Allô le rock indé ? Épisode 3 : Birmingham

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Pour ce troisième épisode, direction Birmingham. Si la ville britannique a récemment gagné en popularité grâce à la série Peaky Blinders (et sa magnifique BO), elle s’est aussi illustrée par l’avènement d’autres noms bien connus du heavy metal et du rock britannique : Ozzy Osbourne, Black Sabbath, Judas Priest ou encore Duran Duran. Plus récemment, trois groupes ont attiré notre attention. Zoom sur Peace, The Clause et Chartreuse.

Crédits : Peace / The Clause / Connor Schofield pour Chartreuse

Peace

Entre son EP Delicious et le premier album In Love, Peace avait marqué tous les médias nationaux britanniques entre 2012 et 2013. Le rock indé du groupe avait alors attiré les comparaisons flatteuses : de Foals, à Vampire Weekend en passant par Wu Lyf. Le deuxième album Happy People avait confirmé le potentiel entrevu et renforcé leur position de groupe de rock indé montant en pleine bourre. Finalement, après trois ans d’attente pour voir sortir leur troisième album, Kindness is The New Rock And Roll sur leur propre label, on commençait à entrevoir la fin d’une dynamique. Tournée restreinte – sans passage par la France – pour accompagner sa sortie, moins d’engouement, le résultat était cruel pour un enregistrement tout aussi qualitatif. Depuis 2018, c’est le silence quasi complet du côté de Worcester. On espère ardemment le retour d’un groupe qui nous a fourni plus d’un single, toujours aussi présents dans nos playlists. Si vous ne les connaissiez pas, il est temps d’y remédier !


The Clause

Changement radical de style avec le rock groovy de The Clause. Le jeune quatuor tire son inspiration de références britanniques très variées, des Courteeners à Kasabian en passant par Oasis, pour délivrer quelques premiers singles percutants. Leur tout premier passage à Paris, grâce à New Scene Production, a été la parfaite occasion de constater qu’ils sont encore plus efficaces sur scène. On a adoré danser sur In My Element, et on a hâte de voir ce que la suite va donner. Affaire à suivre, donc.


Chartreuse

Quand on habite à Grenoble et qu’on tombe sur un groupe de Birmingham nommé Chartreuse, on est forcément intrigué. Finalement rien à voir directement avec le massif montagneux, ni la boisson, l’inspiration de leur nom vient de la couleur entre le jaune et le vert, certes inspirée de notre liqueur régionale. La pop/rock ambiante et nostalgique proposée par le quatuor est élégante et appelle au voyage. Leur récent EP Keep Checking Up On Me est un doux recueil de 5 ballades, aussi poétiques réconfortantes. que La soundtrack parfaite d’une après-midi d’hiver posée au coin du feu.