Amour, gloire et potée

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Les téléspectateurs de France Panavision ont enfin eu toutes les réponses qu’ils attendaient grâce au 14 597e épisode de Plus vieille la bile diffusé hier soir en prime time. Tout ce qui nous avait tenus en haleine depuis le début du show, le 30 février 1989 (année trissextile, ceci explique cela), nous a explosé au visage lors de cette heure et demie palpitante et riche en émotions fortes. On vous résume, du mieux possible, les tenants et aboutissants d’une intrigue qui, on le sait déjà, n’a pas fini de nous étonner dans les décennies à venir.

C’était une évidence qui nous pendait à l’appendice nasal depuis trente ans : Derek et Josiane étaient faits l’un pour l’autre. Mais qui aurait pu imaginer les conséquences de leur intense baiser hier soir, du moins celles n’ayant rien à voir avec la perte de leurs dentiers respectifs suite à cette fougueuse étreinte ? C’était sans compter sur Roger et Maxwell, cachés dans l’obscurité à quelques mètres de là et regardant le couple en mijotant leur future vengeance, dont ils avaient révélé les rouages à Cathy et Germaine, elles-mêmes sous la coupe autoritaire d’Antonin et Piotr. Piotr qui, pour séduire Imelda, n’avait eu d’autre choix que de glisser dans son cocktail, il y a de cela 530 épisodes, une dose puissante de MDMA, dont les effets ont commencé à se faire sentir sur la jeune femme dans les premières minutes de celui d’hier. Que va-t-il arriver à Imelda ? Et que pourront faire Sonia et Bertille pour la sauver ?

« Micheline et Rodrigo montaient la garde afin de protéger le petit Gustave, qui attendait sa mère deux étages plus haut en compagnie de Thérèse, elle-même sur le point d’accoucher de l’enfant illégitime de Claude. Mais était-ce vraiment son enfant, à lui ? »

Dans un autre quartier de la ville tentaculaire, l’inspecteur Josacien faisait passer un mauvais quart d’heure à Huguenot en salle d’interrogatoire. Pour obtenir ses confessions écrites, il avait dû faire appel au pouvoir de conviction de Philibert, tandis que celui-ci était en pleine perquisition chez William Arnouf, le célèbre trafiquant d’oeuvres d’art. Changeant son fusil d’épaule malgré une tendinite tenace, Philibert avait grillé tous les feux rouges afin d’arriver dès que possible au poste de police, à environ une cinquantaine de mètres de la garçonnière d’Arnouf. Dès lors, les noms étaient tombés comme des couperets : Augustin, Michèle, Frodon et Aragorn étaient eux aussi dans le coup. Plus aucun doute n’était possible, tout devenait clair.

Cependant, Derek et Josiane n’avaient pas non plus remarqué, dans un buisson que l’obscurité dissimulait, que Micheline et Rodrigo montaient la garde afin de protéger le petit Gustave, qui attendait sa mère deux étages plus haut en compagnie de Thérèse, elle-même sur le point d’accoucher de l’enfant illégitime de Claude. Mais était-ce vraiment son enfant, à lui ? Et était-ce vraiment son enfant, à elle ?

Heureusement, Raymond veillait au grain depuis la terrasse de son bar, d’où il desservait les ultimes assiettes vides de la célèbre salade de langue maison qu’il avait cuisinée pour ses clients du jour – recette qui nous rappelle étrangement, maintenant qu’on y pense, le baiser de Derek et Josiane. Dès qu’il avait achevé d’ôter les couverts, il ne s’était plus rien passé, pour une fois. Mais alors, keudchi ! Ce qui, en soi, était déjà tout un programme. À suivre dès demain !

Plus vieille la bile, disponible depuis le 30 février 1989.