Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération (2e partie)

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SomElse : nouveau clip « Long Way Home »

Le retour à ses racines. Cette crainte de ne pas savoir, de revenir de l’inconnu pour s’y replonger ; sera-t-on le fils prodigue ou le paria ? Les bras seront-ils ouverts ou croisés et fermés à tout contact ? « Long Way Home » débute au fil des ultimes kilomètres d’un road trip que l’on imagine initiatique. SomElse a changé, n’est plus celui qui est parti. Même les raisons qui l’ont poussé à franchir les limites de la ville ont, elles aussi, été marquées par le temps. De jour comme de nuit, il y a le soulagement malmené par la crainte, la légèreté de l’ivresse inspirant les fantasmes d’un accueil souvent pensé mais ne représentant à aucun moment la réalité. Il y a ces personnalités intérieures et alter ego qui, de mois en années, se sont révélés, au rythme de leur importance dans la catharsis et la métamorphose. Le court-métrage fédère, apporte courage et détermination. L’aimée est là, au bout du bitume. C’est elle qui décidera et validera définitivement le retour. Une finalité qu’il nous faudra imaginer, sans qu’il puisse en être autrement. SomElse n’a pas de bagages encombrants, d’objets hétéroclites insipides et inutiles. Son existence est en lui, autour de lui, aura qu’il projette sur celles et ceux qui le croiseront lors de cette année qui s’annonce. Et l’écouteront narrer ses histoires, son amour, son attachement à ses origines. Pour en apprendre plus sur SomElse, rendez-vous sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


ZATO : nouveau clip « Quarterback »

Au bout de la vie, au bout du monde, il y a la peur. Celle de la solitude et, pire encore, de la trahison. Celle du drame anticipé mais cloîtré dans un silence et une résignation mortifères. « Quarterback » est écrasant de chaleur, de doute, de terreur. Les mystères instrumentaux et vocaux de ZATO, aidés pour les éléments électroniques par Joe Vitterbo, éclatent dans chaque plan de ce spectacle d’une déchéance humaine impossible à programmer. Prévoyant un avenir qu’il ne sait pourtant pas sien, le protagoniste principal ne prononcera aucune parole. Il suggèrera et influera sur les événements à venir, déité oubliée et mise de côté mais dont la possession latente va déclencher de tragiques conséquences. Les cordes du violon se tendent, l’atmosphère musicale d’une lave terrassante fait monter la pression de plusieurs dizaines de degrés. Tout est sur le point de mourir, nature et individualité. Si l’on veut s’émanciper, il faut se donner entièrement au malheur, l’éprouver, l’affronter. « Quarterback » transforme la lenteur de sa mise en scène en un redoutable suspense dont il est impossible de décoller nos rétines, tandis que notre souffle se coupe sans que nous puissions nous en rendre compte. Suivez les contes de la folie ordinaire de ZATO sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


M’Z : nouvel EP Cool is Watching You disponible (Anesthetize Productions)

La coolitude ; rien que le terme nous fait sourire. Et pourtant… Tandis que de plus en plus d’ouvrages nous avertissent sur les dérives des réseaux sociaux et leur influence constante à nous créer une image radicalement éloignée de la réalité, on n’a jamais autant vu passer de publications, de filtres, de stories ou de statuts dénués de sens et dissimulant au mieux un vide cosmique, au pire une fragilité prête à être mise à mal. Cependant, il convient d’être cool ; une règle devenue essentielle et à laquelle s’attaque frontalement M’Z sur ce nouvel EP. Le Big Brother numérique observe nos faits et gestes, nos instantanés photoshopés et autres découpages numériques donnant souvent la nausée. Analysant en profondeur le phénomène, le musicien le décortique, mettant instrumentalement en avant ses apparats new age et orientaux démesurés, ses cultures bien éloignées du réel, ses emportements colériques incontrôlables et gratuits, offrant aux illusions et mirages informatiques, mais également à leurs sources vives, des propos musicaux oscillant entre un amour artificiel et une haine gratuite et malvenue. Chaque piste déclame ses définitions de l’insensé et de la vanité, de la dépendance mercantile aux produits devenus socialement essentiels mais qui, en tout état de cause, ne pourront jamais remplacer leur origine. L’humain. Celui-là même qui, noyé dans les algorithmes et le pétrole, tente de survivre et de conserver sa maîtrise d’une génération qui lui échappe. M’Z essaie d’éviter le sacrifice ultime ; et éveille nos consciences, pour peu qu’il ne soit pas trop tard. Suivez ses révélations sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Feuillage : nouveau single « A » / Nouvel EP Layers Volume I disponible le 19 janvier

Quelques loops de guitares acoustiques et de nappes synthétiques. Une ambiance accompagnant merveilleusement le défilé lent et profond de l’image, les plans en mouvement de la découverte, des textures, des éléments que l’on peut pratiquement sentir sous nos doigts, sur nos peaux. Feuillage offre à sa musique et à son illustration visuelle une spontanéité qui, en plus de nous transporter vers d’autres terres et paysages, enivre nos pensées et évasions psychiques. « A », l’origine, l’eau dessinant les pierres et le sable. La source de toute vie. L’essence de nos existences. Le microcosme de l’artiste cherbourgeois prend lentement place au milieu de nos tourments, de nos indécisions. Il nous rappelle la légèreté de ce qui nous constitue, l’innocence que nous aimons perdre afin de nous poser en victimes mais qui demeure éternellement dans notre coeur, dans nos veines. Sinuant le long de nos corps et de nos esprits, les mélodies et boucles nous apaisent, nous bercent. Elles sont à jamais les épaisseurs revigorantes d’une renaissance bien méritée. Layers Volume I continuera, à n’en pas douter, à faire chavirer nos embarcations de fortune, celles qui nous donnent l’impression d’exister alors que notre salut doit être réapproprié dans de simples moments, dans ces secondes fraîches et sobres. Une merveille de purification et de plaisir durable. Suivez les promenades de Feuillage sur sa page FACEBOOK.


Esther : nouveau clip « Carbon » / Nouvel EP Pantom disponible (Polaar)

Une dystopie aux allures de cauchemar. Une ville anonyme, imprégnée de pollution atmosphérique et de gaz étouffants. Même la lumière, surréaliste, semble artificielle. Le monde auquel Esther nous confronte avec « Carbon » sent la fumée d’échappement et les brumes industrielles de cheminées crachant leurs sources de suffocation. Lors de ses premières secondes, le court-métrage paraît avoir égaré l’humain ; celui-là même que l’on retrouvera rapidement, focalisé sur l’artifice d’un irremplaçable écran. Les images subliminales de films d’anticipation de la fin du siècle dernier révèlent, contre les fracas rythmiques de la compositrice, leur véracité et leur faculté à avoir entrevu, vainement, ce qui nous attendait. La réalisation de la musicienne et de Bloc D est fascinante et effrayante. Elle enlace les pulsions apocalyptiques d’une piste acérée, avide de chair et de sang. Elle coud les formes humanoïdes du futur au fil de fer et au câble numérique. Au bord de l’annihilation, l’individu s’égare, sans y accorder la moindre importance, dans le labyrinthe de sa défaite face à la technologie et à la science. Une hallucination révolutionnaire et obsédante, hantant nos esprits de longues heures durant. Les prédictions d’Esther vous attendent sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.