Dans une galaxie lointaine, très lointaine…

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En seulement quatre singles, Ārty Cøøper est parvenu à créer un univers laissant apparaître aussi bien ses influences électro et pop que sa propre écriture. De grandes ambitions se concrétisant grâce à une humilité qui risque bel et bien de le mener aux confins de notre système solaire, voire au-delà...

« World », « Hypernova », « Orion », « Time »… L’espace, la fascination qu’il procure, ses mystères et astres inexplorés, tous ces éléments que l’on retrouve à l’écoute de la musique d’ Ārty Cøøper. Pourtant, il est loin d’être évident d’inspirer à l’auditeur cette sensation épidermique de flotter dans le vide, de contempler en silence les étoiles qui nous entourent, les planètes lointaines demeurant alors à portée de main. Un défi de taille, mais que l’artiste est parvenu à relever en seulement quatre pistes. Quatre chapitres de son atlas en devenir, convergeant vers l’essence de son inspiration.

« World » avait d’ores et déjà semé le doute dans nos esprits ; en quelques secondes, la musique évoluait, prenait vie et, surtout grandissait sans que l’on puisse soupçonner ce à quoi elle allait ressembler. Entre loops mélodiques et samples vocaux, les rythmes venaient épouser les formes de ses sources vitales, quittaient la piste de danse pour s’élever en apesanteur et ne plus jamais toucher terre. Céleste et cinématographique, l’instrumentation se faisait aventureuse, insatisfaite des limites de l’électronique. On apercevait au loin, à travers la nuit, une forme indescriptible en mouvement, naissant au-delà des ténèbres. Elle allait s’épanouir grâce à « Hypernova », sublime message extraterrestre nous emplissant d’espoir et invitant ses paroles à transmettre leur intelligence sidérale, leur fascinante modernité. Se substituant au chant sans être réduites à un rôle de substitution, elles inscrivaient, sur une plaque métallique appelée à traverser le plus grand nombre de systèmes et de trous noirs, un langage compréhensible par tous.

Plus nostalgique et tourné vers le passé, « Orion » marquera, au premier jour d’une nouvelle ère, une étape nécessaire dans le parcours d’ Ārty Cøøper. Revenant à ses origines, le vaisseau sera dorénavant impossible à arrêter, son pilote ayant purement et simplement rayé la frontière entre l’espace et le temps. Le voyageur a trouvé le sens de sa quête et continuera, coûte que coûte, à se réapproprier ce qui l’aura mené aux confins du monde connu. Il sera le seul à pouvoir comprendre et survivre, et à nous raconter ses expériences par partitions interposées. Au creux du tumulte, « Time », solennel et vivace, devient aujourd’hui organique et offre au chant le terreau vital qui lui permettra de faire grandir ses cellules. La chanson se déploie, communique avec nous, trace les contours d’un satellite qui nous frôle mais dont on ne pourra jamais oublier ni annihiler les effets. Une sève forte, délicieuse et caressante.

L’expédition est loin d’être terminée, mais elle est d’ores et déjà palpitante. Levons les yeux vers la voie lactée et guettons le retour d’Ārty Cøøper ; sans doute là où on ne l’attend pas…


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