Houmous Musical #16

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Notre Houmous Musical hebdo : une playlist rien que pour accorder vos humeurs quotidiennes à six titres bien trempés !

Lawrence Arabia – « The Bisexual »

Mood : méfiance et râteaux

16h16, aéroport de Christchurch en Nouvelle-Zélande, la ville natale de James Milne, alias Lawrence Arabia. Un beau point de départ pour la carrière de celui qui revint au pays du long nuage blanc après avoir transité par les États-Unis. Voici en tout état de cause un morceau en honneur des incertitudes que l’amour transporte avec lui, sur fond de trompettes brumeuses.


Mackenzie Leighton – « Ladies Night »

Mood : réveil dans une flaque de soleil

Du Maine à Paris, il n’y a qu’un pas et la guitare délicatement folk de Mackenzie Leighton a su le franchir avec une désarmante simplicité. Ce morceau en trois phases transporte les oreilles ensommeillées dans un rêve anglophone aux accents à la fois nocturnes et ensoleillés, faussement rêveurs, comme le clip le glisse discrètement. Une BO idéale pour se réveiller, d’autant plus si c’est en bonne compagnie.


Jlin – « Black Origami »

Mood : croisière sur le Gange en 2067

Rares sont les artistes qui parviennent à se creuser leur propre alcôve dans la jungle de l’industrie musicale. Pourtant, Jerrilynn Patton a réussi cet exploit en partant de ses racines, calées entre la ville de Gary dans l’Indiana et la scène footwork de Chicago. Un point de départ marqué par l’histoire du style, intrinsèquement lié aux danses de rue dans l’une des capitales mondiales de la musique. En devenant Jlin, la productrice s’est mise à croiser percussions entêtantes et samples venus d’ailleurs, comme sur « Black Origami », qui laisse entendre quelques notes de bansurî, une flûte traversière indienne.


Tamino – « Cigar »

Mood : amères cigarettes after sex

Les couples se séparent en juin. C’est un fait : après le réconfort chaleureux de l’hiver vient le grand départ estival, que certain·e·s préfèrent solitaire. On dirait bien que c’est ce qui est arrivé au Belge Tamino, qui livre ses lamentations déchirantes, enrobées par le son du collectif Nagham Zikrayat. Un reflet de la générosité du Bruxellois, qui sait s’entourer, sur scène comme en studio !


Soulwax – « Is It Always Binary »

Mood : bagarre dans un tunnel

Et on s’attarde un peu en Belgique avec les deux frères à l’origine du duo Soulwax. Quelques percussions martiales pour cette piste énervée, dont le titre remet en question toute forme de binarité dans le titre. Belle autodérision pour un groupe engagé et rigolo, coutumier d’une musique forgée de 1 et de 0.


Aldous Harding – « Beast »

Mood : folle errance calme

La boucle est bouclée : nous voici de retour au pays des kiwis, avec Aldous Harding et ses mots mystérieux bercés en douceur par une ou deux guitares. Souvent comparée à Kate Bush, elle est l’autrice de chansons étranges, un peu folles, toujours émouvantes sans que l’on sache précisément pourquoi. Un joli voyage au goût de reviens-y.