Crossroads Festival 2021 : nos 6 coups de cœur

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Après une édition 2020 survoltée mais virtuelle, le festival européen de découvertes musicales revient à Roubaix du 7 au 10 septembre pour rafraîchir vos tympans ! Histoire de vous faire patienter, on a décidé de vous parler de nos pépites, des artistes de tous les styles et de tous horizons, bien déterminé·es à vous faire tantôt planer, tantôt taper du pied. Vive la Répu… vive le Crossroads !


Eesah Yasuke, du rap ciselé

Contemporaine de Sampa The Great, Little Simz ou Pa Salieu, Eesah Yasuke signe des morceaux prometteurs, certes plus francophones que ses acolytes d’Outre-Manche. Si elle rappe plus souvent qu’elle ne chante, la musicienne lilloise laisse transparaître son amour pour les mélodies entre sa voix modulée et ses compositions, DIY elles aussi. Un talent aux nombreuses facettes, marqué par des textes maîtrisés et parfaitement ajustés aux productions qui les enveloppent. Souvent, le flow d’Eesah Yasuke passe à la vitesse supérieure, comme pour s’envoler avant de se poser en douceur dans des mares de brume. À ne pas manquer si vous passez par Roubaix !


SPARKLING, trois lutins rockeurs

C’est l’histoire de trois frères. Enfin, de deux frères (Leon et Levin Krasel) + un copain à la basse (Luca Schüten). Ce beau monde s’est réuni à Cologne autour d’un amour commun pour le rock. Mais SPARKLING, c’est aussi un sens de la légèreté, une ambiance guillerette qui transpire par tous les pores de leurs morceaux parfois multilingues. Déjà vus dans les colonnes de Rolling Stone ou de ZEITmagazin et adoubés par le producteur Digitalism, qui leur a offert un remix, les joyeux drilles font trembler les murs des clubs européens, de Londres à Paris en passant par Bruxelles. Les voir en concert, c’est la promesse de belles suées !


Ladaniva, une plongée multiculturelle

Reggae, maloya, musique traditionnelle des Balkans, d’Afrique de l’Ouest ou du Maghreb… toutes les influences se croisent dans la musique de Ladaniva, un projet franco-arménien mené par la chanteuse Jacqueline Baghdasaryan et le musicien Louis Thomas. Le résultat ? Des morceaux très riches et poétiques aux mélodies parfois enlevées, qui ont séduit plusieurs artistes de la nouvelle scène pop francophone, comme Voyou. Au fil des sons, l’oud se mêle à la guitare et même à des accents trap pour accompagner des paroles en plusieurs langues. On vous le promet, vous avez hâte que Ladaniva vienne papillonner à vos oreilles sur la scène du Crossroads !


Szklane Oczy, un peu de poivre sur votre punk ?

Quels sont ces riffs qui vous chatouillent les tympans depuis la ville polonaise de Katowice ? Probablement ceux de Szklane Oczy, un trio de punk rock énergique, éraillé et railleur, à l’origine de morceaux entraînants et gentiment énervés. Avec Agnieszka Noga à la basse et Ola Noga à la batterie, le groupe produit un son largement pogo-friendly, camouflé derrière la voix fluette d’Ania Grąbczewska, aussi à la guitare. Bien sûr les chansons prennent parfois des accents sombres, mais dans l’ensemble, Szklane Oczy rime avec foules et défoules ! Ce n’est pas un hasard si, dans le clip de « Łzy », elles foutent le boxon sur un stade…


Thérèse, de la pop lookée

En alliant le rap et la chanson, Thérèse fait pleinement partie de la même veine pop francophone aux productions sophistiquées que Suzane ou encore Joanna. On l’a entendue agacée dans « Chinoise ? », contre le racisme anti-asiatique qui sévit en Occident, on la retrouve en clubbeuse dans « T.O.X.I.C. », où elle troque le français pour l’anglais dans des textes maîtrisés : Thérèse est de toutes les fêtes et elle le revendique. Même la mode ne fait pas exception, comme la chanteuse le clame souvent, entre deux allers-retours Lille-Paris. Portée par des beats sans merci et par un sens de l’activisme contemporain, la musique de Thérèse se prépare à vous faire danser sans relâche.


Francis of Delirium, du rock au Luxembourg

Fleuron de la scène indie rock luxembourgeoise, le groupe Francis of Delirium vous attend à Roubaix pour vous offrir ses titres les plus déchaînés. Mi-rugueuse, mi-aérienne, la musique de Jana Bahrich et de Chris Hewett enjambe l’océan Atlantique et ne s’embarrasse pas de faux-semblants. C’est en mêlant adroitement le grunge à des inspirations folk que ce duo réussit à s’insérer dans le renouveau du genre en Europe, au gré de paroles introspectives. Le Delirium est au cœur de l’ambition de Francis, dont le lien avec le public est une priorité absolue, comme vous aurez l’occasion de le constater !