Last Call : le résumé des actus du jour à ne pas manquer (2e partie)

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Déjà disponible en version numérique depuis le 1er juillet dernier, le nouvel EP d’Anteloper, Tour Beats Vol.1, sortira vendredi en vinyle et CD via International Anthem. L’occasion pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore la musique si particulière de la trompettiste Jaimie Branch et du batteur Jason Nazary de plonger à corps perdu dans quatre compositions où le free jazz et le psychédélique se télescopent, se cherchent et se répondent de la plus belle des manières. Une œuvre étrange, complexe mais surtout hypnotique, dont les sonorités parfois spatiales, parfois liquides ou iridescentes façonnent un écrin intemporel épris de liberté pour ses deux interprètes. L’inversion totale de la performance pure et centrée sur l’improvisation, tout en conservant une liberté créatrice hors du commun. Pour plus d’infos, rendez-vous sur les pages FACEBOOK et INSTAGRAM d’International Anthem.


Attention, choc sombre et mouvant en approche ; on a eu la chance d’écouter Fire Divine de NUIT OCEĀN (sortie le 23 octobre chez Rouge Neon Records), et l’EP nous a purement et simplement émus aux larmes. Le talent rare de Steve Mesmin, maître d’œuvre d’une sculpture artistique invitant aussi bien le R’n’B que des inspirations plus synthétiques, est de conjuguer l’organique et l’électronique afin de leur offrir une symbiose expressive que l’on n’avait encore jamais découverte. Le chant, dissimulé derrière quelques effets pudiques, transperce nos cœurs meurtris et fragiles, désincarne l’émotion pour en puiser la raison d’être et apporter son lot immuable de joies et de souffrances. Réservé et murmuré, Fire Divine est pourtant une pièce maîtresse de ces nouvelles formes d’art que seuls les grands compositeurs parviennent à mettre en forme, à peindre durant les journées les plus chaudes et les nuits d’insomnie les plus glaciales. Nous vous confions à la peau blessée de « Wounds » et vous invitons à en apprendre davantage sur NUIT OCEĀN grâce à ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Le duo angevin Kiss Doom Fate sortira son nouveau clip « Wake Up » le 16 octobre prochain. Celui-ci, annoncé comme « le plus pop et capricieux de leur prochain EP », démontre cependant une énergie électrisante nous précipitant soudainement dans une sublime mélancolie, là où l’électro et le chant installent de confortables duvets de peaux accueillantes et nous abreuvent de larmes sincères et imprévisibles. Sans pour autant délaisser un aspect dark devenu essentiel à son art, KDF dessine un avenir dont les regards aiment à s’égarer sur des instants plus lumineux, des surprises naturelles ou artificielles qu’il faut impérativement intégrer à la composition et à ce qui se doit d’être éprouvé, savouré, adoré. Surveillez donc bien cette future date et, pour mieux patienter, allez (re)découvrir les esprits charnels et vaporeux d’ « Innocence », diamant dont les reflets obscurs nous fascinent à chaque nouvelle expérience en sa compagnie. Tout ce qu’il faut savoir sur KDF est sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Le nouveau clip de Nana Adjoa, « National Song », est amené à rapidement devenir une référence à la fois militante, politique et personnelle. Face à la montée des nationalismes partout dans le monde, la musicienne d’origine ghanéenne s’est impliquée corps et âme dans la conception d’un hymne d’une beauté saisissante, déclaration d’amour et de fraternité qui bouleverse des ses premières notes et à travers ses sonorités tout en échos et résonances intérieures. Le court-métrage, où des danseuses vêtues des uniformes scolaires traditionnels de son pays portent la source vive d’une révolution que les femmes et chaque être qui les suivront portent en eux, transforme l’intimité d’un lieu naturel désert en pierre vivante d’une nouvelle ère. « National Song » marque les esprits, les bouscule, les éveille. Nos héritages s’y confondent et élèvent la parole unie de peuples amenés à se battre pour faire perdurer leurs racines, sans frontières ni barrières. Pour en savoir plus, rendez-vous sur les pages FACEBOOK et INSTAGRAM de Nana Adjoa.


La folie solitaire de l’isolement, de la solitude. L’absence. Le deuil. Au cœur d’un lieu froid et désincarné, Penelope Trappes détourne son regard, semble ne plus ressentir aucune émotion, dans ce « Eel Drip » annonciateur d’un EP du même nom dont la sortie est prévue le 23 octobre prochain chez Houndstooth. Le clip, lui, n’est pas à mettre devant tous les regards ; désespéré, sombre et mortifère, il demeure cependant la représentation suprême de la transition que le deuil impose, contre notre gré. La réappropriation d’une force, d’une lumière intérieure qui paraissait ne plus pouvoir émerger, grandir en nous. Les effets stroboscopiques, les basses de lignes cardiaques au ralenti, les distorsions mélancoliques de l’image et de la musique demandent à Penelope de se relever, de danser au ralenti pour retrouver chaque muscle, chaque pas volontaire et décidé. L’expérience sera longue, parfois impossible mais, surtout, purificatrice. Une décharge de courant continu autour de laquelle tourne la caméra de la réalisatrice Agnes Haus, laissant planer une patience nécessaire et transitoire. Éprouvant et cathartique. Dans l’attente du disque, retrouvez Penelope Trappes sur FACEBOOK et INSTAGRAM.