Généalogie d’une émotion

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Anastasia Minster nous offre « Father », peu de temps après son sublime « Solaris » ; un titre à l’atmosphère différente, en écho avec nos souvenirs, nos sentiments, notre patrimoine et ses marques indélébiles sur l’art et la créativité.

crédit : Michael Haley

La volonté d’Anastasia Minster franchit une nouvelle étape grâce à « Father ». Ici, la musicienne invite les cordes et synthés de Steve Jansen, y cherche un support pour chanter, du plus profond de son cœur, la filiation, ses joies, ses souffrances. La mélodie vocale, ardente, erre entre les pierres grises et les landes solitaires de la mémoire, à la recherche d’un sens, d’une définition qui ne trouvera jamais d’autre réponse que celle que nous lui accorderons, après avoir écouté ce poème musical et lyrique, encore et encore. Tandis que piano et nappes instrumentales doucement, enlaçant une ligne de basse profonde et souple, Anastasia Minster inspire, expire et étreint ses mots, qu’elle analyse grâce à la thérapie unique de la composition.

Sans jamais se laisser emporter par la tragédie, elle ose se confronter à ce qu’elle a été, aux cicatrices et aux doutes qu’elle a traversés dans le passé. Elle demande, en toute humilité, évitant plus que tout de conclure de façon inutile ou déplacée. Et ouvre ainsi la porte à l’auditeur, celle de son esprit, de sa personnalité. En une caresse, en un geste de confiance, Anastasia Minster a tendu la main, celle-là même qu’elle essaie de reconnaître, vers nos consciences. Nous ne pouvons que la saisir, et marcher ensemble.


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