Last Call : l’actu musicale quotidienne sans modération

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Undervoid, Le noir se fait : sortie du premier album le 23 octobre prochain

Il va être très difficile de donner une définition toute faite au premier long des Strasbourgeois d’Undervoid, après quatre EPs déjà riches en inspirations rock diverses et variées. Ni metal, ni noise, ni blues, cette collection de dix titres évite la redite, martyrise ses instruments au rythme de textes directs et fermes dans leurs propos et leurs convictions. Cette merveille noire et d’une force inouïe a également le mérite de parvenir à son but ultime : nous confronter à notre propre reflet, celui qu’on préférerait cacher sous des couches de masques dissimulant nos colères, nos confusions, nos attentes déçues. Quitte à gratter et à faire saigner les épidermes, pour notre bien à tous. L’immédiateté dans ses lettres de noblesse (le disque a été capté en seulement dix jours, le processus lui donnant ce côté sec qui le distingue de la production rock trop lisse à laquelle nous sommes souvent confrontés), la rage comme identité enfin retrouvée. Toutes les vérités sont bonnes à dire ; on remercie Undervoid de nous les projeter ainsi en plein visage, réveillant notre torpeur qui, au fil du temps, est devenue la plus mauvaise de nos habitudes. On vous reparle du groupe très rapidement, afin de suivre son actu qui s’annonce florissante ; d’ici là, on vous encourage à aller les soutenir sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Herman Düne : nouveau clip « Say You Love Me Too »

Le folk rock du nouveau clip très attendu de Herman Düne prend, à travers sa réalisation en noir et blanc, une forme de menace en contradiction totale avec ce que le texte et la chanson expriment. Aucune forme de chantage, cependant ; plutôt l’envie de laisser l’émotion ultime dépasser les clivages de la disparition ou, si l’on va plus loin en se noyant dans le regard désincarné du chanteur, de la mort elle-même. La superposition des visages, le lieu désert et étouffant, nimbé d’une lumière blafarde, où la performance est capturée et rapidement prisonnière, permet aux chœurs féminins d’ouvrir de nouveaux décors issus de notre imaginaire. Sous son apparente interprétation sobre et immédiate, Herman Düne comble sa trop longue absence, nous scrute et ronge nos peaux et nos crânes afin d’installer son influence directement sur nos neurones. Une habitude chez le songwriter, dont on attend le nouvel album, Notes From Vinegar Hill, le 6 novembre prochain (Santa Cruz Records). Tout ce qu’il faut savoir sur ce comeback inespéré est à retrouver sur FACEBOOK et INSTAGRAM.


MORSEGGO : nouveau clip « Shivers Away (Acoustic Live) »

Le décor est sobre mais, dans ses moindres recoins, il contient sans doute autant de présences invisibles que d’angoisses tapies dans l’ombre. Figure centrale de ce quartier faussement désert, MORSEGGO chasse les mauvais esprits, les apprivoise tout d’abord afin de mieux en connaître les faiblesses et de les désarmer sur leur propre terrain. Tout ce côté artisanal donne à la performance acoustique une humanité sincère, juste sans jamais dépasser ses intentions premières. Les bords de l’écran sont une vie exposée devant nos yeux, une prison spirituelle faite de souvenirs, de douleurs, de cris que personne ne semble avoir entendu ; père du soulagement et de la purification, MORSEGGO tremble sans le montrer, intègre les frémissements de sa peau et les battements ralentis de son cœur avant de les partager, au fil d’une générosité et d’une tendresse dont la dévotion force le respect. Chaque détail, chaque témoignage, ici et maintenant, amène à la paix du corps et de l’âme ; la poésie de « Shivers Away » synthétise ces secondes auxquelles nous ne faisons que trop peu attention mais qui ont le pouvoir de modifier à jamais notre rapport au monde et à l’autre, ami ou amant. À méditer en boucle, sans modération. Rendez-vous avec MORSEGGO sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Baby Queen : nouveau clip « Pretty Girl Lie »

Ne vous fiez surtout pas aux apparences : « Pretty Girl Lie » est l’antithèse de la génération Instagram, des influenceuses Youtube et autres opportunistes surfant sur la vague de modes esthétiques et de codes visuels qui, ici, nous donnent rapidement la nausée. Le nouveau clip de Baby Queen va droit au but, Bella Latham interprétant, le visage impassible et lassé, cette créature dont les artifices nous sont bien trop familiers. Mais elle va encore plus loin dès qu’il s’agit d’en démontrer les conséquences. Dépression, isolement, désincarnation et perte d’identité : seule sur son lit, affrontant la réalité oppressante du paraître, elle fige la débauche et se sert de sa substance pour élaborer la miraculeuse pilule de l’illusion, de sourires forcés, de recettes chimiques qui la feront se perdre si elle n’y prend pas garde. Cette conscience accrue emporte « Pretty Girl Lie » au cœur de la définition idéale de l’anti-pop ; des comprimés musicaux dont la prescription nous sera délivrée à hautes doses avec l’EP Medicine, attendu pour le 6 novembre prochain chez Polydor Records. Toutes les infos de Baby Queen sont sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Temps Calme : nouveau clip « Dancing Owl »

Filmé aux ateliers Désuet et Les Petits Bohèmes de Tourcoing en Février dernier, « Dancing Owl » ne se plie à aucun moment aux codes de la pop psyché mais va, au contraire, beaucoup plus loin que ce que les barrières du genre imposent. Amplifié par une interprétation live maîtrisée et en mouvement constant, le titre de Temps Calme se permet des évasions, des délivrances mélodiques progressives et d’une imparable logique, laissant à chaque instrument une liberté d’expression géniale et captivante. L’éclairage en semi-pénombre amplifie les échanges, l’écoute et le partage des musiciens, l’isolement brisant émotionnellement les murs et décors suspendus, bricolant et donnant vie à un art de la matière sonore prêt à bâtir de formidables abris harmoniques. En attendant ce qui sera sans conteste l’un des opus les plus dantesques de la fin de l’année, Circuit, le 6 novembre prochain, rendez-vous avec Temps Calme sur leurs pages FACEBOOK et INSTAGRAM.


Laraaji : nouveau single « Quiet Journey »

En préambule de son nouvel album Moon Piano (sortie le 9 octobre prochain chez All Saints Records), le musicien new-yorkais Laraaji nous fait don du précieux et bien nommé « Quiet Journey », pièce dont le blues se fait caressant et, plus que tout, accessible. Celles et ceux d’entre vous pour qui le genre demeure hermétique risquent fort de changer rapidement d’avis, tant dans la découverte des mélodies de l’interprète que dans sa performance, toute en nuances, variations de volume et implication quasiment corporelle. La symbiose d’un homme seul et de son instrument, le dialogue intime de deux solitaires s’adoptant et s’apprenant l’un l’autre. Dans une vie, chacune et chacun rencontre, un jour, un guide qui bouleversera ses idées et sentiments ; Laraaji le sera pour une grande majorité, au cours du voyage initiatique dont il pose les repères et refuges. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ses pages FACEBOOK et INSTAGRAM.