Trouver refuge chez Arlo Parks avec Collapsed in Sunbeams

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Arlo Parks est sur tous les magazines musicaux depuis le 29 janvier dernier. Une ascension vertigineuse quand on se remémore – non sans émotion – son premier concert confidentiel en tant que tête d’affiche, à La Boule Noire en février dernier (Aaaah, le monde d’avant). Il y a des artistes dont l’univers nous aspire, tout entier, dès la première écoute. Arlo Parks est de ceux-là. Autant au travers de son album que de par sa présence sur scène. 

Arlo Parks a un talent pour l’écriture poétique hors du commun, certes. Il suffit de prêter une oreille à ses poèmes spontanés dans les lieux où elle se produisait avant la crise pour s’en persuader. C’est toutefois sa capacité à évoquer si joliment les difficultés quotidiennes de notre génération qui fait résonner fortement ses chansons en nous. 

Et puis, il y a ces lignes instrumentales. Riches des influences variées et colorées tenues de l’héritage musical familial rencontrant les tendances modernes, elles sont irrésistibles et emportent l’auditeur avec une facilité déconcertante. Comme ses artistes contemporains, la jeune musicienne brouille les limites des genres. Si on rapproche souvent sa musique à la nouvelle génération de la soul, on y retrouve autant du hip hop, du jazz, du rap que des éléments de rock. 

A chaque nouveau morceau, on se retrouve dans une bulle protégée et réconfortante, porté par la voix de velours d’Arlo Parks. C’est une constante pendant l’écoute de l’album. Les chansons défilent et apportent quelques nuances aux atmosphères : plus pressante sur “For Violet”, plus groovy sur “Bluish” ou jazzy sur “Hope”. L’album s’étire dans un univers cotonneux bien agréable, mais parfois un peu monotone. 

C’est là la seule chose que l’on pourrait reprocher à ce tout premier essai long format en studio : entre les singles déjà sortis depuis presque un an et les 12 titres, on se laisse porter -agréablement, certes- mais sans être vraiment surpris par l’enchaînement des morceaux. Jusqu’à regretter l’absence de relief. La présence de chansons qui tournent en boucle sur nos playlists depuis leur sortie courant 2020 est également perturbante : il faut remettre ces titres en perspective au sein de l’album, quand ils ont été consommés comme singles pendant plusieurs mois. Un exercice qui prend un peu de temps, nécessaire pour appréhender l’album dans son intégrité. 

En plein milieu d’un contexte pandémique parfois trop anxiogène, “Collapsed in Sunbeams” est devenu l’Album refuge (oui, oui, avec un grand A) de ces dernières semaines. Il vient ainsi confirmer tout le talent de compositrice et d’écrivaine que l’on perçoit depuis plusieurs mois (années ?) chez Arlo Parks. On y devine également de nombreuses autres facettes musicales en devenir, promesses d’un avenir radieux entre soul, rock, poésie et hip hop.

Collapsed in Sunbeams d‘ Arlo Parks sorti le 29 janvier.


Écoutez Collapsed in Sunbeams ici !

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