Des clips et des claps #2

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Rincez-vous les yeux et les oreilles avec notre sélection de clips de la semaine !

Chloe Moriondo – Favorite Band

Quel est le point commun entre Simple Plan, All Time Low, Paramore et Girlpool ? Tous ces groupes sont mentionnés dans le dernier clip de Chloe Moriondo, délicieusement nostalgique des années 2000 et de leur pop-punk en rose et noir. Certains membres vont même jusqu’à faire un caméo, qu’on vous laisse découvrir dans cette vidéo faussement DIY. L’usage d’un objectif fisheye pour la moitié des plans confère un aspect vintage à ce single. Extrait de Blood Bunny, le dernier album de l’artiste, ce dernier revient sur une fascination affirmée pour une esthétique aussi destroy que romantique, pour notre plus grand plaisir. Dans son monde idéal, Chloe Moriondo écoute Hayley Williams en câlinant des coqs et des serpents.


Tanya Tagaq – Tongues

Pour annoncer la sortie de son prochain album, la chanteuse de gorge inuite Tanya Tagaq a vu les choses en grand. À la faveur d’une vidéo animée par Driftnote, elle entraîne la caméra dans un paysage peuplé de visages titanesques à moitié enfoncés dans le sol, ne laissant dépasser que d’immenses langues sinueuses. Figure tutélaire de la musique expérimentale au Canada, l’artiste a donc fait le choix de l’illustration littérale, pour un résultat qui tease à merveille ce sixième LP à venir.


Dégage – Château Blanc

Les effets kaléidoscopiques de « Château Blanc » donnent au nouveau clip des décidément imprévisibles Dégage une sensation de simplicité et de nonchalance, une approche minimale du plaisir de l’interprétation instrumentale et vocale. Pourtant, lorsque l’on se focalise sur les paroles de ce conte acidulé et intime, on constate rapidement qu’il est une intense descente de trip sentimental, de rêves en décalage avec ce que la passion peut vouloir dire au premier venu. Sans repère temporel, tant dans son texte qu’au fil de sa mise en scène, « Château Blanc » se mue rapidement en voyage méditatif où le temps n’a plus aucune importance, où l’histoire et les légendes se bousculent et s’unissent d’une seule et même voix.


Sweet Gum Tree – A Bright Interval

Cela faisait longtemps que les résonances folk et la permanence onirique de sons orientaux ne s’étaient pas conjuguées afin d’initier un voyage humaniste fort et entraînant. « A Bright Interval » fait de la simplicité de ses intentions un acte unificateur d’une beauté douce et légère, rayonnant, par l’intermédiaire de son personnage principal, au fil des décors et des êtres qu’il croise. Cette pause sur le fil temporel de la vie de chacun, sur le destin et ses accidents, fait un bien fou : les animations de Salomeja Marcauskaite motivent le pas, traversent les frontières sans imposer de lieux trop symboliques et pouvant dénaturer la place de l’individu dans les communautés qu’il côtoie. D’une parade solitaire, Sweet Gum Tree fait germer la paix de l’esprit et du corps, l’assimilation des cultures et la réconciliation de voix divisées.


Wet Leg – Wet Dream

Deuxième single pour le groupe déjanté britannique, et deuxième tube. On avait dansé sur leur titre « Chaise Longue » pendant tout l’été, et c’est le cas là aussi. Complètement barré, le clip met en scène le duo dans un costume de homard, dans une vidéo surréaliste, à mi chemin entre La petite maison dans la prairie et Le monde de Némo. Perché, mais efficace !


Adèle & Robin – Je te vois partout

Autre duo, autre univers musical. Les Grenoblois d’Adèle & Robin ont dévoilé leur second single, tiré de leur premier EP à sortir d’ici à la fin de l’année. La première réalisation studio des  nouveaux venus de la pop française s’annonce pleine de promesses. Tourné en Grèce avec Julien Peultier, les images de ce second titre capturent remarquablement bien l’absence et ses effets sur l’esprit.