Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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Le Grand Monarque

Derrière ce titre et cette vidéo étrange et sortie de nulle part, une histoire d’amis ayant longtemps attendu avant de laisser la mue s’opérer ; exercice nécessaire et patience respectable pour un résultat magnifique, chargé d’émotions brutes et, parfois, contradictoires. La scène de destruction dont nous sommes les témoins arrivant trop tard est, lorsque l’on écoute les paroles du Grand Monarque, un recommencement, la possibilité d’une réalité autre, parallèle et reprenant vie dans notre imagination. Par le biais de la caméra de surveillance remplaçant nos regards, les artistes déploient une forme musicale élégante et régénératrice, bordée de teintes électroniques et de nappes tissées autour de la créature s’apprêtant à saisir la chance qui lui est donnée. Le Grand Monarque, contrairement à ce que montrent ses ultimes secondes, n’est pas un retour en arrière, une façon d’oublier ou de faire abstraction des regrets et des erreurs ; c’est une poésie du renouveau, une résurrection inespérée. « Tu as quitté ta peau » ; le mantra d’une réincarnation enfin rendue réalisable grâce à l’art de créateurs dont la mue nous saisit et nous laisse imaginer que, nous aussi, nous avons la capacité d’évoluer, de grandir toujours plus chaque jour, ennous en donnant la peine. En commençant par laisser les mille feux énergétiques du Grand Monarque nous transpercer, nous conforter dans la volonté d’un absolu que nous sommes maintenant préparés à atteindre.


Lubiana : « Be… (podcast) – #2 Real »

Au fil de « Be… », Lubiana avance, et nous avec elle. Aujourd’hui, elle aborde la vérité, thème bien trop souvent malmené ou dont la définition a été ternie pendant des décennies, ce dernier demeurant pourtant crucial à une humanité ayant perdu son essence, sa signification. Comme lors du premier épisode, Lubiana part de ce qu’elle a cru et imaginé, pour arriver à ce qui s’est réellement déroulé et, violemment, a changé sa perception intérieure, ses croyances et convictions. Pourquoi violemment ? La lumière peut être douloureuse quand elle vous frappe sans crier gare. Les projecteurs les mieux intentionnés peuvent vous consumer, vous brûler, vous faire ressentir l’équivalent moral d’une combustion spontanée. Alors que l’éclat l’entoure durant la diffusion de sa prestation lors d’un concours de chant, elle perd pied. Les faux semblants lui plaisent, au premier abord : cet intérêt porté sur sa personne, celui qu’elle cherchait depuis tant d’années dans ses persuasions, ses convictions. Mais les façades d’un succès trop rapide l’entraînent vers une solitude beaucoup plus pesante qu’elle ne l’imaginait. « Les amis : le premier hic » ; cette phrase, à elle seule, condense aussi bien son expérience que la nôtre, au fil du temps. L’adrénaline vous pousse à vous extasier, à vous glorifier sans réellement vous rendre compte des dangers que cela implique pour vous, psychiquement bien entendu, mais aussi physiquement. Sans aucun tabou, Lubiana détaille ces heures, ces jours et leurs conséquences. « En un coup, on me voyait. » La cause de la peur, du repli. L’extrême inverse d’une popularité considérée comme acquise mais toujours friable et dépendant aussi bien des réputations faussées que des impressions les moins sincères ou justifiées. Tout change. Le terme « peur » cité plus haut revient constamment dans la seconde partie de « #2 Real » ; le signe de cette angoisse de ne pas être entendue telle qu’elle est vraiment, de devoir dissimuler ses fractures intimes. C’est ainsi qu’elle choisit la voie d’une sagesse que beaucoup rejettent dans notre société contemporaine : donner, toujours plus. Ne pas se contenter de recevoir, d’accumuler. Exister, pour certains d’entre nous, passe par la dévotion à l’autre, totale, juste. La métamorphose pour être vraie. Pour se respecter, s’aimer. « La vérité est l’une des plus belles forces de la vulnérabilité. » Merci, Lubiana, de porter en toi cet espoir grandissant, rassurant, unique. Retrouvez-là dès maintenant, et sans attendre, sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


A Bord d’un Sourire : La Musique #3 avec Thérèse et Pedro Kouyaté

Le doute et la sagesse. La définition de l’Amour, des amours ; celui de l’art, celui de l’humain, celui d’êtres croisés au fil des créations et de leurs partages. La rencontre virtuelle entre Thérèse et Pedro Kouyaté est, autant l’admettre, totalement imprévisible. Rien ne saurait vous préparer à la sincérité et au bien-être qui vont rapidement s’emparer de vous. « Et pour toi c’est quoi l’Amour ? » Tout se lance, dans l’espace serein de paroles libérées. S’imprégner, avant tout, pour mieux apporter les éléments de réponse qui interviendront, spontanément et intimement. La musique soigne, guérit. Elle est une thérapie sans égale, tant pour soi-même que pour les autres. L’idée est lâchée en quelques secondes, sans retenue, avec conscience et sagesse. Elle se lit sur le visage des deux musiciens, lors de l’interprétation et de l’écoute. Elle trace les mots aptes à recouvrir, doucement, tendrement, les maux. Elle est multiple et unique. Universelle et intérieure. Le développement va pouvoir avoir lieu, peu à peu. Le ressenti, primordial, se place au cœur du propos ; et, par ce biais si particulier et unique, Thérèse et Pedro interviennent sur notre propre état psychique et émotionnel. Le simple fait de les regarder, de les entendre, nous bouleverse intensément. Nous expérimentons leurs paroles, leurs verbes, leurs définitions et résiliences. Nous empruntons un chemin unique en leur compagnie, car ils ont accepté de nous tendre la main pour nous y guider. Au quotidien, l’Amour est là, prêt à être saisi, à se laisser magnifier par celles et ceux qui le regarderont en face, sans peur ni appréhension inutile. Ce troisième épisode de La Musique explore des thèmes périlleux, risqués dans les temps que nous vivons toutes et tous. En ces heures sombres d’annihilation du sentiment, de rejet par l’égocentrisme ou le racisme, pour ne citer que ces traits de caractère revenant régulièrement sur le devant de la scène médiatique, parler de l’Amour, de l’Autre et du partage pourrait apparaître comme une destination méditative à consonance religieuse ou métaphysique façon New Age. Sauf que Thérèse et Pedro ancrent leur expressivité dans un réel tangible, qui s’adresse à eux et à nous ; qui nous pousse à RÉAGIR et AGIR. Filial ou en couple, l’Amour est tout et peut, s’il est malmené, devenir son contraire ; c’est cet enjeu que nos interlocuteurs pèsent dans leurs choix discursifs, dans leurs confidences. Deux phrases demeurent constamment en nos âmes après les larmes provoquées par cet édifiant rendez-vous. Thérèse : « L’Amour, c’est réussir à créer cette jonction où tu laisses suffisamment de place pour l’autre, mais sans te renier, toi. » Pedro : « Le pardon n’est pas la lâcheté ; le pardon, c’est humaniser l’autre. » Merci à vous deux d’exprimer à voix haute ce que beaucoup retiennent. De donner naissance à une lueur enfin visible et source d’une infinie sérénité.


Djema : nouveau clip « Soul Fire feat. Herba Vibration feat. Ginette »

Le moment est beaucoup trop rare pour ne pas être partagé. Une fête, entre amis, dans une communion des danses et des passions qui nous manque cruellement. « Soul Fire » se permet, grâce à ce contexte devenu idyllique, de définir autrement l’effet produit par la présence de celles et ceux qui nous font revivre, dès que la communauté se retrouve ; l’âme s’embrase, sans attendre. Les sonorités reggae offrent à Djema, Herba Vibration et Ginette le cadre idéal de leurs émotions fortes, de leurs ressentis devant ce qui devrait être reconnu comme la source thérapeutique ultime face à la déprime ambiante. « Donne-moi l’essence de ton âme » : la clé d’une fusion des énergies, des frissons et des réconforts mutuels. Filmé tel un documentaire axé sur le regard d’un invité, « Soul Fire » enflamme les sens de ses participants, leurs sourires, leurs confidences et intimités. Loin de toute forme de voyeurisme, c’est bel est bien une transmission de l’instant qui se produit à travers l’écran et nous saisit afin de mieux nous entraîner au milieu de cette foule compacte et respectueuse de ses congénères. Un lâcher-prise fédérateur, ancré dans le but ultime d’un genre musical axé sur les plaisirs et la revendication d’une liberté que personne ne peut entraver. Le feu s’empare inexorablement de notre esprit, pendant et longtemps après la fête. Répondez à l’invitation de Djema sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Stereospread : nouveau clip « Beautiful Noise »

Retour à l’ambiance slasher des 80’s grâce au nouveau clip de Stereospread ; et de fort belle manière, de surcroît. Ici, le « Beautiful Noise » dont il est question n’est pas le déclencheur de la nuit de cauchemar qui s’annonce, mais la musique que nous prenons en plein visage, ses sonorités synthétiques et son chant limpide marquant une différence flagrante avec l’action se déroulant à l’image. Le spectateur oscille entre l’assurance de sortir indemne de cette maison maudite et le malaise empli de suspense qu’elle s’évertue à faire agir sur nos nerfs et notre patience. Tandis que beaucoup de projets tous plus divers les uns que les autres se perdent dans les clichés inhérents aux genres qu’ils embrassent, Stereospread brouille les pistes, amplifiant dès lors l’effet d’un implacable scénario, tendu et impossible à lâcher. Alors qu’un cauchemar cinématographique à la John Carpenter (quelque part entre Halloween et L’antre de la folie) déroule sa pellicule avec patience et concentration, l’hymne pop lui servant de bande son apporte une exceptionnelle fluidité à la mise en scène et à ses retournements de situation. Les deux facettes d’une œuvre d’art, lumière et ténèbres ne faisant plus qu’un, pour notre plus grand et coupable plaisir. Les esprits frappeurs de Stereospread vous surveillent, tapis dans l’ombre, depuis leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Francoeur : nouveau single « Ô mon amour – Radio Edit »

Elle nous l’a annoncé lors de sa dernière prestation samedi dernier : une édition Deluxe de son magnifique D’où vient le nord sortira le 4 décembre prochain, emplie de surprises, de collaborations et, pour les collectionneurs et passionnés, de goodies tous plus attirants les uns que les autres. Un premier anniversaire à célébrer dès maintenant en nous replongeant au centre du maelström des tempéraments passionnés et déceptions intenses de ce « Ô mon amour » brisé dans son envol, au cœur de sa légèreté innocente et admirative devant la beauté d’une scène d’où tout va découler. Le souvenir de l’être aimé tandis que celui-ci dort, fondation sur le point de s’effondrer, nous brise. Malgré tout, demeure dans la poésie de Francoeur une sensation de lutte contre la résignation, aussi bien dans l’interrogation en écho de son refrain que face aux signes du destin, multiples et sombres. La peur de la réponse, l’angoisse croissante de la fatalité, imprègnent cette chanson qui, dès sa découverte, nous avait purement et simplement retourné les sens. Car qui ne s’est jamais posé cette terrible question en connaissant pertinemment la réponse qui l’accompagne ? Le ver dans le fruit, le diable tentateur ; Francoeur les connaît, les a subis mais ne cesse de lutter contre ces symboles du mal-être et du repli sur soi. Des sourires aux larmes, des espoirs à la solitude, il n’y a toujours qu’un seul pas. L’interrogation de la musicienne, debout devant nous, est : doit-il, pour de faux prétextes, être franchi ? Peut-il n’être décidé que de manière unilatérale ? Retourner le sablier. Et contempler le temps, pour le revivre afin de mieux l’accepter dans son inaltérable progression. Accompagnez Francoeur le long de ses mystères et éclats sensoriels grâce à ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.