Houmous musical #46

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Notre Houmous Musical hebdo : une playlist rien que pour accorder vos humeurs quotidiennes à six titres bien trempés !


Maisie Peters – « Place We Were Made »

MOOD : Retour aux racines

La douceur résume bien l’univers musical de Maisie Peters, tout en accords acoustiques et sans aspérités. « Place We Were Made » la laisse se plonger dans ses souvenirs, au gré d’un voyage vers ses origines. L’été est parfois la saison rêvée pour s’abandonner à la nostalgie ; voilà votre bande-son !


Vincent Peirani – « Army Dreamers » feat. Émile Parisien

MOOD : Des ailes au cerveau

Aux passionné·es de jazz contemporain, on ne présente plus Vincent Peirani, ce virtuose d’une scène éclectique, qui s’inspire autant des grands noms du siècle dernier que des musiques traditionnelles européennes. Laissez-vous emporter par les notes doucement dramatiques de l’accordéon, mêlées à celles que distille Émile Parisien au saxophone. « Army Dreamers » contient la promesse de nuits illuminées.


J Lloyd – « If I Fall Under »

MOOD : Insomnie psyché

J Lloyd, c’est un souffle psychédélique baigné d’accents soul qui rappellent son travail en tant que moitié du duo Jungle. La nuit est tombée et tous les photophores se sont allumés les uns après les autres. Dans l’obscurité, intrigué·es par les couleurs acidulées qui s’en échappent, vous vous approchez d’une fenêtre, dans une hypnose qui n’a rien à envier à celle des papillons de nuit. Celle-ci sera courte et intense.


Coil – « Blue Rats »

MOOD : Dystopie animalière

Entre l’indie psyché contemporaine et la scène post-industrielle, de nombreuses passerelles existent. L’une d’elles vous fait plonger dans une hallucination nettement plus sombre, orchestrée par l’un des groupes mythiques du monde expérimental britannique dans les années 1980 et 1990 : Coil. Leurs rats bleus se fraient un chemin dans la glaise et la chair en griffant et en grignotant à droite à gauche. Vous reprendrez bien une tranche de cauchemar ?


Meth Math – « Perreando Y Llorando »

MOOD : Un petit cours de twerk ?

Et pour continuer sur notre lancée, atterrissons le temps d’une danse dans les banlieues nord de Mexico, où résonnent les voix tordues de l’hyperpop façon Meth Math. À la tête du trio, Ángel Ballesteros entraîne son public dans une transe torride et hantée, citant à la fois le reggaeton et les expérimentations d’une scène électro décomplexée. Une ode aux fêtes, entre larmes et sensualité.


Meryl – « AH LALA »

MOOD : Explosion imminente

Enfin, pour réveiller un peu ce club rempli d’ombres jusqu’aux premiers rayons, voici que débarque Meryl, dynamitant le rap francophone depuis la Martinique. Sur une ligne de beats sans merci, l’étoile d’une génération bien décidée à affirmer sa place n’émet aucun doute quant à son succès. Et on voit mal dans sa musique ce qui pourrait la faire mentir.