Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

Publié le par

Working Men’s Club : nouveau single « Teeth » (Anthony Naples Remix), 2nd hand-stamped pressing

La pure folie électro rock de Working Men’s Club, merveille de jouissance énergétique incontrôlable et de delirium imposé à l’auditeur sans que celui puisse résister à son appel ne serait-ce qu’une seule seconde, se retrouve aujourd’hui entre les mains d’Anthony Naples pour une relecture qui, si elle ne semblait pas nécessaire, vaut réellement le détour. Beaucoup plus sec que son matériau originel, le remix essore la dimension cathartique de « Teeth » et la transforme en une piste progressive, variant les plaisirs et désirs sans aucune trahison. Il aurait été vain d’essayer de retranscrire d’une autre façon la tension inhérente aux racines de ce nouveau mal insidieux ; ici, on éprouve aussi bien une forme d’attraction inexorable qu’une noirceur qu’on tient par-dessus tout à explorer, de décombres en cendres lourdes et volantes. Les rejets industriels d’un cataclysme qui nous avait déjà obsédés, des mois durant. Les résidus de l’apocalypse, sur lesquels une nouvelle forme de vie peut naître. De quoi trépigner avant la sortie de l’album éponyme dès vendredi prochain. En l’attendant avec impatience, nous vous invitons à retrouver Working Men’s Club sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Margaux Simone : nouveau clip « Adieu la Riviera »

La part de fantasme qui parcourt incessamment le nouveau clip de Margaux Simone resplendit dans des couleurs profondes et éclatantes, des attitudes invitant au désir et à la volonté de faire durer le rêve. Pourtant, « Adieu la Riviera » s’emplit, au fur et à mesure de son histoire, d’une nostalgie difficile à accepter, d’un lendemain qui déchante sous les mouvements lents et limpides d’une pop admirablement bien écrite et arrangée. Le décalage temporel de l’image et du son, cassant les codes de la réalisation classique, nous transporte dans une forme cinématographique baignée d’ambiances 70’s, de comédies dramatiques que l’on ne pouvait voir qu’en double programme dans une poignée de salles obscures ; un aspect lisse et lumineux qui amplifie d’autant plus la rupture, la colère, le soufre explosant littéralement face à nous tandis que Margaux Simone murmure ses mots, ses regrets et le constat d’une insupportable trahison. Explorant son art en se surprenant autant qu’elle nous déconcerte et fascine, l’interprète devient réellement une référence à suivre de très près. Pour en apprendre davantage, rendez-vous sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Markus & Shahzad : nouvel album Janna Aana le 16 octobre prochain (Dionysiac Tour / L’Autre Distribution)

Le plaisir immédiat que l’on prend à écouter cette nouvelle œuvre de Markus & Shahzad peut paraître simple à expliquer au premier abord : l’alliance de sonorités ethniques et d’une production plus moderne fait rapidement effet, laissant l’auditeur s’immerger dans un univers sonore ensoleillé et dont les ramifications ne cessent d’apparaître, au fur et à mesure des pistes et des pulsations. Mais tout l’intérêt de ce second album est ailleurs, dans la recherche de l’union parfaite de deux univers et dans l’approfondissement de la connaissance que les artistes souhaitent explorer, cette démarche renforçant leur ineffaçable confiance. Janna Aana n’est pas est pas un opus traditionnel, loin de là ; il est l’accord ultime, le Nirvana musical d’un lien scellé dans l’art, dans l’image, dans l’humain. Ces « Allers-retours » entre la France et le Pakistan font de leurs différences un acte lumineux, bourré d’idées toutes plus bouleversantes les unes que les autres et d’un bonheur qu’il est rare de pouvoir toucher à ce point. Dix chapitres d’un conte millénaire, trouvant sa forme finale ici et maintenant. Dès le début du mois d’octobre, Markus & Shahzad vous donnent rendez-vous sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM pour vous dévoiler les coulisses de la réalisation de Janna Aana ; une série de rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte.


B-Astre : nouveau clip « B your own star »

Il faut oser affirmer, durant les jours sombres que nous traversons, que chacune et chacun peut devenir l’étoile d’un firmament éclatant, d’une constellation artistique où l’individualité peut mener à de grandes causes et conséquences. B-Astre l’affirme, depuis plusieurs mois, par ses engagements permanents, que ce soit durant ses concerts à la maison du samedi, ses interventions citadines, ses partages et coups de gueule ; toutes ces sources de rébellion hypersensible qui l’ont amenée aujourd’hui à « B your own star », espoir tout sauf vain d’un renouveau lumineux sur les cendres brumeuses et fumantes de convictions qui n’en sont plus. Par la danse et le sourire, par son regard convaincant et rassurant, elle nous attire, sème les graines d’une réflexion profonde, d’une fonction que nous avons toutes et tous pour repeindre les murs effrités de bâtiments artistiques sur le point de céder. Rythme et musique grandissent, se transforment, encerclent une femme possédée par son langage et sa folle volonté, marquant la réalité d’actes, de gestes, de dons de soi qui bouleversent radicalement un ordre au bord de l’implosion. Une lumière se diffusant de corps en corps, d’âme en âme. Et irradiant sur la multitude, par sa sagesse et son honnêteté. Tout ce que vous désirez savoir sur B-Astre est dispo sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Proksima : nouveau clip « Le syndrome de A »

Au départ, la rencontre de ces deux univers nous laissait ressentir, au plus profond de nous-mêmes, une œuvre teintée d’étrangeté, de mysticisme, d’un redoutable symbolisme visuel et artistique. Entre Proksima et le dessinateur Guillaume Mazel, l’alliance semblait nécessaire, évidente ; mais le résultat ne pouvait en aucun cas être prévisible. « Le syndrome de A » est un tableau vivant, celui du corps et du trait, du noir et blanc physique et de la feuille vierge recevant le mouvement. Le statique transformé en fantasmagorie, le fantastique à la hauteur de l’humain. Le jeu des décors et des gestes, l’histoire cinématographique d’une multitude de détails que la chorégraphie amplifie toujours plus. La chair est sensuelle, parfois effrayante mais continuellement fascinante, de muscles en tendons, d’architectures intérieures et extérieures en créatures mécaniques auxquelles les artistes confient leurs désirs existentiels les plus confondants et impressionnants. « Telle une esclave dans l’arène, tes yeux perçants m’irradient, telle une amazone consentante, ta prestance me captive » ; il en va du langage pictural, mélodique et anatomique, d’un tout qui ne supporte l’absence d’aucun de ses éléments fondateurs. Une création abrupte, où le cauchemar évolue, dans une ultime incarnation sur la femme allongée et dans l’attente, en prophétie artistique, en harmonie ultime. Retrouvez dès maintenant Proksima sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Laura Perrudin : nouvel album Perspectives & Avatars le 9 octobre prochain (Volatine, sortie digitale)

Dès « The W Word », Perspectives & Avatars démontre une impressionnante capacité à rendre la musique jazz, le swing et le blues abordables, allant jusqu’à créer une réelle dépendance chez l’auditeur. Dans son art du détail, de la construction mélodique et de la conjugaison d’éléments en apparence contradictoires (rythmes électroniques, chœurs organiques et instruments acoustiques légèrement accentués par de subtils effets d’écho), Laura Perrudin initie un univers proche du velours confortable d’une pièce à moitié plongée dans l’obscurité, accueillant ses invités au gré de ses désirs et inspirations. Là où « Follow Snow » marche sans interruption dans les tempêtes neigeuses intensives d’un extérieur où le froid s’immisce dans les interstices de vêtements chauds, « They Lied » affirme une vérité débordant des lèvres de la compositrice, dessinant alors des textures organiques dont les matières premières demeureront un constant mystère. Entourée d’artistes aptes à magnifier ses ouvrages harmoniques (Emel Mathlouthi, Mélissa Laveaux, Philippe Katerine…), Laura Perrudin scelle un pacte irrévocable avec ses ambitions et nos émotions. Un dialogue vivant, durant lequel chacun est libre d’intervenir et de donner à son instigatrice de quoi relire, encore et toujours, les magnifiques pages qu’elle nous convie à parcourir activement sur ce merveilleux et inimitable opus. Pour tout savoir sur Laura Perrudin, rendez-vous sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.