Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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crédit photo Filip Chrétien : Jérôme Sevrette

Filip Chrétien : nouveau single « Les courants d’air »

Tout doit tenir dans une missive. Dans les mots inspirés par le vent, le froid, un instant de la journée terne mais qui déclenchera malgré tout la prose de Filip Chrétien, la confession d’un homme blessé. « Les courants d’air », espaces entre les phrases, vides intérieurs et extérieurs, ne remplaceront jamais la constance de l’être absent. Sous une légèreté musicale aussi douce qu’une brise de soirée, la chanson se développe, noircit le papier au fur et à mesure de la compréhension des causes et conséquences. Malgré sa mélancolie, l’écrivain se doit d’aller jusqu’au bout, de vaincre cette tristesse qui l’avait auparavant bloqué. Le chant de Filip Chrétien, cette voix calme et grave, récite un texte vif, brûlant d’impatience de se voir exprimé. L’automne de l’existence paraît dès lors contre nature, troublant le déroulement logique de chaque chose, de chaque relation. Les éléments naturels symbolisent à la perfection l’idylle brisée, l’espoir de retrouvailles qui, dans le cours d’eau du destin, serait évident. Mais les caractères sont autres, les sentiments se flétrissent et les esprits perdent leur sève quand le temps accomplit son œuvre. Malgré cette forme tendre de résignation, « Les courants d’air » ne se complaisent jamais dans l’absence, mais y soufflent bel et bien l’espérance d’un printemps salvateur, au-delà du froid qui s’annonce. La poésie humaine de Filip Chrétien vous attend sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Chapi Chapo & les jouets électroniques : nouveau clip « No no no no no » (avec G.W. Sok)

Collector arrive à grands pas et on n’en peut plus d’attendre ce petit chef-d’œuvre de bricolage nostalgique (le 4 décembre prochain chez Music From The Masses / [PIAS]). Afin de patienter, ou plutôt de nous impatienter, le clip de « No no no no no » continue de nous mettre l’eau à la bouche, que l’on ait grandi dans les glorieuses années 80 ou qu’un semblant de French Touch, comme beaucoup aiment à l’appeler, parvienne aux oreilles des plus jeunes d’entre nous. Ce nouvel extrait développe toujours plus l’ingéniosité de Chapi Chapo, de même que son ouverture musicale et spirituelle à d’autres médias, comme le chant de G.W. Sok, plus clamé que mélodique. Qu’importe : la relation entre les deux interprètes offre une dimension supplémentaire à l’œuvre, invitant aussi bien les sonorités de génériques pour enfants que les discours obsessionnels du punk. Les images condensées par Mat Bert 3000 amplifient ce décalage artistique, tubes cathodiques en noir et blanc venant accueillir des traits dessinés avec simplicité mais dont l’immédiateté et la beauté n’ont absolument pas besoin de plus de détails. « No no no no no » est une vitrine nous invitant à voyager dans une multitude d’époques, à voir ce qui existait et à nous positionner devant la désincarnation des multiples écrans qui font notre quotidien moderne. Sans sombrer dans le sempiternel « C’était mieux avant », le court-métrage est une bouffée d’oxygène aussi poétique que réconfortante. L’univers dystopique de Chapi Chapo vous tend les bras sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Hellena : nouveau clip « Demythed »

Il nous tarde de découvrir le premier album d’Hellena, tant celui-ci promet de marier à la perfection cultures et influences musicales, d’offrir à la musicienne la possibilité d’enfin exprimer le maximum de ses capacités. Pour celles et ceux qui émettraient encore certaines réserves, la beauté horrifique et chorégraphique de « Demythed » devrait très nettement changer la donne. Illustrant la condition féminine dans sa manière d’être malmenée et dans la parole qui, depuis quelques années, commence à être entendue, Hellena ajoute une valeur supplémentaire au discours par le biais d’une poésie musicale appelant les figures de la mythologie à s’éveiller et amplifier la rébellion qui s’annonce. Medusa, d’une terrifiante beauté, émerge de la solitude et du vide, du lieu inconnu où elle avait été enfermée, et pétrifie ceux qui tenteront de la faire taire. « Demythed » fait renaître l’énergie folle et éternelle que Kate Bush n’hésitait pas à mettre en avant malgré les critiques et son anticipation de la forme visuelle et musicale ; mais ce qui distingue le travail d’Hellena de son illustre inspiration, c’est cette irrépressible envie de dépasser les formes d’expression, de leur donner autant de valeur esthétique que d’argumentation sociale et humaine. Sa performance est fascinante et essentielle dans le combat quotidien des victimes d’un patriarcat démodé et dangereux. En quelques minutes, elle personnifie des décennies de lutte tout en allant encore plus loin, en s’imposant comme la déesse à suivre pour faire chuter les a priori les plus anachroniques et révoltants. Suivez Medusa et Hellena dès maintenant sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


Arlo Parks : nouveau clip « Green Eyes »

Il est toujours délicat de donner une définition de la poésie moderne d’Arlo Parks, tant la musicienne ancre ses créations au creux d’une multitude d’images et de ressentis dont elle dessine les formes en trempant sa plume dans le réalisme et le rêve. « Green Eyes », instant solitaire cependant en perpétuel mouvement, approfondit le rapport de l’artiste et de son œuvre : sur des mélodies électro douces et sensibles, elle impose sa voix, son insatiable inspiration au cœur d’une tourmente visuelle qui ne cesse de nous surprendre et d’ajouter une multitude de détails essentiels. Scène de théâtre amenée à se lier, en toute logique, au quotidien, « Green Eyes » se développe le long de la narration contemplative d’Arlo Parks, de son observation de la fragilité du lien amoureux et humain. Alternant les souvenirs et les actes d’une tragédie moderne, la réalisation de Louis Bhose expose une succession d’images racontant, dans la pénombre ambiante de la fin d’un cycle émotionnel, les étapes de l’éloignement. Tragique et magnifique, le spectacle fait preuve d’une justesse d’écriture et de mise en scène que chaque plan amplifie jusqu’à l’image finale, reflet d’un monde parallèle où la beauté parvient à vaincre la fatalité, sans que le temps ne puisse détruire ce qui a été précédemment tissé. Un esprit soul dans sa pureté la plus fragile et palpitante. Arlo Parks vous raconte ses drames et exaltations sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Coco Bans : nouveau clip « What Did You Say »

Tout commence par une contemplation. Par l’expressivité lyrique et poétique d’images sans époque ni influence, impossibles à exposer dans l’espace et le temps. Leur alternance, leur grain constamment modifié, leur superposition surprennent puis passionnent, dès qu’elles s’unissent à la musique et au chant de Coco Bans. « What Did You Say » n’est pas un clip comme les autres : c’est une œuvre d’art vivante, dont le sang bat constamment dans les teintes et peintures que l’artiste emploie afin de lui insuffler l’énergie tragique qui la fera grandir et révéler la plupart de ses secrets. Les apparences se désintègrent peu à peu, le romantisme noir de la chanson nous saisit, nous étreint. Entre l’horreur de l’évidence et la poésie de la cruauté, le court-métrage déploie ses plans lumineux puis glaçants, sa terrifiante vérité et ses apparences trompeuses. Il y a tant de victimes au creux de « What Did You Say », de la vision ultime du fantastique dans l’art mélodique développé par Coco Bans. La mélancolie de son œuvre se transforme, sous le regard d’Iris Dracos et Dylan Jolly, en monstruosité humaine, en damnation éternelle consécutive au meurtre et au mensonge. D’une beauté ténébreuse et sublime, l’atmosphère angoissante et baroque de ce travail hors du commun, empli de tristesse et de violence, est autant une épreuve qu’une source fascinante de plaisirs sensoriels. La rencontre ultime de l’image, du texte et de l’instrumentation, sans chercher un seul instant à lisser ce qui ne doit jamais l’être. Demeurer fidèle à sa vision, aussi éprouvante et merveilleuse soit-elle. Coco Bans vous invite à explorer son lyrisme intemporel sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


BEACH SCVM : nouveau clip « Pool Friends »

L’idée est simple mais, en ces temps de grisaille perpétuelle, fait de véritables merveilles. « Pool Friends » s’impose, et pour longtemps, comme le moment ultime de réjouissance ensoleillée et de plaisir hautement efficace et recommandé. BEACH SCVM espérait signer un clip apte à faire sourire celles et ceux qui le regarderaient ; ce dernier va plus loin encore, éradiquant la pluie et la déprime ambiante de cette fin octobre terriblement plombante. À croire que le groupe a attendu le moment idéal pour sortir son extase visuelle : l’énergie communicative de la réalisation, la nonchalance du trio attendant ses invités pour une débâcle façon Spring Break, tout est là afin de rompre avec la monotonie quotidienne, de jouir de plaisirs simples et immédiats, de sentir la chaleur et les effets désinhibants du lieu et des boissons consommées pour profiter au maximum de la fête exposée dans toute sa fabuleuse effervescence. Un pur bordel organisé durant lequel tout est possible, voire inévitable, sans conséquences déplacées ou reproches inutiles. Tous les objets et les corps deviennent une source potentielle de bonheur et d’échange, de frénésie et d’explosion humaine et sensorielle. Une vision unique et contagieuse du carpe diem, pour laquelle on est obligé de remercier BEACH SCVM, du fond du cœur. Allez chercher votre invitation à rejoindre le club des « Pool Friends » dès maintenant sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.