En route #1 avec MASSTØ

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Dans les starting-blocks, le Crossroads Festival s’apprête à ouvrir sa cinquième édition le mardi 8 septembre avec des conditions exceptionnelles puisque tous les concerts ont déjà été enregistrés et seront diffusés en ligne sur le site du festival et chez les médias partenaires. En attendant les festivités, on discute avec MASSTØ, trio amiénois qui se laisse emporter par les flots d’un blues qui flâne avec ce qu’il faut d’énergie rock, folk et soul pour égayer nos tympans et caresser notre sensibilité. 

crédit : Anne-Sophie Grossemy

PUNKTUM : Quel plaisir de vous compter parmi les artistes invités au Crossroads Festival cette année ! J’imagine que vous êtes contents de reprendre les concerts, même en digital ?

Thomas Orlent (chant, guitare, lap steel) : On attendait ça impatiemment, c’est toujours un peu compliqué avec les règles sanitaires, puisque « la guerre » est toujours déclarée… Mais on a hâte de retrouver l’engouement des lives.

Matthias Colombel (basse) : On est super content déjà de faire partie de cette sélection d’artistes pour le festival et d’autant plus cette année qui est tout à fait particulière dû à la COVID-19. C’est un peu prendre part à un tournant ou à une parenthèse dans l’histoire du festival. L’exercice du live filmé est une grande première pour nous. Ce fut un mélange de trac et d’impatience, et de satisfaction une fois terminé.

Timothée Poncelet (batterie, percussions) : Quel manque, oui ! Cela nous a fait du bien de nous retrouver pour cet évènement et de faire à nouveau résonner les murs d’une salle. Le live est vraiment important pour nous, on aime partager notre musique avec le public, j’espère que la toile nous permettra dans ces temps incertain de garder ce lien précieux à nos yeux.

Le festival foisonne de groupes en tous genres, comment définissez-vous le projet que vous menez avec MASSTØ ?

Thomas : En terme musical, on ne se met pas de barrières, mais je dirais que la soul, le jazz, le blues sont des styles musicaux que l’on affectionne. La spiritualité joue un rôle essentiel dans la construction de nos compositions.

Matthias : J’imagine que nous sommes au carrefour (crossroads, héhé) du blues, de la soul, du rock et de la folk, sans trop savoir à qui vendre notre âme. On fait monter les enchères en allant voir tout le monde. Sans rancune Robert !

Timothée : Pas mieux. On ne réfléchit plus à tout cela. On fait juste notre musique.

Votre premier EP Fãnau, qui a vu le jour en 2019, est imbibé de blues et de folk. Comment se sont passées la composition et la création de ce premier opus de 4 titres ?

Thomas : À l’origine, j’avais déjà les compositions en tête, quelques enregistrements dans mon téléphone à l’arrache. Matthias et Timothée sont venus se caler dessus. Ils ont tout de suite compris là où je voulais qu’on aille.

Matthias : Comme dit Thomas, il vient avec une idée, un riff, une mélodie et on arrange ensemble. Ces morceaux sont vraiment le fruit de nos trois personnalités liées

Timothée : Imbibé ! C’est le bon mot : d’écoute, de bienveillance, de partage, d’amour… bon et puis de quelques liqueurs.

On vous colle souvent une étiquette blues (« W.A.D.Y. »), mais vous avez aussi un fond très rock (« Little Sista »). Il y a une volonté, dans MASSTØ, de croiser les genres musicaux ?

Thomas : Oui ! C’est carrément une volonté. Comme je le disais plus haut, on ne se met pas de barrières, ce qui implique que des genres musicaux se chevauchent. On ne veut pas être catégorisé que dans un style. On aime bien trop la musique pour être enfermé dans une case.

Matthias : Effectivement, on aime laisser aller notre imagination, nos envies et nos sentiments. Avec ce premier EP, on voulait montrer l’étendue de notre univers. Je parle souvent de Power Soul Trio pour décrire Masstø. Ce terme est emprunté au rock et nous convient bien. C’est rare de trouver ce genre de formations dans notre univers musical.

Timothée : Une volonté, je ne pense pas. Nos compositions viennent souvent d’improvisations balancées à la volée. Il y en a qu’on garde et d’autres qui partent d’elles-mêmes… On a toujours eu ce processus d’écriture et il nous va plutôt bien. Je pense qu’on aime peaufiner une idée pour l’amener là où notre imaginaire l’a entendu.

On a vu quelques photos de vous en studio durant le confinement. Vous cuisinez un nouvel album ?

Thomas : Effectivement, nous sommes en train de mijoter un nouvel EP qui reste fidèle à ce que nous sommes. On espère le sortir début 2021.

Matthias : Tout à fait ! Celui-là se voudra plus brut que le premier. Il comportera six titres dont un en live. Nous avons gardé la même méthode de travail que pour le premier. Quatre prises live instrumentales par morceau et, ensuite, on vient rajouter la voix et les autres idées qu’on peut avoir. Ce côté live est important pour nous car il laisse transparaître des imperfections qui sont importantes dans la musique que nous faisons.

Timothée : Il nous fallait un petit frère ! Un joli mélange entre des morceaux tout neufs et d’autre plus anciens.

Un morceau qui vous influence pour clore l’interview ?

Thomas : Je partirai sur un titre du moment que j’écoute souvent, c’est « Oct 33 » de Blacks Pumas.

Matthias : Depuis deux ans, j’écoute en boucle un groupe qui s’appelle Durand Jones & the Indications et notamment le morceau « Make a change » sur leur premier album éponyme.

Timothée : Une petite pépite (je parle de l’artiste) sur lequel je suis tombé pendants mes longues heures d’écoutes « confinniennes », si je choisirai un morceau d’elle : « Mother Eve ». MAMA, nouvelle voix de la scène d’Atlanta, je vous conseille vivement son dernier EP, « A Force to Be ».


Écoutez Fãnau ici !

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Le concert de MASSTØ au Crossroads Festival sera diffusé à 21h50 le jeudi 10 septembre sur leur site et les médias partenaires

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