Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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crédits photos : Marble Slave / Hante / Céline

The Jacques : nouveau clip « Do Me For A Fool »

L’ambition principale de The Jacques, grâce à « Do Me For A Fool », est de dénoncer la façon dont certaines relations peuvent devenir un fardeau difficile à porter au fil du temps, un poison coulant lentement mais sûrement dans les veines de sa victime. C’est la toute la force de ce nouveau clip nous présentant les Britanniques sous un jour beaucoup plus décontracté, collectif prêt à combattre l’infection grâce à l’amitié et à une certaine forme de nonchalance. Malgré quelques seconde de distanciation humaine (comme ce plan en accéléré devant les marches de l’escalier), ce qui fait le ciment du groupe est, plus que tout, la collectivité mue par de simples mais efficaces plaisirs. Dans des tons indie pop aussi colorés que leur illustration à l’écran, film du souvenir autant que de ce qui pourra tout changer, The Jacques délivre, avec un naturel qui nous donne le sourire aux lèvres, un antidote efficace et parfait contre les nuisances égocentrées qui nous encerclent. Cette innocence déjà marquée par l’expérience sera, c’est certain, au cœur de The Four Five Three, premier album très attendu et dont la sortie est prévue pour le 6 novembre prochain. D’ici là, allez retrouvez The Jacques sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Augenwasser : nouveau single « Paid The Rent / Going Out »

Difficile de ne voir, dans la musique d’Augenwasser, qu’une pure et simple électro dont le minimalisme quasiment ambient, s’il n’était porté par la sagesse apaisée de rythmes et loops à haut pouvoir de dépendance chez l’auditeur, pourrait en rebuter plus d’un. « Paid The Rent / Going Out » démontre, en un peu plus de trois minutes, que les impulsions drone des œuvres précédentes peuvent amplement être dépassées par le compositeur suisse Elias Raschle, dès lors qu’il s’agit d’inviter à la danse toute personne susceptible de vouloir se laisser porter par des lits accueillants de mains et de corps bienfaiteurs. Une douceur cachant cependant, au creux d’un chant teinté de résistance autant que de mélancolie, l’acidité d’une volonté croissante de ne pas sombrer dans la facilité ou la pâle copie. Augenwasser peint ses créations, en trace les moindres détails jusqu’à ce que ceux-ci prennent vie sur la toile dont il se sert comme partition. Des illustrations de vie, de joies et de peines, d’obligations quotidiennes qui ne l’empêcheront pas d’aller de l’avant, pour son salut autant que pour le nôtre ; et comment refuser l’invitation, dès lors que ses formes et ses promesses sont aussi attirantes que réelles ? Pour en avoir le cœur net, vous pourrez découvrir Sleepdancer, merveille de songwriting baigné d’ambiances variées et intimes, lors de sa sortie le 13 novembre prochain (Les Disques Bongo Joe / L’Autre Distribution). Augenwasser vous en explique davantage sur son inclassable univers en vous donnant rendez-vous sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Minuit Machine : nouveau clip « Don’t Run From The Fire »

Chaque clip de Minuit Machine est bien plus qu’une mise en scène d’autoportraits mouvants et d’images subliminales ou elliptiques ; c’est une histoire venue d’un autre univers, là où les sonorités synthétiques et les illustrations visuelles jouent entre elles, se cherchent, se happent et se dévorent. « Don’t Run From The Fire » ajoute cependant une tonalité supplémentaire à l’œuvre du duo, de plus en plus imprégné par le désir de créer une musique mêlant sens et militantisme, ambition et volonté de se retrouver face à soi-même pour mieux lutter contre les dérives de nos propres identités. « Fight, it’s not a crime / To search for a better life ». Plus l’écran devient net, plus la pulsation des veines et l’irrigation cérébrale accélèrent en une cadence qui dévastera toute volonté d’autrui de nous réduire à néant. Minuit Machine sait quoi voir en nous et comment laisser sortir ces émotions considérées comme disgracieuses par une majorité bien trop passive et nihiliste. L’artifice explose dans nos neurones, se répand, nous fait bouger et marcher selon le tempo de beats profonds, d’harmonies charnelles fusionnant métaux lourds et arrangements acides. Une ascension irrévocable, transcendée par des éclairages dont les lumières noires, les voiles bleutés et les projecteurs rouges dessinent un organisme vivant, une vibration terrestre sur le point d’entrer en éruption. À nous de la porter vers les sommets pour la voir voler en éclats et se propager, cathartique et salutaire, notamment grâce à l’EP Don’t Run From The Fire attendu pour le 16 octobre prochain (Synth Religion). Minuit Machine vous accueille pour la métamorphose sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Kill Me Baby ! : nouveau clip « Better Place »

Ne vous fiez pas aux apparences des premières secondes de « Better Place », à leur douceur printanière et nostalgique d’un Flower Power trop souvent à la mode ces derniers temps. Kill Me Baby ! risque bel et bien de vous prendre par surprise sans que vous vous en rendiez compte, et c’est bien ce qui fait son charme et sa vénérable cruauté. En imaginant un monde meilleur et utopique ou le rock et les harmonies vocales retrouvent enfin leur véritable place dans l’écriture, le groupe remue les cendres encore fumantes du noise fin de siècle et les malaxe en y ajoutant quelques gouttes de sueur et beaucoup d’énergie. Un golem visuel et sonore prenant vie grâce à l’inspiration éblouissante que l’on voit traverser ce court-métrage faussement sage, mais qui parvient à littéralement nous bousculer et remuer nos méninges durant plusieurs minutes. À la croisée de l’adolescence fougueuse et d’un âge adulte plus ingrat que son prédécesseur, « Better Place » se joue des époques, des genres et des langages artistiques, n’hésitant pas une seule seconde à plonger tête la première dans des paradoxes temporels hallucinants et passionnants. De quoi nous faire trépigner avant la sortie d’un premier EP éponyme le 14 octobre prochain. Toutes les infos bouillonnantes de Kill Me Baby ! sont à retrouver sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Roxane Arnal : « No One Knows My Name » feat. Baptiste Bailly (Valencia Live Session)

À l’occasion de la sortie de son EP Doorways ce vendredi (Quart de Lune), il était temps pour nous de revenir sur notre admiration pour Roxane Arnal, notamment grâce à ses performances live captées lors d’une Valencia Live Session qui, encore aujourd’hui, nous transportent au creux d’un blues antédiluvien et dont le respect pour ses aînés demeure irréprochable. La multi-instrumentiste et compositrice n’hésite pas un seul instant à utiliser ses capacités pour créer un langage idéal de la pensée et du ressenti : d’harmonies sauvages en accords nous rappelant la beauté d’espaces répandus à travers le monde, elle saisit ses mots et mélodies, accompagnée notamment par les douceurs climatiques du piano et du timbre de Baptiste Bailly. Entre regards concentrés et narration mêlant admirablement réalité et fiction, Roxane Arnal diffuse les huiles essentielles d’une résurrection d’époques où le songwriting servait avant tout à transmettre les légendes et patrimoines de familles et de peuples depuis disparus. Une créatrice unique, portée par la sagesse d’ancêtres qui, dans les recoins de son âme, veillent éternellement sur elle. Roxane Arnal vous attend pour suivre son périple sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


KO KO MO : nouveau clip « Last Night A D.J Saved My Life »

Reprendre Indeep avec l’énergie à part de KO KO MO ? Sérieusement ? À l’annonce de cette rencontre qui, il y a quelques semaines encore, nous paraissait du domaine de l’impossible, on attendait le résultat fébrilement mais en ne tenant cependant plus en place. Et le premier constat qui s’impose est la formidable complémentarité des deux projets, malgré leurs presque quatre décennies d’écart ; à tel point que le riff originel semble avoir été écrit pour résonner le long des cordes de guitare de Warren. Ce mix passionnant de respect et de réappropriation crée, chez le spectateur, la sensation si rare d’assister à un moment unique en son genre, dévolu à la sueur et au plaisir. Dans un monde culturel où le disque ne fait plus sensation (ce qui était au cœur de la prophétie d’Indeep en son temps), KO KO MO démontre que spectacle et son ont chacun leur importance, ensemble bien entendu, mais également séparément. Devant la caméra de Kevin Charvot, Warren et K20 entremêlent les époques et prouvent qu’elles ne sont pas aussi distantes qu’on voudrait nous le faire croire. Une électricité débordante au service d’un discours exposé sous une forme revendicative qui, tandis que tout paraît sombrer pour la culture mondiale, ne se laisse pas écraser par le poids d’un futur incertain. Ce que le D.J faisait en 1982 est ce que nous devons tous accomplir, et c’est ce superbe espoir que la force de la reprise fait renaître en nous. Dieu sait que nous en avions bien besoin. Merci à KO KO MO ; rien n’est fini, tout commence. Si vous aussi, vous êtes en quête de salut, retrouvez nos musiciens sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.