Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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crédits photos : Audrey + Wandy / Eva Quillec / Katty Castellat / Pascal Laplassotte

RoSaWay : nouveau clip « On Your Way Up »

« On Your Way Up » aime se jouer des apparences afin de délivrer une poésie musicale et visuelle audacieuse et imprévisible. À travers ce nouveau clip, RoSaWay dépasse les contours de l’art, qu’il soit cinématographique, chorégraphique ou mélodique ; c’est au cœur de la confrontation entre les genres que l’œuvre prend racine, sous un soleil qui, dans nos journées sombres, nous réchauffe et nous rassure. On pourrait aisément rapprocher le court-métrage d’un défilé d’images dont les couleurs nous saisissent, qu’elles soient vestimentaires ou géographiques. De plus, aucune notion de temps ou d’espace n’est évidente, que cela passe par une DS qu’on a plaisir à admirer ou par l’immensité de décors infinis. Dans ce contexte, source inépuisable de bonheur que de fascination, le titre éclate littéralement, merveille scintillante de pop et d’arrangements subtils et ciselés, qu’il s’agisse des chœurs ou des mélodies à la flûte traversière ou au chant. « On Your Way Up » chasse les pensées et énergies négatives pour ne conserver, en notre faveur, que la bienveillance et la lumière. Une atmosphère parsemant le nouvel EP du duo, Dreamer, sorti le 9 octobre dernier (Infinity Gritty / Ropeadope Records). Pour tout savoir, rendez-vous sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Cabane ft. Kate Stables & The Fantasy Orchestra : nouveau clip « Take Me Home, Pt.2 » (Take Away Show – La Blogothèque)

Il suffit de petits riens. D’instantanés ne durant que quelques précieuses minutes durant lesquelles chacun de nous se fond dans le spectacle qui lui est offert. De voix perçant le vide souvent abyssal de l’existence, le doute, la confusion. De langages musicaux au creux desquels l’échange est la clé, le sel de la communication et de l’entente. Cabane, Kate Stables (This Is The Kit) & The Fantasy Orchestra nous offrent, grâce à cette captation en plein air de « Take Me Home, Pt.2 », un moment de grâce ultime, de perfection humaine comme on en voit trop peu. Les vibrations existentielles et naturelles émanant de ce titre beau à se damner traversent nos corps et nos esprits, nous subjuguent, nous paralysent. Dans une implication totale de tous ses participants, la session de La Blogothèque alterne avec une incroyable fluidité les plans larges et serrés, détaillant l’harmonie régnant sur une interprétation à couper le souffle. Entre tendresse et mélancolie, entre partage et frémissement, le spectacle intimiste que nous savourons pendant plus de huit minutes nous transcende, nous trouble, nous saisit. L’exemple parfait de la définition de l’art, de son universalité autant que de son intériorisation, nécessaire pour mieux naître lorsqu’il est exposé aux oreilles et aux regards. Toutes les informations de Cabane sont disponibles sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Toybloïd : nouveau clip « Seven »

En cette interminable période de disette scénique, « Seven » de Toybloïd fait réellement du bien à voir autant qu’à écouter. Des concerts vus du public puis des coulisses, entre répétitions, moments saisis sur le vif, shootings photos et regrets de ne plus pouvoir arpenter la scène ; ce making of qui n’en est pas vraiment un ne perd pas de temps à s’arrêter sur quelques détails mais, au contraire, nous balance ses secondes rapidement reconnues d’utilité publique.  De l’adrénaline qui nous excite implacablement tout en faisant résonner ses paroles non pas comme une fatalité, mais bel et bien comme un objectif, pour peu que tout le monde se décide à se réveiller et à bouleverser l’ordre culturel et les fausses bonnes habitudes : « You stay here staring at the time you’ve spent, the long damn years that you’ve just wasted, your whole life evaporated ». Il est peut-être grand temps de sortir du cadre, de saisir la chance que Toybloïd nous tend et nous propose grâce à ce mouvement ascendant prêt à partir en vrille ; un vent certes puissant, mais qui a le mérite de remettre les idées en place. On prend tellement de plaisir à fréquenter les abords du groupe via la vidéo qu’il est, quand cette dernière s’arrête, rigoureusement impossible de ne pas vouloir prolonger la magie. En redémarrant d’une aussi belle manière, « Seven » nous fait sortir de nos retranchements et s’amuse à cramer nos œillères, histoire de nous redonner une vision plus simple et dynamique de la noirceur imposée du futur. « I never regret it, I never forget it ». Rejoignez la course sur les pages FACEBOOK et INSTAGRAM de nos inépuisables rockers.


Shaken Soda : nouveau clip « Complex Identity »

Jeune cadre dynamique recherche sa véritable raison d’être, quitte à passer pour le premier des fous furieux dont personne n’aura rien à faire en le croisant dans la rue ; voilà, en substance, à quoi ressemblent les premières secondes de l’addictif « Complex Identity » des Toulousains de Shaken Soda. Un titre qui, images mises à part, donne radicalement envie de se bouger, dans tous les sens du terme. Déjà, de n’accorder aucune importance au regard des autres, que l’on soit en pleine chorégraphie, simplement vêtu d’un tutu rose, ou subissant une incessante métamorphose corporelle. « Complex Identity », à l’image de ce qu’il se doit d’illustrer, charrie en tous sens son lot de plans barrés, de saynètes dont le décalage nous inspire un plaisir totalement décomplexé. Une schizophrénie musicale et visuelle dont on ressort épuisé mais avec un étrange sourire aux lèvres ; celui du spectateur et auditeur ayant, en un peu plus de trois minutes, complètement perdu la raison sans que cela ne soit grave, désespéré ou dangereux. Depuis la découverte de ce summum d’insalubrité mentale viscérale, on s’enfile la recette en shots successifs pour mieux transpirer et exsuder nos frustrations. Autant dire que le premier EP éponyme du trio, attendu pour vendredi prochain, nous donne terriblement envie. Histoire de faire une pause entre deux incendies de dancefloor et de rues trop sages, rendez-vous dans l’antre de Shaken Soda sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


The Hyènes : nouveau clip « Bègles »

Que se passe-t-il vraiment dans la tête de Philippe Poutou ? Autant avouer que nous sommes nombreux à nous être posés la question. L’homme politique que l’on adore détester, indétrônable numéro un niveau capital sympathie lors des élections présidentielles, s’est prêté au jeu de The Hyènes le temps d’un « Bègles » nous plongeant en pleine introspection du candidat NPA. Dès lors, le clip devient un impeccable mélange d’affection et d’ironie, un regard malin et complice sur les bouleversements subis par le quidam depuis plusieurs années. Le prisme télévisuel et populaire pouvant intensément nuire à la personnalité, notre syndicaliste attend et subit les assauts plus ou moins attentionnés du destin, ces derniers faisant infuser son imagination pour mieux troubler les frontières entre le militantisme acéré et la soumission sociale. Cela étant, nul message politique dans « Bègles », que beaucoup auraient tendance à considérer à tort comme un spot publicitaire déguisé ; non, c’est bien d’honnêteté qu’il s’agit, de se mettre au service d’une chanson dont les constats amers viennent amplifier les rencontres et aventures de son héros. Dans ses ultimes plans sous forme de pétage de câble dissimulé sous une poésie solitaire et mélancolique, le spectacle nous montre l’humain, l’objet des idées reçues en contradiction avec son for intérieur. Humoristique et pleinement conscient de ses forces et de ses fragilités, le court-métrage voit son cadre égratigné par le désespoir inhérent aux paroles de The Hyènes, à leur rock acide et désabusé, à découvrir en long format sur un nouvel album, Verdure, disponible vendredi prochain (Upton Park). En attendant 2022, n’hésitez pas à aller militer pour le groupe sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Deep Down Wise : nouveau clip « Ignite »

Froid et profond, le rock de Deep Down Wise prend une dimension encore plus intense et cathartique en nous consumant le temps d’un « Ignite » fascinant et dont les symboles successifs s’ouvrent à une multitude d’interprétations. Aussi bien porté par des contextes culturels qu’historiques, le clip est une expérience unique, superposant dans une incroyable fluidité plans et pictogrammes au fond desquels les ténèbres sommeillent et attendent leur heure. Comme si la chaleur ici transmise était interdite, sacrilège même ; un feu ouvrant les portes de l’univers parallèle et mystique que nous y observons pour mieux nous y engouffrer, inexorablement attirés par son pouvoir de séduction et d’addiction. Grâce à une mécanique musicale fiévreuse, entrelaçant à la perfection le synthétique et l’organique, « Ignite » se vit tel un conte adulte passionné et menaçant. Une purification essentielle, seule à même de nous guérir de nos blessures les plus secrètes et enfouies dans l’obscurité de nos nuits intérieures. Ou comment acquérir une forme singulière de sagesse par la souffrance et la rédemption, en regardant cette flamme vivante apte à réchauffer nos chairs meurtries et nos esprits endormis. Pour en apprendre plus sur l’univers à part de Deep Down Wise, rendez-vous sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.