Houmous Musical #39

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Notre Houmous Musical hebdo : une playlist rien que pour accorder vos humeurs quotidiennes à six titres bien trempés !

crédit photo Eris Drew Cecu CL

Eris Drew – « Fluids of Emotion »

MOOD : Larmes électriques

C’est vrai ça : combien de larmes pleure-t-on en moyenne en une année ? Et combien ne pleure-t-on pas, trop soucieux·ses de réprimer nos émotions pour sauver la face ? Pour Eris Drew, DJ de Chicago née sur la côte ouest australienne, ces deux questions méritent d’être posées, si possible en dansant. Le Houmous Musical vous souhaite une année remplie de larmes de joie, de fêtes et de virages à 180 !


Paula Temple – « Raging Earth »

MOOD : La longue nuit

Attention cependant à ce que les larmes ne tombent pas dans la prise, ou gare à la coupure électrique ! Dès les premières pulsations de cette piste hantée, Paula Temple propulse nos oreilles à toute vitesse dans une nuit synthétique, portée par le galop d’un cheval d’acier. La reine de la techno britannique s’accommode de l’obscurité, cultivée à la faveur de sons post-apocalyptiques. Laissez-vous hypnotiser et profitez de l’excitation d’une rave imaginée.


Amnesia Scanner – « AS Tearless » (feat. Lalita)

MOOD : Embrasser sa part d’ombre

Entre le constat funeste d’une humanité sur le déclin et les hallucinations fiévreuses d’un salut technologique, une étrange petite graine a poussé. Son nom ? Amnesia Scanner. Pseudonyme évocateur pour un duo berlinois versé dans la dystopie et l’exploration des coins les plus dark de nos crânes saturés. En 2020 sortait leur troisième LP, aux couleurs d’une année tordue et anxiogène, qu’on vous conseille de dévorer sans plus attendre.


Daso – « Deine Schuhe »

MOOD : Danse clignotée

Si la nuit est le refuge des monstres (mais peut-être ceux-ci sont-ils terrifiés par le jour), elle est aussi remplie de moustaches, de sols luisant de transpiration et de clubbers, impériaux papillons de nuit aux sens aiguisés. Tout espoir n’est pas perdu : un espace subsiste entre l’ombre et les faisceaux des lasers réfléchis. On vous livre aux stroboscopes, mais n’allez pas prendre peur, car la suite est grande !


Phyllis Dillon – « Don’t Stay Away »

MOOD : Tout tenter tant qu’il est tôt, tant l’amour trotte en tous lieux

Le destin doré des musiques jamaïcaines doit beaucoup à Phyllis Dillon, l’une des étoiles du pays avant l’avènement du reggae. Très populaire sur son île natale, elle contribua à l’éclat international du rocksteady, ancêtre du reggae, fièrement ancré à la croisée des États-Unis et de la mer des Caraïbes. Ici, la chanteuse déplore que l’objet de son amour soit si peu réceptif à ses avances. Mais il est difficile de croire que ces dernières n’aient jamais porté leurs fruits.


The Durutti Column – « Bordeaux »

MOOD : Il fait bon planer

Derrière les mélodies nostalgiques de The Durutti Column, il y a Vini Reilly, guitariste doté d’un talent singulier pour créer de façon intemporelle. Sans connaître son parcours, il est difficile de deviner que « Bordeaux » est extrait d’un album sorti en 1983. Après une nuit agitée, le Houmous s’achève sur ces notes d’un rock doux qui donnent envie de se laisser aller aux imprévus. Rendez-vous la semaine prochaine sur PUNKTUM !