[EN EXCLU] « Moi la nuit » : Achille au Cœur Léger défie l’obscurité

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Partagé entre le regret, la résignation et une forme d’humour décalé mais humainement juste, « Moi la nuit » nous invite à contempler les rêves déchus et illusions perdues d’Achille au Cœur Léger. Un plan-séquence idéal pour accompagner une chanson dont la sobriété n’a que plus d’impact sur le spectateur.

Le casque tombe. La protection mentale ultime sera ôtée en quelques secondes, échangée contre des affirmations et des évidences. « Moi la nuit » peut commencer par son propre titre. Dès lors, toute l’action passera à travers les pancartes tenues par Achille au Cœur Léger, mais également par les attitudes de son corps et de son visage. Une prise de distance trompeuse, car amplifiant l’ironique constat de l’âge, de l’amenuisement incisif du pouvoir de séduction et de la complaisance dans une forme d’existence désabusée et d’un classicisme presque désespérant. Cependant, « Moi la nuit » fait voler en éclats ces affirmations, d’une part du fait de son contexte géographique (les rails déserts, en plein jour) et, d’autre part, grâce à l’amusement que l’on peut lire sur le visage de l’interprète.

Seconde partie. Tout change devant nos yeux. La rencontre, avec le public bien sûr mais, plus que tout, avec une âme aussi frêle et prête à tout que celle de notre anti-héros, inverse les tendances précédemment exposées. Dévastant en quelques secondes la passivité et la mort des idéaux, Achille au Cœur Léger nous guide vers une danse synonyme de renaissance, de ras-le-bol d’exemples sociaux périmés et inutiles. En trois minutes, la beauté de l’esprit et de l’intention resplendit, sans avoir besoin de quelconques artifices. Et nous de nous sentir libres, heureux, emplis d’espérance.


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