Discussion avec Sarah Yarmond, photographe au regard éclatant

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« Sarah a du talent et une sensibilité absolue », nous confiait Charles Gallet, rédacteur en chef du webzine musical La Face B, lors d’une interview. Effectivement, en scrutant son compte Instagram et les articles qu’elle illustre pour ce récent webzine, le grain et la vivacité des couleurs qu’exaltent ses photographies ont immédiatement happé nos rétines. Chez Sarah Yarmond, il y a une finesse singulière, de l’admiration et cette agilité qui lui permet de nourrir son insatiable désir de photographier les artistes sous tous les angles. Sans être intrusive, elle s’immisce en studio, s’aventure en concert et réalise des séries inédites, pour saisir les créateurs dans ce qu’ils ont de plus humain. Discussion avec celle qui explore brillamment les liens entre les artistes et leurs oeuvres.

The George Kaplan Conspiracy

PUNKTUM : En cette période de difficile, les concerts doivent te manquer. Comment se passe le confinement de ton côté ?

Sarah Yarmond : Écoute, même si c’est une drôle de sensation au XXIème siècle de vivre une restriction de nos libertés, je n’ai pas à me plaindre d’une manière générale. J’ai la chance d’avoir des proches en bonne santé, d’être dans une maison avec du terrain. Je profite de cette période pour cultiver mon jardin, au sens propre comme figuré !

Pour pallier au manque de concerts, on a vu que tu ressortais les archives sur Instagram. Récemment, tu as posté des photos d’un concert de Feu! Chatterton à Dijon en septembre 2019…

Étant dijonnaise, j’ai la chance de bénéficier d’un dispositif culturel mis en place pour les étudiants qui permet de faire de tous les concerts à La Vapeur pour cinq euros. Autant te dire que selon la programmation, je pouvais y aller quasiment deux à trois fois par semaine ! C’est assez frustrant de voir toutes ces belles dates qui s’annulent. 

Du point de vue photographique, c’est assez difficile aussi. J’en viens à me demander si j’arrive encore à utiliser mes appareils ! (rires) Ça me manque beaucoup ce moment où les lumières baissent, où tu sais que l’artiste va arriver d’une minute à l’autre et que tu vérifies une dernière fois tes réglages… En tant que passionné de photo, on est autant privé d’une forme de performance que les artistes qu’on photographie. On est face au vide. Et quand tu n’as pas non plus une grande confiance en toi, ça laisse le temps de douter de ce que tu fais.

Feu! Chatterton

« Je suis incapable de photographier un groupe dont je n’apprécie pas la musique. »

Sarah Yarmond

Après, effectivement, demeurent les archives. Ça laisse le temps de sortir des photos exclusives qu’on n’a pas forcément le temps de poster. Par exemple, j’essaie de travailler mon compte Instagram comme une véritable galerie. Cette mise en page par série de trois images peut parfois m’empêcher de partager autant de photos que je voudrais. Mais la période est parfaite pour ne pas craindre d’être en retard !

Tu parles de ton compte Instagram comme d’une galerie d’exposition, et on a justement pris le temps de la parcourir. En pleine ère du numérique, tu travailles à l’argentique et, la plupart du temps, en couleurs. Pourquoi cette envie de capturer ces instants sur pellicule ? 

Je ne saurais pas te dire pourquoi, mais j’ai toujours été attirée par l’argentique. Je viens d’une famille d’amateurs de brocantes et d’antiquités, et j’ai toujours été hypnotisée par ces appareils. J’ai baigné dans une esthétique assez vintage. J’écoute des vinyles depuis le collège, j’ai toujours lu des vieux livres, regarder des vieux films… Je me souviens que mon grand-père m’avait retrouvé un vieil appareil Polaroïd et j’étais hypnotisée. J’ai toujours eu un appareil jetable dans la poche.  À côté de ça, j’ai reçu pour mes douze ans, je crois, un appareil réflex Nikon. J’étais super heureuse, mais il me manquait quelque chose que je n’aurais su expliquer. Je sentais que j’effleurais ma passion sans la vivre. Que je m’en approchais, tout en restant à une certaine distance. J’ai donc recommencé à travailler à l’argentique, et étant passionnée par la musique et surtout la performance artistique qui l’accompagne, c’était une évidence pour moi de travailler en argentique. 

« Certains pensent que de ne pas contrôler ce qu’on fait à l’argentique en concert est très anxiogène : selon ma pratique, c’est totalement libérateur. Je me délie de toutes les considérations techniques pour vivre le moment, et rendre l’émotion que je perçois. »

Sarah Yarmond

J’ai un blog de cuisine sur lequel je réalise tous les clichés au numérique. Je me suis d’ailleurs récemment demandé ce qui me poussait à utiliser l’argentique pour les concerts, les gens. Quand je photographie une recette, un plat, une ambiance culinaire, je travaille ma scénographie avant. Je réfléchis aux teintes, à l’humeur qui s’en dégage. Ma scène, une fois toute prête, n’attend que la prise de vue. Le numérique me permet de m’axer vraiment sur les réglages, sans me soucier de ce qu’il y a dans mon objectif car j’ai déjà fait ce travail au préalable. 

À l’inverse, en concert, je ne veux aucun intermédiaire entre moi et ce qu’il se passe sur la scène. J’ai besoin de vivre la musique, de la ressentir, pour pouvoir capter la sensibilité que je ressens. De cela découle également le fait que je suis incapable de photographier un groupe dont je n’apprécie pas la musique. Avant le concert, je fixe mes réglages principaux. J’analyse l’environnement, je fais toute la partie « technique » a priori. Lorsque le concert commence, j’oublie cet intermédiaire entre moi et la scène. J’ai besoin de ne pas regarder fréquemment l’écran et vérifier ce que rend l’image. Certains pensent que de ne pas contrôler ce qu’on fait à l’argentique en concert est très anxiogène : selon ma pratique, c’est totalement libérateur. Je me délie de toutes les considérations techniques pour vivre le moment, et rendre l’émotion que je perçois.

Entre ton blog culinaire, les concerts et les portraits, la photographie est donc omniprésente dans ton quotidien. Pour toi, la photographie, c’est un besoin ?

Je ne l’ai jamais envisagé comme ça, mais je vois bien que, finalement, cette envie irrémédiable de photographier la musique vient forcément d’une forme de nécessité. J’ai toujours un compact Olympus dans ma poche, il ne doit pas se passer une journée sans qu’une photo soit prise. Il y a une part d’instinct, je pense. L’urgence de figer un moment qui s’infiltre dans mon tissu cérébral. Peut-être que je suis nostalgique de chaque seconde qui s’écoule, et que j’ai besoin de retenir l’instant.

« Il y a une part d’instinct, je pense. L’urgence de figer un moment qui s’infiltre dans mon tissu cérébral. »

Sarah Yarmond

À gauche : Ian Caulfield • À droite : Flavien Berger

Quand on s’est rencontré, il y a quelques jours, nous avons immédiatement échangé autour de la photographie. On constatait surtout que sa place était encore complexe. D’un côté, elle est objet d’admiration, on s’extasie devant elle comme devant une oeuvre d’art. De l’autre, comme elle est omniprésente, en témoigne un réseau social tel que Instagram, et le public s’adonne facilement au fameux « La photo ? Tout le monde peut le faire ! ». Tu en penses quoi ?

C’est un sujet difficile, car la photographie nous entoure quotidiennement. Dans la publicité, sur Instagram, sur les réseaux, dans la rue… Partout. Pourtant, elle jouit de moins de reconnaissances que la peinture ou le dessin. Cette fameuse phrase du « La photo ? Tout le monde peut le faire ! » a deux interprétations. 

Littéralement, oui, on a la chance de vivre dans une époque de démocratisation du support photographique. Les téléphones nous permettent de faire énormément de choses désormais. Et je pense que c’est bien. Pourtant, le sens donné à cette phrase est souvent péjoratif : les gens pensent que la photographie n’est plus quelque chose de rare, car elle est accessible à tous. Je trouve ça totalement aberrant. Un artiste qui réaliserait une oeuvre avec un stylo Bic en serait-il moins un artiste ? Est-ce qu’un peintre doit forcément utiliser de la peinture et perd-il sa qualification s’il utilise, par exemple, des matières naturelles, des plantes écrasées ou des pigments issus de légumes ? Je ne le pense pas. Pourtant, actuellement, s’auto-proclamer « photographe » attire la moquerie. 

« Les gens pensent que la photographie n’est plus quelque chose de rare, car elle est accessible à tous. Je trouve ça totalement aberrant. Un artiste qui réaliserait une oeuvre avec un stylo Bic en serait-il moins un artiste ? »

Sarah Yarmond

Et c’est totalement paradoxal avec l’évolution artistique que l’on vit. Il y a quelques années, la poésie était un art très niché, technique et relevant d’une certaine élite. Aujourd’hui, tu vois passer de nombreux comptes Instagram de personnes s’adonnant à quelques vers, quelques lignes, mais c’est de la poésie, quel que soit le support. De plus en plus de personnes osent dévoiler leur dessins, leur peintures, et se créent véritablement un nom grâce aux réseaux sociaux. 

À l’inverse, je vois de plus en plus de propos tels que « untel se prend pour un photographe ». Il y a une moquerie que je n’arrive pas à expliquer, mais que je déplore énormément. Ainsi, j’ai mis beaucoup de temps à oser exposer mon travail, et je rougis parfois quand je me présente et que je dis que je fais de la photo. D’ailleurs, voilà l’expression que j’utilise « je fais de la photographie ». L’époque actuelle fait que je n’arrive pas à me dire photographe moi-même…

« D’ailleurs, voilà l’expression que j’utilise « je fais de la photographie ». L’époque actuelle fait que je n’arrive pas à me dire photographe moi-même… »

Sarah Yarmond
Feu! Chatterton

En fait, comme l’utilisation de la photographie est complexe, la place du « photographe » est aussi ambiguë. Par exemple, en concert, les règles sont souvent strictes pour les photographes. Vous ne pouvez généralement photographier que les trois premières chansons sans flash, tandis que le public lève les téléphones à sa guise. Ce n’est pas trop décevant ?

Concernant le flash, je peux le comprendre. Pour les trois premières chansons, il me semble qu’initialement, c’était pour ne pas photographier l’artiste transpirant, éreinté. Pourtant, je crois que les plus belles photos que j’ai faites sont celles en fin de concert, quand l’artiste s’est nourri de la scène, de la force autour de lui et qu’il se retrouve dans une véritable exaltation. 

En effet, ça peut être décevant parfois, car on aimerait continuer à shooter le concert en entier. Tu le disais tout à l’heure, j’ai posté récemment des archives de Feu! Chatterton. J’ai eu l’immense privilège pour cette date d’être invitée par le groupe à photographier le concert dans son intégralité, la dernière date de leur tournée. J’en garde un souvenir très ému et j’ai d’ailleurs réalisé certaines photos dont je suis le plus fière.

« Je crois que les plus belles photos que j’ai faites sont celles en fin de concert, quand l’artiste s’est nourri de la scène, de la force autour de lui et qu’il se retrouve dans une véritable exaltation. »

Sarah Yarmond

D’ailleurs, comment en es-tu venue à photographier des concerts ?

Je crois que je ne me contentais plus de mon téléphone et j’ai ressenti l’urgence de figer ce que je voyais. Comme je te le disais, je suis fascinée par l’artiste en général, et la force qui se dégage des performances. Je travaille d’ailleurs sur un projet photographique axé autour de la performance de scène, qui consiste en trois Polaroïds, pris avant, pendant, et après la scène, accompagnés d’un témoignage du musicien qui m’explique ce que représente chacun de ces instants pour lui, et sa manière de les vivre. 

Feu! Chatterton

Houellebecq disait dans La Carte et le Territoire qu’on ne se décide pas à écrire un livre, qu’on ne se lève pas un matin en disant « tiens, j’aimerais écrire un roman ». Il considère que le roman s’impose de lui même, qu’il se déchire en nous et qu’il doit impérativement ressortir, s’exprimer ainsi. Je crois que dans tout acte créatif, il y a cette forme d’urgence, cet instant dans ta vie où tu ne sais dire si c’est un besoin, une envie ou une curiosité, mais dont tu es convaincue de la nécessité.

Dans ton travail, cette recherche absolue de l’expression est flagrante. D’autant plus que l’argentique te permet d’imprimer et retranscrire concrètement, dans la matière qu’est la pellicule, ce que tu as vu et ressenti. À propos de la diffusion de tes photos, on les voit surtout dans le webzine musical La Face B. C’est Charles Gallet (rédacteur en chef) qui a repéré ton travail ?

Oui tout à fait. Charles m’a proposé de rejoindre l’équipe pour avoir une photographe correspondante à Dijon, ça permet de créer une coopération nomade. Par exemple, pour Dan Deacon, une rédactrice a fait l’interview à Londres et j’ai fait les photos à Dijon. Je suis très contente de faire partie de cette équipe où le visuel a une grande importance, d’être un média autant visuel qu’écrit. Je pense que c’est indispensable à notre époque. Et puis, La Face B est un média de passionnés de musique. Charles a réussi à fédérer de belles personnalités. Il croit en nous, nous donne confiance et nous pousse à nous dépasser, à contrer nos doutes ou nos timidités. Grâce à lui, j’ai pu faire de belles rencontres artistiques, des personnes qui m’ont énormément émues. Outre le fait d’être mon rédac chef avec une personnalité chatoyante et un sens de l’humour un peu trop inspiré par The Office, c’est surtout un ami qui croit profondément en mon travail.

À gauche : Fakear • À droite : Mermaidens

Tu évoquais à l’instant le fait de photographier les artistes autant en concert que dans des séries annexes, plus posées, qui sortent les musiciens de l’univers du spectacle et permettent de les percevoir sous un autre angle. Comment t’y prends-tu pour saisir ces instants hors concert ?

Souvent, les séances sont liées à la tenue d’un concert en particulier. Je retrouve les artistes en amont près de la salle. On discute un peu avant, car, pour moi, il est primordial de connaître ce que fait l’artiste, afin de cerner sa sensibilité, son univers. Je ne vais jamais faire un shooting à ma façon, sans tenir compte de la personnalité que j’ai en face de moi. 

L’utilisation de l’argentique permet aussi de créer du contact avant. Je n’arrive pas tout de suite avec mes gros appareil pour mitrailler. Je prends mon temps, je discute avec eux, j’installe mes pellicules dans un appareil moyen format qui ne ressemble à aucun autre. L’argentique crée du contact, car, souvent, leur curiosité est piquée. On échange sur la raison pour laquelle j’utilise l’argentique plutôt que le numérique. Cette sensibilité et ce besoin de me sentir au plus proche d’eux et de leur personnalité rend souvent notre échange plus facile. Les lieux sont, la plupart du temps, choisis par des considérations pratiques, autour du concert. 

« Je pense qu’il faut connaître l’artiste qu’on a en face de nous, connaître sa musique, et fusionner avec sa sensibilité. »

Sarah Yarmond

À gauche : The George Kaplan Conspiracy • À droite : Victor Solf

Pour certains, les photos ne sont pas une partie de plaisir. C’est important de les comprendre et d’essayer de refléter ce qu’ils sont vraiment. Par exemple, je photographie souvent mes amis du groupe The George Kaplan Conspiracy, Gabriel et Bastien, qui ont une forme de réserve naturelle. Jamais je ne leur imposerai de sourire ou d’avoir des poses trop exubérantes. Peut-être que certains diront que leurs photos sont trop calmes, mais je les aime ainsi car c’est ce qu’ils sont. 

À l’inverse, j’ai eu le privilège de photographier Victor Solf, un artiste que j’admire énormément. Par la signification de certaines chansons de l’EP, j’ai compris qu’il voulait imposer son style, se délier des costumes et de cette esthétique très neutre qui ressortait de Her. Nous étions au stade du DFCO (Dijon Football Côte-d’Or, NDLR), et je l’ai invité à prendre des poses un peu plus street, moins strictes que l’identité de Her, et plus en adéquation avec son style, son environnement musical. Je pense, une fois encore, qu’il faut connaître l’artiste qu’on a en face de nous, connaître sa musique, et fusionner avec sa sensibilité.

En fait, comme tu photographies des artistes que tu connais, tu es déjà imprégnée de leur univers et ton défi est de le retranscrire en image. Tu suis même certains musiciens en studio, comme Fakear à Londres, que tu as immortalisé au Polaroïd. Tu ressens aussi ce besoin d’utiliser différents appareils photos, tel que tu l’as mentionné au début de l’interview, pour cerner et offrir un regard complet sur les artistes ?

Oui, absolument. J’utilise globalement trois appareils, selon la situation. Pour les concerts, je shoot avec un Canon EOS3 qui se rapproche d’un réflex numérique. Il me permet une grande rapidité d’exécution et surtout de planifier des modes de prise de vue en amont. J’ai ainsi une liberté totale pendant le concert. Quand je suis moins dans l’urgence, lors de séances portraits, j’utilise mon moyen format qui est totalement manuel. Ensuite, le Polaroïd me permet de réaliser mon projet mais aussi d’apporter une esthétique plus intime, plus instantanée. Le moment du studio pour un artiste est une véritable mise à nue de son art : on la travaille, la compose, la décompose. Il y a une certaine fragilité qui ouvre une brèche dans les défenses d’un artiste. J’ai beaucoup shooté Théo, alias Fakear, avec le Polaroïd pendant ce moment car c’est ce qui me semblait être le plus proche de lui, et de ce qu’il était à ce moment là. C’est souvent un moment où l’artiste baisse sa garde : mon vieux Polaroïd qui perd des morceaux de son boîtier n’impressionne guère, il fait même plutôt rire !

Fakear

« Mon vieux Polaroïd qui perd des morceaux de son boîtier n’impressionne guère, il fait même plutôt rire ! »

Sarah Yarmond

Puisque tu es en recherche constante dans la photographie, tu as certainement tes propres inspirations photographiques. Es-tu une fervente admiratrice de certains ou certaines photographes ?

Je suis une inconditionnelle admiratrice de Théo Gosselin depuis que j’ai douze ou treize ans. À l’époque, il diffusait encore ses photos sur Blogspot. Il y a une urgence de vivre dans ses photos qui me bouleverse. J’aime beaucoup Vicky Grout, qui travaille autant le Polaroïd que le moyen format. Dans ses photos, on ressent tout de suite la fascination qu’elle a pour ses modèles. Récemment, j’ai découvert le travail photographique de François Prost dont se dégage une forme d’absolue. Je suis aussi fascinée par le travail de Jim Marshall qui a beaucoup suivi Johnny Cash. C’est exactement le travail que j’aimerais faire, suivre un artiste en tournée.

Effectivement, quel privilège d’accéder aux coulisses d’une tournée ! Ça doit être une expérience humaine et artistique assez exceptionnelle. En attendant de réaliser ton rêve, aurais-tu un souvenir photographique particulier à nous partager ?

Je crois que c’est le concert de Feu! Chatterton à Dijon. Avoir la chance de photographier ton groupe préféré car il a repéré tes photos sur Instagram, c’est un sentiment incroyable. J’ai ressenti beaucoup de force en moi ce soir là, et je suis très fière de mes photos.

Et comment envisages-tu la suite de tes aventures ?

Aboutir mon projet photographique pour idéalement en sortir un zine (format auto-produit entre livre et magazine, NDLR). Partir en tournée un jour peut-être, j’espère ! Et retourner boire des bières en terrasse, un jour peut-être aussi ! (rires)


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