Houmous Musical #37

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Notre Houmous Musical hebdo : une playlist rien que pour accorder vos humeurs quotidiennes à six titres bien trempés !

Joseph Arthur – « Mayor of the Lower Eastside »

MOOD : Dilemmes d’hiver

Né dans un coin de l’Ohio en 1971, Joseph Arthur prend la claque de sa vie en découvrant Bob Dylan et Nirvana. Cette épiphanie a fait de lui un grand parolier folk, adepte des guitares sèches et de la mélancolie. Heureusement pour nous et nos petites larmes hivernales, gelées sur nos joues ou séchées par un feu de cheminée. « Mayor of the Lower Eastside » célèbre le changement et les incertitudes jalonnant le chemin qui nous en sépare.


Las Aves – « Blue »

MOOD : Quitter la ville

En parlant de changement : ça y est, vous y êtes, vous allez quitter cette ville étouffante et polluée, dont la routine fourmillante vous empêche de vivre. Les Frenchies de Las Aves embrassent les plaisirs et les dangers de la grande vie, s’attachant à ce qu’aucun jour ne ressemble au précédent, ni au suivant. Bien sûr, vivre, c’est parfois souffrir ! On les imagine bien, éploré·es, au volant d’une voiture qui fonce vers l’ailleurs sous un soleil froid, coupant le vent glacé et – pardon, on s’égare. Taxi, suivez ce véhicule !


Charlotte de Witte – « Sehnsucht »

MOOD : Incantation pour rouvrir les clubs

La techno a ceci de magique que malgré ses sonorités métalliques et industrielles, elle joue toujours le rôle de facilitatrice lorsqu’il s’agit de lâcher prise, de partir à la dérive (oui, on est d’humeur poétique cette semaine). Charlotte de Witte en est une représentante talentueuse, qui brandit sa Sehnsucht (« nostalgie » en allemand) pour remonter le moral des troupes. Et quand on dit « troupes », on parle de ces armées de festivalier·es et de clubbeur·ses en mal de lives. L’espoir de pouvoir repartir gaiement taper du pied pointe le bout de son nez, encore un peu de patience !


Michelle Gurevich – « Fatalist Love »

MOOD : L’amour meurt la nuit

D’ailleurs, s’ils sont des lieux de joie et de rencontres humides, les clubs sont parfois aussi ceux des ruptures. Se faire larguer sur la piste ou dans une fosse de concert… On en rêverait (presque). Et les amours fatalistes déplorées par Michelle Gurevich sont donc loin de nous être étrangères. En presque cinq minutes d’une pop sombre (mais dansante), cette prêtresse d’une nuit se résigne pour mieux nous enflammer.


Umoja – « La Piragua »

MOOD : Heureusement qu’il y a les rêves

Bon, l’hiver, ça va bien deux minutes. Et l’amertume aussi ! Réjouissons-nous : après une nuit passée à danser, alors que le soleil darde ses premiers rayons sur la route du retour, nos draps n’attendent que nous. Nous voilà en lisière du sommeil, bientôt plongé·es dans une mélodie en crescendo qu’interrompent de mystérieux cris tout droit sortis d’une forêt tropicale. Tout est possible en rêve. Alors prenez place dans la pirogue d’Umoja avant que la nuit ne tombe à nouveau !


Souleance – « Mais Um »

MOOD : Pour hiberner en dansant

Rassurez-vous, on va vous laisser profiter de cette douce jungle, grâce aux notes de bossa nova samplées par Souleance. Une immersion brésilienne mêlée de pulsations électroniques pour ne pas oublier de bouger sa carcasse en rythme, sous le regard incrédule des badauds pendant la balade de confinement quotidienne, sous un toit mansardé ou sous la douche. Hibernez bien !