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Aliocha : nouveau clip « C’est tout, c’est rien »

Une confrontation en face-à-face, sans essayer de se dérober au besoin de partage évanoui dans la disparition de l’autre. D’un extrême à son opposé, Aliocha déroule les tenants et aboutissants émotionnels d’une relation tourmentée, constatant ses merveilles et échecs dans la grâce d’une danse, d’une séduction sans lendemain qui promettait pourtant des heures éternelles, à deux. Le court-métrage, nostalgique des expérimentations visuelles minimalistes de la fin des années 1960, passe rapidement de la stagnation, nécessaire afin d’introduire le thème et les scènes servant à le magnifier, au mouvement, définition parfaite du poème lyrique du compositeur. « C’est tout, c’est rien » joue des paradoxes, des désaccords en les exposant de façon à la fois onirique et frontale. Une forme magnifique de grâce au coeur de la solitude, d’amertume caressant les vains espoirs de retrouvailles sombrant dans un inéluctable oubli. Les deux perceptions opposées des caractères interprétés se complètent admirablement, laissant au spectateur un goût aigre-doux dans la bouche et la gorge. Une superposition de l’émancipation et de la dépendance comme on en a rarement vues jusqu’à maintenant. Aliocha prolonge ses états d’âme et conclusions sensorielles sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Holden Lou : nouveau single « Monochrome »

Il est tellement difficile de parvenir à mettre en musique les constats de violences injustifiées et leurs effets physiques et mentaux sur celles et ceux qui en sont victimes. C’est pourtant sur cette piste plus que glissante que s’est lancé Holden Lou avec « Monochrome », couleur vide et triste d’une impossibilité de conciliation et de compréhension. Musicalement, le compositeur oscille entre les abrasions rageuses d’un rock teinté de noise, expression idéale des frustrations qu’il ne faut surtout pas laisser prendre le dessus, d’un côté de la barricade comme de l’autre, et des formes jazz déambulant dans les corridors en état de choc des psychés maltraitées à grands coups de menaces et de brutalités. En se focalisant sur un caractère féminin dont le témoignage paraît impossible à mettre en mots et en lumière, du moins en ce qui la concerne personnellement, Holden Lou nous immerge au coeur de l’affrontement, de ses secousses et de ses drames devenus bien trop habituels. De sa voix écorchée, épuisée par une lutte sans fin ni réceptivité publique, il exprime le désaveu de toute une génération, les actes d’une rébellion ultime et nécessaire se fracassant contre les murs de boucliers et s’étouffant dans la fumée des gaz lacrymogènes. Les fantômes de figures inoubliables planent au-dessus de « Monochrome », tragédie contemporaine de l’aveuglement autoritaire, politique et social. Une expression innovante de la révolution citoyenne que vous pouvez dès à présent étudier et suivre sur les pages FACEBOOK et INSTAGRAM de Holden Lou.


Rip Le Dino : nouveau clip « Reality »

Lorsque l’on pénètre pour la première fois dans les mystères visuels de « Reality », deux sensations s’imposent d’emblée : celle d’assister à un trip sous hallucinogènes remontant à plusieurs décennies, quand les drogues étaient plus une expérience qu’une dépendance, et celle, rassurante et amusante, d’un film mâtiné d’animations entre l’absurde et le sublime. Musicalement, le titre de Rip Le Dino est une merveille de douceur pop et psychédélique, invitation idéale à la découverte des surprises que le court-métrage expose dans chacun de ses plans. Entre le mirage extasié et le coup de foudre, « Reality » interroge sur la manière de regarder un événement particulier, de l’interpréter chacune et chacun à sa façon. Deux visions contradictoires et complémentaires, provocant une course effrénée pour vivre quelques instants de bonheur surréaliste le long d’une plage déserte et qui, de la magie à la pureté de sentiments étonnamment communicatifs, finissent par appartenir, à nos yeux, au domaine de la normalité. Une poésie prenant le temps de s’étendre devant un coucher de soleil, de savourer les bienfaits de la mer et de précieuses minutes de liberté totale, en nous en faisant largement profiter. Que ceux qui n’ont pas le sourire aux lèvres lorsque l’action s’arrête s’abstiennent de tout commentaire, afin de ne pas gâcher notre bonheur immédiat et prêt à perdurer. Les fantaisies sonores et esthétiques de Rip Le Dino vous attendent sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Lydmor : nouveau clip « The Gadget Song »

Sans les intentions qu’il expose lors de ses premières secondes, le nouveau clip de Lydmor pourrait ressembler – y compris du fait de son intitulé – à un enchaînement impromptu de saynètes se rapprochant dangereusement du bordel organisé. Sauf qu’une chose persiste pendant les presque cinq minutes de « The Gadget Song » : la portée mélancolique de sa musique et de ses paroles, l’approche frontale de l’opposition aux désirs et aux habitudes de l’autre, ceux-là mêmes au fil desquels bon nombre d’entre nous se voient isolés et effacés, humainement parlant. Dès lors, la chanson et le court-métrage, patchwork poétique d’une reprise en mains existentielle, sont un soulagement à long terme : de gros plans naturalistes en chorégraphies solitaires, d’instantanés filmographiques sincères et légers à de puissants et décisifs effets de l’affirmation d’une identité, « The Gadget Song » replace l’individu et sa liberté au coeur du dysfonctionnement amoureux. Les superpositions de couleurs et de moments de quotidien sont d’une clarté tout bonnement sensationnelle, motivant nos pulsions d’évasion jusqu’à parvenir à joindre le geste à la parole. Lydmor et ses fans ont réussi là où beaucoup n’ont fait que frôler l’impossible : faire éclore, au fond de notre détresse, un monde enfin palpable et que nous sommes à même d’atteindre, grâce à eux. Un travail exceptionnel et magnifique, dont l’exploration peut durer des heures entières. Retrouvez les odes sensitives de Lydmor sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Lune Of Atlantis : nouveau single « Rise » (Feat. Vanille)

Un plaisir simple, une idée qui ne demandait qu’à se réaliser et qui, au fur et à mesure qu’elle progresse pour nous, revêt les atours précieux d’une évidence. Lune Of Atlantis convie sa soeur, Vanille, à une collaboration inédite le temps de « Rise », titre dont les mouvements vaporeux et délicats d’une électro belle à couper le souffle signent immédiatement, dans les pages du livre de l’éternité, un moment apte à durer éternellement et résonner intensément en nous. Il est impossible de détailler ici la multitude d’images mentales qui nous saisissent lors de l’écoute de cette piste étoilée, renaissance de sentiments trop souvent écartés ou oubliés ; tout au plus peut-on affirmer que la conjonction de deux univers magnifiques et focalisés sur un extraordinaire dépassement du résultat final écrit l’histoire infinie de la filiation et du lien familial, de la présence des êtres aimés pour, contre l’adversité et les difficultés, jaillir à nouveau des ténèbres. « Rise » augmente en puissance sensorielle, focalisant ses nappes synthétiques, beats et glitches autour du chant, dont les lueurs cristallines nous saisissent et s’emparent de nos ultimes forces de résistance. Le confort de cet art contemplatif et mutuel est total, bienveillant, admirable ; et, plus que tout, nous permet de renouer avec une folle espérance, une amitié et une affection trop indicibles ou inavouables dans nos vies de tous les jours. Un pas en avant, sûr de lui et n’omettant jamais notre présence à ses côtés ; Lune Of Atlantis et Vanille resplendissent et éclairent une voie dont nous ne souhaitons plus jamais nous écarter. Les rêveries de Lune Of Atlantis sont à admirer sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Lonny : nouveau clip « Incandescente (Live Session) »

Lentement, elle avance vers un destin musical que son single ne laissait absolument pas présager. Avec la complicité d’artistes totalement dévoués au moment présent, Lonny développe les tonalités acoustiques de son sublime « Incandescente » en leur offrant des arrangements subtils et lumineux, braises flamboyantes accompagnant la narration sans faille de l’artiste et de ses arpèges. L’instant est unique, amplifié par l’endroit, un ancien manège dont les esprits se recueillent en silence autour des interprètes. Le temps s’évapore, se tait. Ne demeure que ce poème passionné et fusionnel, cette motivation du mouvement par la limpidité et la douceur d’une flamme étincelante, d’une brise légère modifiant chaque geste, chaque courbe. Lonny laisse paraître les changements infimes de température, de climat, d’intériorisation des ressentis sur la peau et au creux de la pensée. Le rapport mimétique entre le corps et l’esprit se voit magnifié par les dialogues instrumentaux que nous contemplons, par la fascination respectueuse de quatre minutes splendides et intimes. « Incandescente » brûle de mille feux salvateurs grâce à cette session flottant quelques mètres au-dessus du sol, entre le rêve d’une caresse et l’étreinte des fantômes de l’amour pur. Lonny vous convie à partager ses expériences uniques sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.