Allô le rock indé ? Episode 5 : Londres

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Cinquième et dernier épisode de la série Allô le rock indé, en Angleterre. Londres est un passage obligé pour les amoureux de rock indé. Il y a des milliers de raisons de s’y rendre, entre ses salles historiques et ses festivals mettant en avant petits (Camden Rocks) et gros groupes de rock (le Community Festival, All Points East festival, ou encore le BST Hyde Park Festival). Focus sur trois découvertes londoniennes -pas si inconnues- qui valent le détour.

Crédits photo : Theo McInnes (Bad Nerves), Emma Swann (King Nun)

Bad Nerves

Ils avaient foutu un joyeux bordel au Périscope (salle lyonnaise) lors de la première édition de La Messe de Minuit en 2019. Depuis, le quatuor de garage-punk londoniens a continué son chemin. De nouveaux singles sont venus s’ajouter aux 3 seuls titres présents sur la toile depuis 2018, jusqu’à la sortie de leur premier enregistrement fin 2020. Un concentré d’énergie live garage, qui sent bon la sueur et la bière balancée dans un pogo. Leur premier album est sorti au meilleur moment : fin novembre, lorsqu’on est le plus en manque de cette promiscuité consentie lors des ambiances les plus folles dans une toute petite salle. Quand est-ce qu’on y retourne ? 


King Nun 

Signés chez Dirty Hits avant leur 20 ans, portés aux nues par l’ex Tour Manager de Muse, Glen Rowe, la bande de King Nun n’était pas passée inaperçue à leurs débuts médiatiques en 2018 sur la scène punk. Depuis la sortie de leur premier disque MASS, emprunt de l’énergie du punk et de la musicalité du rock anglais  -un coup de cœur de notre année 2019-, les londoniens sont plutôt discrets. Mais le souvenir brûlant de leurs passages dans les salles parisiennes (on parie que la scène du Supersonic s’en souvient encore) est resté gravé dans nos mémoires. Impossible donc de faire l’impasse sur eux quand on évoque la scène londonienne. 


Talk Show

Leur EP, These People, est sans conteste l’un des meilleurs de la scène indé anglaise de 2020. Groupe encore méconnu de notre côté de la Manche, ils nous avaient époustouflés par leur mariage efficace du post-punk seventies avec la new waves eighties. Un Élément marquant de leur première sortie studio était sans conteste l’harmonie. Une ambiance sombre et une voix entre le chant et la revendication criée cohabitent avec des mélodies claires et brillantes à la guitare, le tout sur un rythme dansant. Le quatuor appartient bien à la vague des Shame, Do Nothing et autre Sports Team tout mais se distingue par sa musicalité exceptionnelle.