappelle nos propres heures de perte, de doute et d’enfermement spirituel et sensible. Ses odes à la lueur et à l’espérance sont à découvrir dès maintenant sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Indigo Sparke : nouveau clip « Everything Everything » / Premier album echo disponible le 19 février (sortie digitale) et le 21 mai (sortie physique) (Sacred Bones Records / Modulor)

Un enfermement volontaire, aussi bien artistique qu’humain. L’artiste australienne Indigo Sparke retranscrit, grâce au clip du fascinant « Everything Everything », la gestation d’une chanson créée dans des conditions particulières, entre espace infini d’un château mystérieux et improvisations nocturnes en compagnie d’autres créateurs et créatures. Dès lors, le court-métrage se devait de dessiner les contours d’une œuvre difficile à mettre en images, mais qu’elle embrasse comme si sa propre vie en dépendait. Toute de noir vêtue, elle habite les salles vides et anonymes, y déploie ses énergies intérieures et sa voix fragile et cristalline. Elle laisse pleurer les sentiments qu’elle a retenus avant d’être capable de les diffuser entre ces murs. Elle danse, lentement, posément. Elle est unique, maîtresse de lieux s’animant devant nos yeux. Son folk entre lumière et ténèbres la met à nu, l’impose en reine de l’espace et du temps. Plus rien n’existe, sauf elle, ses pas, ses membres fluides ou saccadés, ses yeux nous conviant à la rejoindre. Elle projette en nous le spectre qui la possède, afin de mieux nous tenir entre ses bras et nous absorber. echo sera, à n’en pas douter, l’un des opus les plus étonnants et originaux de 2021 ; en attendant, rejoignez la déesse Indigo Sparke sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Nadeah : nouveau clip « Lego Hair »

Coupes de cheveux approximatives et séances de fitness improvisées et décalées ; voilà le menu du formidable « Lego Hair » de Nadeah, réalisé lors du premier confinement grâce à la collaboration collégiale des contacts de la musicienne. Tandis que cette dernière devait revenir sur Paris afin de mettre le titre en images, le coronavirus en a décidé autrement, comme pour beaucoup d’entre nous ; mais c’était sans compter sur sa capacité à rebondir dans chacun de ses projets et à transformer en forces créatrices ce que d’autres considéreraient comme des faiblesses. Les couleurs musicales et visuelles de « Lego Hair » laissent émaner une énergie folle et débridée, une incitation à tout laisser tomber pour nous mettre la crinière en vrac et rejoindre le mouvement, nous déhancher et laisser éclater le trop-plein de frustrations des isolements imposés. Brique après brique, Nadeah, épaulée par l’indispensable Marc Collin, construit un hymne à la volonté et au fun pur et dur, une merveille d’électricité grâce à laquelle on recharge, en quelques millisecondes, nos batteries en panne sèche. À vous de savourer l’extase de toute urgence sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Bilbao Kung-Fu : nouveau clip « L’arc-en-ciel »

Retranscrire les ambiances musicales et scéniques de Bilbao Kung-Fu sur format clip paraissait purement et simplement impossible, tant les atmosphères distillées constamment, et de manière souvent imprévisible, par le projet, enchevêtrent sans crier gare rock progressif et psychédélisme dans une cohérence laissant une place prépondérante à l’évolution de l’art dans son ensemble. Mais les teintes choisies par le réalisateur Samuel Achkar-Wade, ses plans savants sans être abstraits, font de pures et simples merveilles. Dans une transe esthétique intemporelle et d’une impressionnante modernité, « L’arc-en-ciel » est ingénieux et ciselé, arborant ses incrustations avec une sagesse et un sens de la narration exemplaires. Le court-métrage est une première, car capable de projeter le spectateur dans un trip halluciné sans avoir besoin d’une quelconque substance apte à l’aider à profiter du spectacle et de ses multitudes de composantes et de strates. Mouvements et pictogrammes se gravent inconsciemment sur nos neurones et nos rétines, prolongeant leurs effets bien après leur achèvement. Une intarissable source de motivation de l’esprit et des sens, imposant Bilbao Kung-Fu comme l’un des groupes les plus imprévisibles et addictifs de ce début d’année chaotique. Pour tout savoir, rendez-vous sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Volin : nouveau clip « Qui va là » / Ressortie de l’album Cimes (Édition Deluxe avec remixes et inédits) disponible le 22 janvier

On aimerait se protéger de l’intrusion. Se replier sur soi-même, se cacher sous les draps afin d’échapper aux regards chargés de jugements et de reproches faciles. « Qui va là » précipite les plans mouvementés de son clip grâce aux pulsions rock de Volin, aux interrogations dont on connaît malheureusement les réponses. La tendresse et la proximité sont de courte durée. Même perdue dans la bâtisse la plus éloignée de la civilisation, la menace demeure inéluctable. Recoins, tableaux et miroirs nous transmettent les vues biaisées mais étouffantes de sources humaines et virtuelles dont il est de plus en plus difficile de se démarquer. Pourtant, « Qui va là » est un formidable hymne à l’attraction et à l’amour, malgré les constants obstacles que ces dernies doivent surmonter ; les danses désespérées de ses héroïnes démontrent une volonté grandissante de briser les tabous, les principes désuets et autres discours vains et creux. Elles sont belles et lutteront jusqu’à la mort contre les esprits frappeurs, les fantômes et les âmes damnées du paraître et d’une sacrosainte idéologie rétrograde. Volin fracasse ses paroles contre les murs friables des faiblesses sociales, celles qui tentent constamment de dénoncer ce qui ne peut plus l’être. Une course contre la montre dont la sidérante conclusion, sublime et cruelle, nous hantera longtemps. Retrouvez Volin dès maintenant sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.