Discussion avec Kristel, nouvelle vague optimiste

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Tornade d’optimisme, Kristel revient avec Let’s Be Happy, un nouvel EP dont le nom devrait être scandé depuis tous les toits. Entre le souffle d’une énergie rock réitérée et des sonorités actuelles mêlant pop, électro et rap, le groupe malgache s’affranchit de toute étiquette et livre cinq titres brûlant de vie, égayant ces jours étranges et ensoleillés du « monde de l’après ». Discussion avec un trio infernal et audacieux.

crédit : Matchbox D.

PUNKTUM : Vous venez de sortir Let’s Be Happy, un nouvel EP dans lequel vous explosez les frontières des genres musicaux. De votre premier album Irony émane une essence rock, tandis qu’avec Let’s Be Happy vous vous frayez un chemin dans l’électro, la pop et même le RnB. Vous ressentiez le besoin de prendre ce tournant décisif ?

Kristel : C’était plus une évidence qu’un besoin. On s’était promis depuis le début de notre carrière de ne jamais avoir de barrière tout en gardant nos racines. On reste toujours ce power trio, mais en y mettant un souffle de vent frais à chaque fois.

Depuis vos débuts, vos morceaux sont bourrés d’une énergie contagieuse, on a tout de suite envie de danser en vous écoutant ! Sur le nouvel EP, des titres comme « Out Loud » ou « Let’s Be Happy » sont très positifs, d’où vient cette envie brûlante de vivre ?

Cette envie était toujours présente (et le sera toujours d’ailleurs), mais sous des formes différentes et surtout sur scène. Avec Let’s Be Happy, on a choisi une forme plus directe et tapante.

Un des titres phares de votre opus, c’est « Wait For Me » qui mêle subtilement allures rock et électro, voire rap, notamment avec l’intervention de Kim Jah. Comment se sont déroulées l’écriture et la composition de ce titre ? 

« Wait For Me » existait depuis quelques mois, mais quand on travaillait dessus, il nous manquait toujours un truc et on ne savait trop quoi. Un jour Kim Jah est passé nous voir à la maison pendant qu’on travaillait sur le titre. Là, on a eu un déclic ! On lui a demandé s’il voulait poser un petit truc dessus, il n’a pas hésité et a mis son flow en une prise ! De là est né le featuring !

C’est grâce ce genre de rencontres que vous avez évolué vers d’autres styles musicaux ?

Chacun des membres du groupe a ses propres gouts musicaux et son univers perso, on écoute tous plusieurs genres de musique, on pense que c’est plus la cause de cette ouverture. Bien évidemment, sans minimiser les différents rencontres et échanges qu’on a eus avec différentes personnes dans le monde musical depuis quelques années.

Le groupe s’appelle Kristel, mais vous êtres trois à confectionner les morceaux. Comment travaillez-vous habituellement ?

On a souvent deux méthodes : soit chacun compose dans son coin, le présente par la suite au groupe et on façonne tout cela ensemble. Soit on compose et écrit ensemble en partant d’un thème ou d’une mélodie tout en s’amusant à la retourner jusqu’à ce qu’on arrive à un truc. 

Quelles sont vos inspirations artistiques ?

Chaque moindre chose, même petite ou bien une pensée insignifiante, peut être source d’inspiration pour nous. Après, on est plus sensible à l’humain et l’interaction avec celui-ci.

Pour revenir un peu sur Let’s Be Happy, on disait tout à l’heure que c’est un EP composé de titres vigoureux, souriants. Est-ce aussi un moyen de répondre à ce monde qui part en vrille ?

On peut dire cela, mais aussi pour rester positif et garder la foi en même temps, car quoi qu’il en soit la vie continue !

D’ailleurs, comment s’est passé votre confinement ?

On est encore en confinement, enfin, semi-confinement à vrai dire (rires). On essaie d’en profiter à max, notamment en composant un nouvel EP : ce n’est pas le temps qui nous manque en tout cas !

« On ne conçoit pas la musique ! C’est la musique qui se conçoit en nous pour qu’on la fasse à notre façon sans se limiter sur un genre. »

Kristel
crédit : Matchbox D.

Dans ce nouvel EP, on sent que vous déchirez les étiquettes qu’on pose sur les genres, vous avez des titres musicalement très éclectiques. C’est comme ça que vous concevez la musique ?

La musique, avant tout, c’est un feeling : les étiquettes, c’est les gens qui les mettent. Nous, c’est le feeling avant tout. On ne conçoit pas la musique ! C’est la musique qui se conçoit en nous pour qu’on la fasse à notre façon sans se limiter sur un genre.

Comment envisagez-vous la suite des aventures ?

On reste positif, on avance avec ce qu’on a, on ne lâche rien et, surtout, let’s be happy !


Écoutez Let’s Be Happy ici !

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